Edito : ½ point de confiance

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Edito : ½  point de confiance
Tous les politiques le savent, sans confiance, tout n'est que défiance. Parler, à propos de la crise boursière actuelle d'une crise de confiance majeure relève encore de l'euphémisme. Les institutions monétaires l'ont bien compris. Ce mercredi, les grandes banques centrales ont de manière concertée abaissé leurs taux directeurs d'1/2 point. Chacun ne peut que saluer cette tentative pour rassurer les marchés. Et se dire que l'intervention des banques centrales pouvait réussir là où les politiques ont échoué.

Il n'en est rien. Après une légère accalmie suite à l'annonce de cette mesure, le CAC 40 repartait à la baisse à - 4,28% à 16h30, et - 6,58% à 17h, pour terminer la journée à - 6,31 %, soit 3 496,89 points... A ce stade, l'hystérie prend le pas sur la nervosité des marchés. La confiance recherchée par les banques centrales aura fait long feu. Pour certains analystes, ce cyclone boursier serait « le fruit d'une anticipation d'une récession mondiale majeure dans les prochaines mois. » Malgré une baisse sur les loyers de l'argent, les banques hésitent à se prêter entre elles pour se refinancer et partant, ne prennent surtout pas le risque d'en prêter aux entreprises.

Du coup, les investisseurs, tout aussi logiquement, s'inquiètent des conséquences de la crise du crédit sur l'économie réelle. A raison. les PME, maillons essentiels de l'économie réelle, commencent déjà à souffrir de cette défiance, à l'image de Lamberet, le fabriquant de semi-remorques dont le carnet de commandes se vide chaque jour, dont les factures ne sont pas honorées et qui ne peut se refaire une trésorerie. Un cas symptomatique des centaines d'entreprises dont le faible cash-flow ne suffira pas à amortir l'assèchement de liquidités.

Devant ces situations, iniques au regard des montants joués par les banques escomptant un effet de levier, il faut définitivement saluer la concertation des banques centrales qui tentent de manière unie de sauver ce qui peut l'être. Et a contrario, déplorer le manque de cohésion des gouvernants européens qui ont, à l'occasion de cette crise, définitivement tué l'idée d'une Europe de l'union.

Fabrice Frossard

Partager

NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS