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L'Usine de l'Energie

EDF réussit son examen avec l’AIEA

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L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a rendu ses conclusions après l’inspection de sûreté nucléaire des services centraux d’EDF. Quelques suggestions, mais beaucoup de bonnes pratiques.

EDF réussit son examen avec l’AIEA © Pymouss - Wikimédia Commons

"Les résultats sont très bons", affirme Miroslav Lipar, le directeur du département sûreté en exploitation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Tel un professeur remettant les bons points, il a félicité l’élève EDF après deux semaines d’inspection. D’ailleurs, il a rappelé que "la France est notre meilleur client. Nous y avons déjà évalué toutes les centrales, certaines ont déjà eu deux visites", mais c’est la première évaluation de l’intégration de la sûreté dans l’organisation et le fonctionnement des services centraux du groupe.

Pendant ces deux semaines, onze inspecteurs ont audité 250 salariés d’EDF. Ce Corporate Operational Safety Review Team (OSART) est le premier pratiqué après celui de tchèque CEZ, mais la dimension n’était pas la même. Aucune recommandation n’est proposée, preuve que des dysfonctionnements importants n’existent pas, seules quelques suggestions au nombre de sept, dans "la préparation et la communication pour la planification des modifications d’installations menées lors des arrêts de tranche", le déploiement à l’échelle du parc d’une nouvelle méthode d’analyse des accidents ou la finalisation du processus d’évaluation du programme de formation.

16 bonnes pratiques 

L’AIEA a identifié 16 bonnes pratiques chez EDF, qui pourront servir d’exemples aux autres opérateurs dans le monde. Parmi celles-ci, l’agence cite la formation des nouvelles recrues. "Nous apprenons aux jeunes la Nuclear Attitude (analyse de risques, radioprotection, l’historique des accidents de Three Miles Island et Techernobyl et ce qui a été fait après, etc.)", précise Dominique Minière, le directeur adjoint production ingénierie du groupe EDF.

Autre bon point : un mécanisme d’autocontrôle autonome via l’Inspection générale et la Force d’action rapide du nucléaire (FARN). Ces pompiers du nucléaire mis en place après la catastrophe de Fukushima peuvent intervenir très vite. Ils disposent d’équipements adéquats, notamment des robots télécommandés pour effectuer des prélèvements dans les zones trop radioactives. "Si les japonais avaient eu la FARN, l’accident n’aurait pas été le même", assure Jean-Luc Lachaume, directeur général adjoint de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L’autorité avait préconisé la création de cette force d’action rapide après la catastrophe nipponne.

Chez EDF, cette inspection conforte le travail effectué. "Les bons résultats confirment le travail que nous menons pour nous améliorer", se réjouit Dominique Minière. EDF n’en a pas fini avec les visites de l’AIEA. "Nous reviendrons dans dix-huit mois pour voir ce qui a été mis en place dans le cadre d’une mission de suivi", précise Miroslav Lipar.

Olivier Cognasse

 

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