Electronica : la crise des semiconducteurs ne touche pas tous les acteurs

Le salon Electronica ouvre ses portes avec une situation fortement contrastée sur le marché des semiconducteurs. Alors que beaucoup d’acteurs souffrent de la crise qui frappe le secteur, certains acteurs s’en sortent bien, voire très bien.

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Electronica : la crise des semiconducteurs ne touche pas tous les acteurs

Après une croissance de 1,9% en 2011, le marché mondial des semiconducteurs devrait, selon le cabinet IC Insights, terminer l’année 2012 avec un recul de 2% pour s’établir à 306 milliards de dollars. C’est dans ce contexte qu’Electronica, le grand salon des composants et sous-systèmes électroniques, ouvre ses portes aujourd’hui, mardi 13 novembre jusqu’au 16 novembre 2012 à Munich, en Allemagne.

Sur le premier semestre 2012, AMD enregistre une baisse de 17% de son chiffre d’affaires, la plus forte selon IC Insights parmi les 20 leaders du secteurs. Victime d’une perte de 131 millions de dollars sur le troisième trimestre 2012, contre un bénéfice de 138 millions de dollars un an plus tôt, le challenger d’Intel dans les microprocesseurs encaisse le déclin des ventes de PC qui, selon Gartner, a atteint 9% en volume sur le dernier trimestre 2012. Pour se renflouer, il a mis en place un plan d’économie de 210 millions de dollars d’ici 2013, avec la suppression d’environ 1 800 emplois, soit 15% de ses effectifs. Et plus question de se cantonner aux microprocesseurs à architecture X86. L’heure est la diversification dans les processeurs à cœur ARM qui animent aujourd’hui la plupart des tablettes et smartphones. Ainsi AMD espère compenser le recul des PC par le développement dans les terminaux mobiles.

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Le plongeon des ventes touche aussi Freescale (-14%), STMicroelectronics (-13%), Toshiba (-13%), Infineon (-11%), Samsung (-9%), Renesas (-8%) ou encore Texas Instruments (-6%). Sur le troisième trimestre 2012, STMicroelectronics a creusé ses pertes à 478 millions de dollars, contre un bénéfice de 71 millions de dollars un an auparavant. Plombé par ses circuits numériques et ST-Ericsson, sa coentreprise avec Ericsson dans les puces pour terminaux mobiles, le groupe franco-italien des semiconducteurs est contraint de mettre en place un plan d’économies de 150 millions de dollars, avec la suppression de 500 postes, hors Europe. Une solution plus radicale, avec la mise en vente de ST-Ericsson, pourrait être annoncée dans le plan stratégique prévu en décembre 2012.

Mais tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. D’autres acteurs affichent des résultats pour le moins insolents. C’est le cas de Qualcomm, Broadcom ou Nvidia, trois acteurs "fabless" qui bénéficient à fond de l’explosion du marché des tablettes. Sur le premier semestre 2012, ils affichent une croissance respective de 30%, 8% et 9%. Il en va de même pour les deux plus grands fondeurs de circuits intégrés dans le monde, le taiwanais TSMC et l’américain GlobalFoundries, qui bénéficient d’un bond respectif de 17% et 31%.

Il y a aussi des créneaux qui échappent à la crise comme les LED de puissance, les écrans Oled ou encore les composants discrets de puissance. Les innovations dans ces domaines seront au rendez-vous à Electronica.

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