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L'Usine Matières premières

"Elec-recyclage ouvrira une nouvelle usine de traitement de déchets à Kenitra en 2014"

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Publié le

Après avoir inauguré une unité de transformation de déchets industriels banals à Tanger, Elec-recyclage récidive six mois plus tard en annonçant début 2014, une deuxième unité à Kenitra. Entretien en exclusivité pour L’Usine Nouvelle avec John Milot son directeur général.

Elec-recyclage ouvrira une nouvelle usine de traitement de déchets à Kenitra en 2014 © elecrecyclage.com

Elec-recyclage est une PME française spécialiste en gestion de déchets industriels banals (DIB) et électroniques. Au Maroc son activité consiste dans le tri, la collecte, le conditionnement et la transformation de cartons, plastiques ou métaux. Après avoir inauguré une unité de traitement à Tanger l'an dernier son patron annonce le lancement début 2014, d'une nouvelle usine à Kenitra. 

L'Usine Nouvelle : Un semestre après l'ouverture de votre premier site marocain à Tanger, comment évolue votre activité ?

John Milot : Nous prévoyons sur l’année 2013 de traiter un volume de 15 000 à 18 000 tonnes au Maroc. Nous sommes quasiment à 1 000 tonnes par mois sur le premier semestre. Le second sera meilleur puisque nous aurons finalisé d’ici-là plus de contrats d'achats.

Vous aviez envisagé l'an dernier l'ouverture d'un deuxième site à Kenitra, où en est ce projet ?

Je confirme que nous projettons l'inauguration d'une nouvelle unité à Kenitra sur Atlantic free zone (AFZ) semblable à celle de Tanger début 2014. Nous en avons fait l'annonce le 29 mai, à l'occasion des opérations de sponsoring du Vendée Globe, la course autour du monde que nous menons avec notre partenaire et skipper Arnaud Boissières.

Elec-recyclage en 5 dates
2005 : Création Elec’Recyclage France
2008 : Création Elec’Recyclage Tunisie
2012 : Joint-venture avec Jumps USA
2012 : Inauguration unité de Tanger
2014 : Inauguration Unité de Kénitra
Quel est votre chiffre d'affaires au Maroc?

Nous sommes actuellement sur un rythme annualisé de 2,5 à 3 millions d’euros. C’est vraiment la première année car l’objectif sur ce site est d’arriver à 10 millions d’euros en 3 ans. Nous allons dupliquer à Kenitra ce que nous avons mis en place à Tanger dans la mesure où parmi les sociétés implantées à Kenitra chez qui nous sommes susceptibles de collecter les déchets beaucoup le sont déjà à Tanger.

La nouvelle unité nous permettra d’atteindre d’ici à 3 ans un chiffre d’affaires au Maroc de l’ordre de 10 à 12 millions d’euros. Si l'’unité de Kenitra doit être mise en route début 2014, nous n'avons pas encore de date précise car nous sommes en train de finaliser les achats et la construction ainsi que les formalités administratives.

Comment se répartit votre chiffre d'affaires par pays ?

Nous avons réalisé un total de 5,5 millions d'euros en 2012. Le montant généré en Tunisie a été de 2,5 millions d'euros. Le chiffre d'affaires réalisé au Maroc n'a été que de 1,5 million d'euros en 2012 comme celui réalisé en France d'ailleurs. Mais grâce à l'unité de Kenitra, le Maroc est appelé à devenir notre principal marché.

Après la Tunisie, pourquoi avoir choisi le Maroc, d'abord Tanger ensuite Kenitra ?

Nous avions déjà anticipé le choix du Maroc. Les événements de Tunisie en 2011 ont accéléré la procédure. Notre positionnement à Tanger est lié surtout à l’activité automobile implantée au nord du pays. Avec 7 000 m² de surface dont 2 300 m² couverts, nous avons la plus grande unité de traitement du nord du Maroc.

Notre investissement de 3 millions d’euros (35 millions de dirhams) a été financé sur fonds propres. Nous avons mis en place dans cette unité des process aux normes européennes respectant les certifications iso-9001 et 14001 pour répondre aux besoins de nos fournisseurs. Nous reproduisons au Maroc, notre expérience tunisienne en ajoutant en plus le broyage de palettes pour livrer l’usine Renault qui a pris des engagements pour chauffer ses usines sans utiliser d'énergie fossile et va avoir recours à cette biomasse.

Quelles sont les étapes de développement de votre entreprise ?

L’entreprise a été créée en France en 2005. Son objet était lié à la collecte, le recyclage et la valorisation de déchets issus de l’industrie électronique. Le premier changement s’est opéré en 2008 lorsque nous nous sommes installés à Tunis. Là-bas, nous avons accompagné les sociétés françaises qui s’étaient implantées sans avoir de solutions pour traiter leurs DIB.

Aujourd’hui, nous traitons les cartons, les plastiques, les métaux et l’électronique. On voit aujourd’hui au niveau des sociétés implantées en Tunisie et au Maroc une volonté d’intégrer dans leur démarche une dimension environnementale.

Quelle destination prend votre production ?

Toute notre production est exportée vers différents marchés. Nous avons une quarantaine de filières pour pouvoir exporter l’ensemble des produits que ce soit les papier-carton, les métaux ou les plastiques. En termes de volume, nos plus gros marchés se trouvent au Moyen Orient sur les produits à faible valeur comme les cartons ou les plastiques. Les produits à plus forte valeur ajoutée comme les métaux vont plutôt trouver preneur en Europe.

Qui sont vos fournisseurs de déchets ?

GMD et Valeo sont les plus importants.

Quels sont les effectifs dans votre unité de Tanger ?

Nous avons à Tanger une activité de tri sur table pour la séparation des plastiques qui mobilise 45 personnes.  L’effectif sera amené à évoluer au fur et à mesure du lancement de nouveaux sites. Nous prévoyons de porter l’effectif actuel à 75 personnes d’ici la fin de l’année.

Quelles sont les différentes phases d'un traitement de déchets ?

La première phase est celle de l'audit. Ensuite vient la caractérisation des déchets avant traitement et collecte. Enfin, le transport intervient en dernier.

Quelles sont vos principales contraintes ?

Elles sont essentiellement liées aux ressources humaines car nous peinons à trouver de la main-d’œuvre sur certains postes qualifiés. Nous n’avons pas de soucis pour trouver des opérateurs pour les manipulations de tri sur table. Sur les emplois plus techniques, nous avons du mal à trouver des compétences sur les métiers du plastique. Ceux qui existent sont déjà utilisés par les sociétés d'injection plastique sur place. Dans le domaine du recyclage, la seule façon d’avoir ce genre de profils est de former les gens.

 

Propos recueillis par Nasser Djama

 

 


 

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