Electronique

Electronique : Intel déprime, pas les taiwanais. Volkswagen trouve des milliards pas chers. Tyco s'enfonce. Electrabel va entrer dans la CNR. Succession chez Swatch. Les biotechs ne font plus recette...

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Tout le monde ne déprime pas dans l'électronique. Si les révisions à la baisse d'Intel ont jeté un froid sur les technologies de l'information (et sur l'action Intel, qui s'est effondré en Bourse vendredi dernier), les électroniciens taiwanais sont sur un nuage, affirment Les Echos. Les deux plus grands sous-traitants mondiaux dans les semiconducteurs, TSMC et UMC, indiquent qu'ils vont embaucher 6500 personnes cette année pour faire face à la demande.

Les ventes des deux taiwanais sont en forte progression. Ils profitent de la baisse des investissements des électroniciens américains, qui dans la situation actuelle préfèrent sous-traiter. Les taiwanais, eux, sont contraints de continuer à investir massivement, pour garder leur avance technologique face aux pays émergents, comme la Chine continentale, qui visent eux aussi le marché de la sous-traitance, rappellent Les Echos..

Pharmacie : Aventis présentera avant l'été la nouvelle mouture du plan de restructuration de ses 5 sites parisiens de R&D. Le groupe a été condamné par la justice à mettre en place un plan social à Romainville. Un dossier en panne depuis deux ans, rappelle La Tribune, après l'échec de la vente du site de Romainville à DuPont ou Pierre Fabre.

Volkswagen veut un prêt à faible taux de 15 milliards d'euros, et devrait l'obtenir sans difficultés. Comme quoi, souligne le Financial Times, les entreprises de qualité arrivent toujours à récolter de fortes sommes à bas prix. Le constructeur automobile a affirmé aux banques qui acceptaient de participer au prêt qu'elles seraient favorisées dans de prochaines opérations. Parmi les entreprises qui ont, ou vont contracter des prêts intéressants, le FT cite Siemens (3 milliards d'euros) et Bayer (3,5 milliards d'euros).

Après l'affaire Enron, c'est peut-être un nouveau grand scandale industriel et financier qui se prépare : l'affaire Tyco prend de l'ampleur. Le conglomérat américain (électronique, matériel médical...) qui emploie 240.000 personnes, subit une véritable débâcle boursière : il a perdu 100 milliards de dollars de capitalisation depuis le début de l'année, précisent Les Echos. Son-P-DG déchu est poursuivi pour des fraudes fiscales et soupçonné de transactions personnelles litigieuses... qui risquent de mettre en cause d'autres dirigeants du groupe.

Energie : Electrabel, du groupe Suez, va acquérir la participation (11,4%) du département du Rhône dans la Compagnie Nationale du Rhône. La transaction n'aura lieu qu'en octobre, indiquent Les Echos, mais cette vente ouvre une brêche, et d'autres collectivités actionnaires (la Ville de Paris) ont déjà fait connaître leur volonté de céder leurs parts.

Tornos, le fabricant suisse de machines-outils, évite la faillite grâce à un apport financier d'un consortium de banques et fonds d'investissement, annoncent Les Echos. Tornos a perdu 30 millions de francs suisses l'année dernière, pour un chiffre d'affaires stable de 372 millions de francs suisses. Mais ses pertes se sont aggravées au 1er trimestre 2002.

La succession se précise chez Swatch : Nick Hayek, fils de Nicolas Hayek, fondateur de l'entreprise, succédera à son père le 1er janvier 2003. Il devra poursuivre le développement du réseau de distribution et soutenir le recentrage du groupe sur le luxe, indique La Tribune.

La filiale américaine de BAE Systems pourrait lancer une offre sur TRW, convoité par Nothrop Grumman, rapportent Les Echos, qui citent une information du Washington Post. L'OPA de Northrop Grumman a été rejetée par TRW.

Les biotechnologies ne font plus recette. Selon une étude de Ernst & Young, les entreprises de biotechs ont levé 208 millions de dollars aux Etats-Unis l'année dernière, contre 3 milliards de dollars l'année précédente. Une consolidation du secteur est inévitable, affirme le rapport de E&Y, et les entreprises créées pour développer une technologie (bases de données, screening des gènes...) devront étendre leurs activités vers un domaine plus parlant pour les investisseurs, à savoir le développement de nouveaux médicaments. C'est dans le Financial Times.

A demain !

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