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Quotidien des Usines

Des activistes anticapitalistes revendiquent l'incendie d'Eiffage à Grenoble

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L’incendie d’un entrepôt d’Eiffage à Saint-Martin-d’Hères (Isère), près de Grenoble, a été revendiqué par des membres se réclamant de la mouvance anticapitaliste. D’autres édifices dont un fablab ont été visés ces derniers mois par des actions violentes dans l’agglomération grenobloise.

Des activistes anticapitalistes revendiquent l'incendie d'Eiffage à Grenoble
L'incendie qui a détruit un entrepôt du groupe Eiffage a été revendiqué par des membres de la mouvance anticapitaliste.
© D.R.

Un entrepôt du groupe de travaux publics Eiffage a été partiellement détruit par un incendie criminel à Saint-Martin-d’Hères (Isère), près de Grenoble, dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 octobre. Le feu qui s’est déclaré peu avant 4 heures s’est rapidement propagé. Sept camions dont un rempli de goudron, quatre véhicules utilitaires et un chariot élévateur ont été détruits. Sur place, les enquêteurs ont relevé "au moins cinq départs de feu différents" ainsi que des effractions sur la porte d’entrée et sur le grillage qui entoure le site. Soixante-dix personnes ont été placées au chômage technique.

Dans une lettre publiée lundi 8 octobre en fin d’après-midi sur le site d’informations alternatives Indymedia.org, cet acte a été

revendiqué par des membres de la mouvance anticapitaliste qui le justifient en ces termes : "Si Eiffage est l’objet de notre haine et de notre action vengeresse, c’est aussi et surtout parce qu’elle fournit la structure matérielle nécessaire à l’industrie de la punition : centres de rétention et de détention, établissements pénitentiaires pour mineurs, maisons d’arrêt et centrales (… ). Cette entreprise occupe une place fondamentale dans notre société carcérale."

Une série d’incendies

Ce nouveau passage à l’acte s’inscrit dans une longue série d’actions violentes menées depuis le printemps 2017 dans l’agglomération grenobloise par des commandos libertaires et anticapitalistes: incendies de véhicules d’Enedis, incendies de deux casernes de gendarmerie à Meylan et Grenoble, incendie de la Casemate à Grenoble.

L’incendie volontaire du centre de culture scientifique grenoblois et de son fablab en novembre 2017 avait été revendiqué par des activistes hostiles "à la diffusion de la culture numérique". Depuis, la Casemate a pu poursuivre ses activités au sein du fablab de Schneider Electric, du Laboratoire ouvert de Grenoble (Logre). La ville, la métropole de Grenoble et la région ont voté des subventions pour permettre la réouverture de ce centre.

Grenoble est aussi le creuset d’un mouvement anti nanotechnologies, du collectif "Pièces et main d’œuvre" qui conteste le principe même de la recherche sur les nanotechnologies. En 2010, quelques-uns de ses membres avaient perturbé ou interrompu certaines réunions organisées dans le cadre du débat public national sur les nanotechnologies, notamment à Grenoble.

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