Edito : Panique !

Crise, chaos, récession, panique... ce lundi 6 octobre 2008 restera dans les mémoires comme un des plus noirs depuis de nombreuses années...

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Edito : Panique !
Le CAC 40 clôture à - 9,04 %, un record depuis sa création, les bourses mondiales affichent toutes des baisses allant de - 5 % pour les plus heureuses à presque - 10% pour les pires, dont le Micex russe, faisant fondre au passage la fortune de quelques milliardaires russes.

A Wall Street, le Dow Jones passe sous la barre des 10 000 points pour la première fois depuis 4 ans. Ironie de l'histoire, cette baisse de Wall Street est analysée comme consécutive de la crise européenne. Une sorte d'ouroboros financier, ou retour à l'envoyeur. Retour au CAC 40 : 17 valeurs sont à leur cours plancher annuel, dont Bouygues, Lafarge, Renault, Total, Vinci ou encore Peugeot. Pourtant du solide habituellement. Même Air Liquide ou St Gobain, deux valeurs pourtant refuge. Dans ce dernier cas, la société a perdu plus de 50 % de sa valorisation boursière sur les douze derniers mois et réussit malgré tout à dévisser encore de 10 % aujourd'hui.

N'importe quel esprit sensé comprendra rapidement qu'il y a fort peu de chances que la société ait perdu 50 % de sa valeur réelle, ne serait-ce qu'en actifs matériels, en 12 mois... et en perde 10 % de plus en une journée. Alors on cherche des explications, rationnelles si possible. Las. Les commentaires des analystes sont riches, chiffrés, mais le plus souvent contradictoires.

Les chiffres cités terrifiants : 597 000 milliards de dollars de produits financiers dérivés sont dans la nature, alors que le PNB mondial n'est « que » de 54 000 milliards de dollars. A côté, les 700 milliards du plan Paulson font pâle figure. Et il semblerait que le dévissage de la Bourse américaine rende problématique sa mise en œuvre. Le feu est dans la maison et Washington sort du bois pour demander une « régulation mondiale ». Réguler quoi ? La panique des actionnaires et épargnants (parfois ce sont les mêmes) soucieux de transformer le plus rapidement possible leurs actions au cours erratique en espèce ou valeur refuge ? Les échanges de devises entre pays ? Réguler l'humeur des traders au bord de la crise cardiaque ? Impossible. Tout explose, même les outils des Bourses qui saturent sous la charge des ordres.

Plus aucun appel au calme ne suffit, les banques ne se font plus confiances entre elles, les actionnaires et épargnants n'ont plus confiance dans les banques et chacun pour soi et Dieu pour tous. Seules certitudes, nul ne sait ce qui se passe, nul ne sait ce qu'il adviendra des jours, mois et années à venir. Quel nouveau paradigme émergera ? Pas de réponse aujourd'hui.
Autre question : pourquoi les crises boursières les plus graves ont-elles toujours lieu en octobre ?

Fabrice Frossard

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