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L'Usine Energie

EDF se dote (enfin) d’un plan industriel

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, oriente son groupe à l’aune d’un programme industriel baptisé "Cap 2030". Il porte sur trois priorités : remettre le service client au cœur de l’entreprise, accroître les énergies renouvelables et internationaliser EDF.


Jean-Bernard Levy, PDG d'EDF - Crédits Stéphane de Bourgies

"A mon arrivée chez EDF, j’ai trouvé un groupe qui avait un appétit pour la planification. Qui depuis l’époque de Marcel Boiteux (PDG d’EDF de 1967 à 1987) avait développé une vraie capacité à planifier… mais j’ai aussi trouvé un groupe qui n’avait pas de vrai projet industriel", lance d’entrée Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, lors d’une rencontre avec quelques journalistes vendredi 23 octobre.
Fort de ce constat, dès son arrivée à la tête du groupe fin 2014, l’homme a lancé l’élaboration un plan industriel, "Cap 2030", qui va au-delà des simples objectifs financiers. Il s’inscrit dans "un cadre politique en 2015 propice au lancement d’un grand projet de développement d’EDF", à savoir : la loi de transition énergétique en France, le lancement de l’union européenne de l’énergie et la COP21.

De l’usager au client
Cap 2030 se donne trois priorités, dont "l’ordre a une importance" assure le PDG. La première est le client : "Nous sommes historiquement un monopole centralisé. Le monopole connaît plus l’usager que le client. Il faut s’adapter à une nouvelle donne où nos services sont en concurrence et où nous perdons des parts de marché", assure le PDG. Il ne s’agit pas d’abandonner le modèle centralisé de l’électricien mais de le faire cohabiter avec un modèle décentralisé où "les clients deviennent acteurs et auto-producteurs aux échelons locaux", explique-t-il. "Cela passe par le lancement de services d’efficacité énergétique où nous sommes un peu en retard", juge-t-il.

La deuxième est l’évolution du mix électrique. "Nous sommes vus comme un groupe tout nucléaire. Nous devons devenir un groupe tout nucléaire et tout renouvelable", lance Jean-Bernard Lévy. Selon le PDG, dans les 15 années à venir, la croissance de la consommation électrique du pays, liée à la mobilité et aux nouveaux usages électriques, "sera assurée par les renouvelables". Le groupe souhaite passer de 28 gigawatts de renouvelables installés à plus de 50 gigawatts en 2030 grâce à l’hydraulique, l’éolien et le solaire. EDF investit aujourd’hui 2 milliards d’euros bruts par an dans les renouvelables (une part des actifs créés est revendue) et le PDG veut accroître ce chiffre.

Croissance hors d’Europe
Pour autant, pas question d’arrêter le nucléaire. Le groupe entend bien initier le renouvellement du parc français avec pour objectif de mettre en service 30 à 40 EPR en France en 2050. Jean-Bernard Lévy considère que la puissance nucléaire, plafonnée à 63,2 GW par la loi de transition énergétique, sera aussi un plancher du fait des besoins hexagonaux.

Le troisième objectif est l’internalisation du groupe. "Nous sommes presque exclusivement en Europe, seule 5 % de notre activité est en dehors", explique Jean-Bernard Lévy. Alors que la croissance démographique et économique du Vieux Continent est au ralenti, il va falloir aller chercher les contrats ailleurs, en Asie et en Afrique. Ceci dit, échaudé par quelques expériences malheureuses passées, il ne s’agit plus de faire de coûteuses acquisitions de producteurs ou de distributeurs étrangers d’électricité, mais de développer de grands projets. Le PDG ne prédit pas une part précise de l’activité hors de France en 2030, se contentant d’affirmer "qu’elle devra être à deux chiffres".

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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03/11/2015 - 11h18 -

Développer de grands projets c'est rechercher des solutions de stockage (comme celle que je propose sans succès depuis 10 ans) énergétiques pour développer encore plus les Enr, seules capables avec le stockage de nous sortir du nucléaire.La fausse bonne idée.
Edf reste un machin à polluer dangereux ou les responsables n'ont une fois de plus, rien compris!
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