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Edouard Philippe demande de nouveaux efforts à la SNCF contre un engagement de l’Etat sur la dette

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Alors que les syndicats entament l’épreuve de force et menacent le gouvernement d’une grève dure, le Premier ministre s’est voulu rassurant sur le plateau du 20 heures de France 2 tout en maintenant le cap.

Edouard Philippe demande de nouveaux efforts à la SNCF contre un engagement de l’Etat sur la dette
"L’objectif est de sauver le service public ferroviaire", a déclaré Edouard Philippe, justifiant le recours aux ordonnances pour réformer la SNCF.
© photo pascal Guittet

"Moi, je ne me situe absolument pas dans une logique de conflictualité, de guerre, de bras de fer. Je dis simplement que nous devons avancer", a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe, invité sur le plateau du 20 heures de France 2, lundi 26 février. Une réponse aux syndicats qui, à l’unanimité, ont décidé d’engager un véritable bras de fer avec le gouvernement. La CFDT est prête à engager une grève reconductible dès le 14 mars prochain, la CGT, quant à elle, parle d’une grève qui pourrait durer un mois,…

Et Laurent Berger, le patron de la CFDT, n’a pas hésité à déclarer sur le site des Echos : "Oui, l'entreprise doit évoluer, mais avec les cheminots, pas contre les cheminots. Là, on leur présente la réforme en disant : "Tout cela est un peu de votre responsabilité alors on va vous remettre au boulot". Je ne laisserai personne cracher à la figure des cheminots, pareil pour les fonctionnaires."

Si le Premier ministre a bien martelé que le gouvernement n’avait aucunement la volonté de s’en prendre aux cheminots, -" La question ce n'est pas de dénigrer les cheminots, je ne le ferai jamais"- ni à son patron Guillaume Pepy, il a critiqué la politique menée depuis 40 ans par l’Etat avec la SNCF et parfois contre elle, du tout TGV qui a délaissé le reste du réseau.

"Sauver le service public ferroviaire"

Il veut éviter l’enlisement, car "l’objectif est de sauver le service public ferroviaire […] et faire en sorte que nous trouvions une solution à un système ferroviaire qui va mal." D’où le recours aux ordonnances.

Car le gouvernement est bien décidé à supprimer le statut des cheminots pour les nouvelles recrues de la SNCF. Mais pas question de toucher à leurs retraites en dehors d’un cadre général qui interviendra plus tard. Pour "faire en sorte que demain la SNCF soit compétitive", il souhaite non seulement transformer SNCF Mobilités en société nationale à capitaux publics, "l’inverse d’une privatisation", mais demande des efforts à la SNCF qui devra présenter avant l’été un nouveau plan stratégique d’entreprise en améliorant la qualité de service, sa gestion et en alignant ses coûts sur ceux de nos voisins européens (environ 30% d’écarts).

Pas de second front avec les élus

Une manière de rejeter la dernière réforme du ferroviaire et les accords signés sur la compétitivité entre l’Etat et la SNCF lors du dernier quinquennat. Et c’est seulement quand l’opérateur de transport ferroviaire national aura "consenti des efforts" que l’Etat commencera à prendre une part de la dette de SNCF Réseau qui atteignait 46,6 milliards d’euros fin 2017. Si la question de la dette doit être réglée avant la fin du quinquennat, plus les années passent et plus elle gonfle, rien qu’en prenant en compte les 1,5 milliard d’euros d’intérêts versés chaque année aux banques.

Et pour ne pas ouvrir un second front, cette fois avec les élus, il a rappelé avec véhémence qu’il n’était pas question d’intégrer dans une loi la suppression de 9000 kilomètres de voies qui serait décidé depuis Paris. Reste que le devenir d’une partie de ces "petites" lignes reste floue.

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