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EDF veut doubler sa production d'énergies renouvelables en Europe d'ici 2030

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Publié le , mis à jour le 22/09/2015 À 10H34

"Nous sommes déjà le premier producteur européen d'énergies renouvelables et nous voulons significativement accélérer dans ce domaine. Notre objectif est de doubler notre parc européen, et français, en 2030, c'est-à-dire passer de 28 gigawatts (GW) à plus de 50 GW", a indiqué Jean-Bernard Lévy dans un entretien accordé aux Echos.

EDF veut doubler son parc renouvelable en France et en Europe d'ici à 2030, a annoncé son PDG Jean-Bernard Lévy au quotidien Les Echos. Cet objectif s'inscrit dans le cadre d'un plan stratégique, "Cap 2030", que le dirigeant doit présenter ce mardi 22 septembre aux cadres de l'électricien public.

"Nous sommes déjà le premier producteur européen d'énergies renouvelables et nous voulons significativement accélérer dans ce domaine. Notre objectif est de doubler notre parc européen, et français, en 2030, c'est-à-dire passer de 28 gigawatts (GW) à plus de 50 GW", a indiqué Jean-Bernard Lévy dans un entretien accordé aux Echos.

"Nous consacrerons aux énergies renouvelables le maximum d'investissements sans remettre en cause les ressources nécessaires pour moderniser ou renouveler le parc nucléaire français et britannique", a-t-il ajouté.

Jean-Bernard Lévy a également indiqué qu'EDF consoliderait par intégration globale son investissement dans le projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, en Grande-Bretagne

"Cela veut dire, pour le groupe, mobiliser des moyens financiers supplémentaires par rapport à ce qui était prévu. Cela implique des cessions. Nous sommes aussi en discussion avec les agences de notation S&P et Moody's pour limiter à un cran la baisse de notre notation en tant qu'émetteur. Mais nous maintenons l'objectif d'un cash-flow après dividende positif en 2018."

Toujours au sujet du projet d'Hinkley Point, pour lequel EDF doit recevoir un prix garanti de 92,5 livres par mégawatt/heure pendant 35 ans de production, le PDG a également estimé qu'il n'y avait "aucune négociation à rouvrir".

"A l'horizon 2030, nous voulons être présents de façon significative dans trois à cinq pays en dehors de l'Europe, notamment dans le solaire et l'éolien. Cela veut dire qu'il faudra faire des arbitrages", a aussi déclaré Jean-Bernard Lévy.

Le dirigeant n'a pas souhaité commenter une information du journal Nikkei selon laquelle EDF a demandé au japonais Mitsubishi Heavy Industries d'investir dans l'activité réacteurs nucléaires d'Areva.

"EDF va ouvrir des négociations avec les partenaires qui seraient intéressés par une participation minoritaire au capital de Areva NP", a-t-il seulement rappelé.

Avec Reuters (Benjamin Mallet, édité par Véronique Tison)

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