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Electronic Arts convoite Ubisoft

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Entré à hauteur de 19,9 % dans le capital d'Ubisoft, le numéro 1 mondial des jeux vidéos cherche à mettre la main sur un des fleurons français du secteur.

Tristes fêtes de fin d'année pour Ubisoft. Le 20 décembre, l'éditeur français de jeux vidéos a créé la surprise, en annonçant l'arrivée de l'américain Electronic Arts dans son capital. Le numéro 1mondial des jeux vidéos a acquis 19,9 % des actions d'Ubisoft. Une opération considérée comme « hostile » par les fondateurs de la société, la famille Guillemot.

Pour la plupart des investisseurs, cette prise de participation n'est probablement qu'une première étape avant un rachat global. Avec près de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 2,5 milliards de dollars de trésorerie, la société américaine a en effet les moyens d'aller plus loin. « Plusieurs approches sont possibles. Electronic Arts peut lancer une OPA rapidement ou bien attendre un faux pas d'Ubisoft », estime un analyste financier. De fait, 2005 sera probablement une année difficile dans les jeux vidéos. Les ventes devraient ralentir avant l'arrivée, en 2006, de la prochaine génération de consoles.

Entre-temps, Ubisoft pourrait constituer une belle opportunité. Pesant environ 500 millions d'euros, l'entreprise est présente sur toutes les consoles existantes. Avec des succès comme Myst, Prince of Persia ou Splinter Cell, elle possède un catalogue de jeux attractif, qui serait tout à fait complémentaire de celui d'Electronic Arts, centré autour du sport. Enfin, Ubisoft est réputé pour la qualité de ses studios de production, présents en France, aux Etats-Unis mais aussi en Chine, au Maroc et en Roumanie. « La société s'est rapidement installée à l'étranger et elle possède une puissance de frappe intéressante au niveau éditorial », estime Laurent Michaud, analyste pour l'Institut de l'audiovisuel et des télécoms en Europe (Idate).

Dans ce contexte, Electronic Arts ne lésinera probablement pas sur les moyens pour mettre la main sur Ubisoft. Une perspective qui risque fort de limiter la marge de manoeuvre de la famille Guillemot, détentrice de 17,5 % du capital. Reste toutefois à voir comment réagira le Gouvernement. Celui-ci est présent au capital, via la Caisse des dépôts et consignations, avec 6 % des actions. Or Ubisoft fait travailler un très grand nombre de studios de développements en France. Et son rachat pourrait porter un rude coup à l'industrie du jeu vidéo dans l'Hexagone

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