ELECTRONIQUEAPEM SE DONNE DES AMBITIONS MONDIALESLe numéro3 mondial de l'interrupteur miniature professionnel change de nom, arrive sur le second marché et vise les marchés asiatiques.

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APEM SE DONNE DES AMBITIONS MONDIALES

Le numéro3 mondial de l'interrupteur miniature professionnel change de nom, arrive sur le second marché et vise les marchés asiatiques.



Connu jusqu'en décembre dernier sous le nom de Mors Composants, Apem, numéro 3 mondial et leader européen de l'interrupteur miniature professionnel, place aujourd'hui 24% de son capital sur le second marché. Une démarche qui constitue l'aboutissement d'un long effort de repositionnement. Depuis le début des années 90, la stratégie de la société a été remise à plat, avec, notamment, la cession de l'activité d'interrup-teurs grand public, acquise dans un souci de diversification quelques années auparavant, et l'achat simultané d'American Switch Corporation aux Etats-Unis, qui lui fournit le ticket d'entrée indispensable pour ce marché. Elle entreprend parallèlement d'améliorer ses résultats. En 1992, le chiffre d'affaires est de 166 millions de francs, les pertes de 3 millions. L'année 1993 voit un recul du chiffre d'affaires à 157 millions, et le résultat net plonger à -6 millions. 1994 est l'année du retour à la croissance et aux bénéfices, avec 199millions et un résultat de 17millions. Les prévisions pour l'année en cours tablent sur un chiffre d'affaires compris entre 206 et 212millions, et un résultat de 22 à 26millions. Etre numéro 3 mondial dans le domaine des interrupteurs miniatures ne paraît guère satisfaire Georges Ranson, P-DG d'Apem. "Avec les autres entreprises du secteur, les américains C&K et Augat et le japonais NKK, nous sommes dans un mouchoir de poche." Et, même si la société réalise déjà 65% de son chiffre d'affaires à l'étranger, il compte avant tout sur l'exportation pour asseoir sa croissance. Le rachat d'American Switch en 1991, devenu Apem Components, a été la première étape. La société réalise aujourd'hui 30millions de francs de ventes aux Etats-Unis, contre 10millions seulement il y a trois ans. La seconde étape est le marché asiatique. Pour ce faire, fidèle à une stratégie éprouvée, il n'exclut pas de racheter une société du cru. A l'horizon 2000, le chiffre d'affaires généré en Extrême-Orient (hors Japon) devrait être de 50millions de francs. "Nos grands clients délocalisent vers ces régions, commente Georges Ranson. A moyen terme, ils achèteront sur place. De plus, les sociétés locales, qui exportent vers l'Europe et les Etats-Unis, ont besoin que leurs produits soient conformes aux différentes législations." Mais pas question pour la société du Tarn-et-Garonne de fabriquer hors de son centre de production français ou de sa filiale tunisienne. "C'est une tradition chez nous: plus le produit est bon marché, plus il est important de maîtriser la technologie et les moyens de produc-tion", explique Georges Ranson. Les pièces primaires sont intégrées en interne, même si l'assemblage se fait au plus près du lieu de consommation, aux Etats-Unis, par exemple. Non content de maîtriser la fabrication, Apem sait se donner les moyens de ses ambitions. Son département de CAO-DAO est fort de 18personnes (sur 600 salariés) et l'entreprise consacre 7 à 8% de son chiffre d'affaires à la recherche et au développement. Un des objectifs à court terme est de pousser la miniaturisation des interrupteurs en passant en technologie CMS (composants montés en surface). Cela lui permettra de compléter sa gamme dès cette année et d'investir des marchés émergents, notamment les télécommunications, où le besoin de place est crucial. Jean-Pierre VERNAY





USINE NOUVELLE N°2496

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