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L'Usine de l'Energie

EDF s’explique sur le retard des diesels d'ultime secours post Fukushima

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Selon EDF, le problème de résistance au séisme des diesels de secours, pointé par l’ASN, ne concerne que les postes existants et serait réglé. Il confirme des problèmes dans la construction des diesels d’ultime secours post Fukushima.

EDF s’explique sur le retard des diesels d'ultime secours post Fukushima
EDF répond aux observations de l'ASN.
© abarbaux

Décidément, EDF et l’ASN ont des problèmes de communication. Alors que l’Autorité de sûreté nucléaire publie le 15 mars un communiqué indiquant un "défaut de résistance au séisme d’ancrages des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel des réacteurs d’EDF", avec des incidents de niveau 1 et 2 sur quasi toutes ses centrales, EDF affirme que le problème est réglé, les travaux réalisés, et que ce n'est que de l’histoire ancienne.

Ce dont parle le communiqué de l’ASN "concerne les diesels installés sur nos centrales et non les diesels d’ultime secours post Fukushima en cours de construction et de démarrage sur l’ensemble de nos centrales", a indiqué Philippe Sassaigne, directeur exécutif d’EDF en charge en charge de la direction du parc nucléaire et thermique, le 20 mars en marge de la conférence de la Société française d'énergie nucléaire (SFEN) à Paris. L’ASN ferait donc référence à "un incident générique constaté sur toutes les centrales d’EDF de moindre résistance au séisme, détecté en 2017 et traité dans la foulée", précise encore Philippe Sassaigne. Le communiqué de 2019 correspondrait en fin à la fin de l’analyse de sûreté de l’incident.

Ne pas confondre diesel de secours et d'ultime secours

Ce qui n’empêche pas qu’EDF rencontre bien par ailleurs des problèmes dans la construction des diesels d’ultime secours (et non juste de secours) post Fukushima sur toutes ses centrales. Alors que tout devait être achevé pour fin 2018, seule la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loire-et-Cher) a bien ses deux nouveaux diesels bunkerisés, un pour chaque réacteur, en service mais uniquement depuis début 2019. Et l’ASN a dû accorder un délai jusqu’à 2020 à EDF pour finir les chantiers.

Philippe Sassaigne explique qu’il n’y a pas de "diesel équivalent construit ailleurs dans le monde". La construction de ces diesels pour les 56 réacteurs sur parc, hors Fessenheim qui doit fermer et hors Flamanville 3, "a rencontré un certain nombre de difficultés ", reconnaît le responsable d’EDF.

Le génie civil pas seul responsable des retards

Ces difficultés seraient dues à "l’ampleur du chantier" de 56 bunkers à construire et "aux industriels concernés qui ont pris du retard d’une part dans le génie civil, et pourtant on a pris les grands français mais qui n’avaient pas l’habitude de travailler sur ce type d’exigence, et sur la suite du montage". Les procédures de démarrage et de mise en service de ces diesels se seraient également avérées "beaucoup plus difficiles et longues que prévues". Mais '"on savait depuis le début que ce serait la partie la plus difficile du grand carénage."

Le directeur de l’ASN, Bernard Doroszczuk, pointe lui aussi "des problèmes opérationnels rencontrés sur les chantiers", avec une "intégration des différents corps de métier qui n'a pas été faite de manière correcte" par les "industriels sélectionnés par EDF".

Ces diesels d’ultime secours sont pourtant cruciaux, car ils servent "à alimenter un certain nombre de circuits de secours que l’on installe dans les quatrièmes visites décennales", rappelle Philippe Sasseigne. Or celle de Tricastin 1 est prévue pour juin 2019…

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1 commentaire

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21/03/2019 - 15h37 -

Ayant travaillé sur les DUS de Cattenom (57), je ne peux pas laisser dire que c'est de la faute des entreprises de génie civil et de mécanique, vu l'incompétence des gens d'EDF. Pour exemple, les plans, fournis par EDF, étaient archi-faux. il était courant de trouver un support métallique dans les armatures des voiles ou des armatures dans les ouvertures. De plus, les personnes d'EDF n'ont jamais voulu prendre en compte les avis techniques des entreprises car ils étaient sur chantier pour gérer un contrat et pas nos problèmes selon eux. Pour exemple, la demande au détriment de notre entreprise de ne pas peindre les supports métalliques afin que l'entreprise de mécanique puisse souder les supports directement sans poncer nous a été refusée pour cause de gestions de contrats trop compliqué selon EDF. En conclusion, les entreprises ayant travaillé sur les DUS ne veulent plus retravailler pour eux vu leur mauvaise foi.
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Nom profil

09/04/2019 - 15h30 -

Pas d'accord avec cette analyse. Edf a été à l'écoute pour corriger et améliorer la faisabilité technique et la gestion de la coactivité. LGN doit pouvoir en témoigner ( et vous devriez aussi il me semble)... demandez aux autres sites !
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