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L'Usine de l'Energie

Eiffage Métal se prépare à l'éolien offshore flottant

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Anticipant le lancement de projets commerciaux dans l'éolien offshore flottant en Méditerranée, l'usine Eiffage Métal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) adapte ses installations. Ses équipes s'investissent actuellement sur deux projets allemand et anglais.

Eiffage Métal se prépare à l'éolien offshore flottant
Site Eiffage Métal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
© J-C. Barla

Ni Arnaud de Villepin, directeur de la division Industries d'Eiffage Métal, ni Jean-Louis Chaumard, directeur opérationnel d'Eiffage Métal à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), ne dévoilent le montant des investissements nécessaires à la reconversion complète de l'usine provençale en site spécialisé dans l'éolien offshore flottant. A peine consentent-ils à dire que les études sont en cours et que certains des projets nécessaires pourraient se chiffrer à "plusieurs millions d'euros" à l'image du réaménagement des quais.

Mais dans les ateliers, l'entreprise travaille déjà sur la construction d'éléments métalliques destinés à des fondations d'éoliennes de trois fermes, deux au Royaume-Uni, Aberdeen Bay au large de l'Ecosse (100 MW) et Galopper au large de l'Angleterre (336 MW), une en Allemagne, Merkur (396 MW). Elle intervient en support de sa filiale belge Smulders. Pour la France, Eiffage Métal prévoit de participer à la construction du prototype d'éolienne flottante portée avec Engie, EDP Renewables, Caisse des dépôts et Principle Power pour Leucate (Aude), si l'Ademe retient la candidature du consortium. L'annonce est attendue dans les prochains jours ou semaines.

Répartition d'activités

A Fos-sur-Mer où elle existe depuis 1972, Eiffage Métal occupe 130 000 m² et emploie 100 salariés. La baisse des projets dans le pétrole et le gaz l'a conduite à se réorienter sur l'éolien offshore. "Eiffage capte déjà 30 à 50% du marché de l'éolien posé. Sur le flottant, le marché émerge, mais nous visons le même taux à terme, lorsque les projets commerciaux auront été lancés. L'enjeu est de réussir à industrialiser au prix du marché. Nous avons les installations adéquates. Si on s'implique sur le prototype, c'est pour devenir partie prenante d'une industrialisation massive ensuite. Nous investirons alors en automatisation et robotisation", indique Arnaud de Villepin.

Fos-sur-Mer concentrerait la préfabrication des sous-ensembles, leur assemblage et la mise à l'eau pour l'expédition vers Port-La Nouvelle où seraient stockées les ancres, câbles, turbines, mâts, pales... et où s'opèrerait l'assemblage final des turbines sur les flotteurs. "En phase commerciale de l'éolien offshore flottant, ce site pourrait compter plus de 500 emplois et produire une cinquantaine de flotteurs par semaine", assure Antoine de Prémont, responsable Energies Marines Renouvelables d'Eiffage Métal. L'usine aurait vocation à répondre aux projets de Méditerranée, de l'Atlantique et de la mer du Nord.

Produire près des sites

Pour Jean-Mathieu Kolb, directeur projets EMR d'Engie, "le gisement est trois fois supérieur dans l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien posé. La production des machines se justifie à proximité des sites d'exploitation. Leucate permettra de maximiser l'apprentissage des acteurs pour atteindre les coûts les plus compétitifs".

Selon Frédéric Lanoë, directeur d'EDP Renewables France, "la Méditerranée est le site le plus approprié pour l'éolien offshore flottant". Il y voit "un moyen de faire ruisseler les retombées sur les territoires et de réussir une revitalisation industrielle" à Fos-sur-Mer, d'une part, mais aussi à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) qui fabriquerait les turbines.

Pour Jean-Louis Chaumard, l'objectif serait d'entamer la construction des flotteurs en 2019 et de disposer d'une unité opérationnelle en 2020 pour une montée en puissance progressive avec l'essor du marché.

Jean-Christophe Barla

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