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Effets secondaires du vaccin AstraZeneca : "l’hypothèse la moins invraisemblable est une infection adénovirale de chimpanzé" pour Axel Kahn
Que faut-il penser du vaccin anti-Covid d’AstraZeneca, suspendu provisoirement en France et dans plusieurs pays d’Europe en raison de suspicion d’effets indésirables graves, et quel va être son sort ? L’Agence européenne du médicament doit dévoiler jeudi 18 mars les conclusions d’une enquête scientifique poussée sur les cas graves de thrombose survenus en Europe chez des personnes vaccinées avec ce produit, dont elle estime le rapport bénéfice-risque toujours positif. Entretien avec le généticien Axel Kahn, par ailleurs président de la Ligue contre le cancer.
Mis à jour
18 mars 2021
L'Usine Nouvelle - Que vous inspirent les difficultés rencontrées par le vaccin d’AstraZeneca ?
Axel Kahn* - Dès novembre, je vous avais signalé qu’il fallait faire très attention avec les vaccins vivants adénoviraux, je ne peux que le confirmer. Dans ce cas-là, l’analyse la plus probable – ce n’est pas une certitude – est que les difficultés sont liées au choix du vecteur : l’adénovirus de chimpanzé. AstraZeneca a choisi ce vecteur dans l’optique d’une meilleure efficacité, car il a considéré qu’il n’y aurait ainsi pas d’anticorps anti adénovirus-vecteur limitant l’efficacité de l’injection vaccinale. Ce qui est peut-être une fausse bonne idée.
D’emblée, lorsque j’ai vu les premières données de l’injection du vaccin d’AstraZeneca chez les jeunes soignants et soignantes, j’ai été très étonné car 30 à 40% d’entre eux étaient le lendemain dans leur lit avec 38-39° de fièvre et des douleurs. Je ne me rappelle pas avoir vu un vaccin donnant de telles réactions secondaires, bénignes mais pseudo grippales. Elles sont bien contrôlées par du paracétamol, peu importantes après 50 ans mais peu banales. J’ai travaillé des années en lien avec l’industrie des vaccins et ne me rappelle pas d’un phénomène d’une semblable intensité. [...]
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