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L'Usine Energie

EDF reporte le démarrage de l'EPR de Flamanville, repoussant la fermeture de Fessenheim

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Publié le , mis à jour le 25/07/2018 À 14H17

C'est désormais officiel: EDF a annoncé mercredi 25 juillet un an de retard pour la mise en service de l'EPR de Flamanville, dont la facture s'alourdit. Le gouvernement va donc devoir repousser la fermeture de la centrale de Fessenheim.

EDF reporte le démarrage de l'EPR de Flamanville, repoussant la fermeture de Fessenheim
Quand donc sera mis en service l'EPR de Flamanville?
© Ludovic Dupin

A Flamanville (Manche), les couacs s'enchainent. A tel point qu'EDF a été contraint mercredi 25 juillet d'annoncer le report de la mise en service de l'EPR.  Alors que le chargement de son combustible - qui doit coïncider avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) - était prévue pour la fin décembre, l'opération est reportée au 4e trimestre 2019 et l'objectif de coût de construction est porté de 10,5 à 10,9 milliards d'euros (trois fois plus que le budget initial). Soit un an de retard et 400 millions d'euros de surcoûts liés à des problèmes de soudures rencontrés sur le chantier.

Le début des essais dits "à chaud" du réacteur est programmé avant la fin de l'année 2018. Le couplage au réseau électrique du réacteur est ensuite attendu au premier trimestre de 2020 pour une pleine puissance (1.650 MW) au deuxième trimestre. "Les conséquences sur l'exploitation des deux réacteurs de Fessenheim sont à l'étude, notamment au regard de la loi relative à la transition énergétique", ajoute EDF, laissant ainsi entendre que la fermeture de cette centrale devrait elle aussi être reportée.

Le gouvernement a aussitôt répliqué, par la voix du ministère de la Transition écologique: cette fermeture "est liée au démarrage de l'EPR de Flamanville. Le retard d'un an du chargement du combustible de l'EPR de Flamanville (...) décale donc l'arrêt de la centrale de Fessenheim." "Il revient à l'exploitant d’en détailler les échéances précises" et "ce délai d'un an sera mis à profit pour mettre en œuvre le projet de territoire". Sur Twitter, le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu a promis qu'il se rendrait à Fessenheim "au début de l'automne pour rencontrer les acteurs du territoire et présider la prochaine réunion du comité de pilotage".

Une plainte déposée par deux ONG

Il y a une semaine, Sortir du Nucléaire et Greenpeace ont déposé plainte contre EDF "qui a laissé installer sur le chantier de l’EPR de Flamanville des tuyauteries comportant des soudures défectueuses...et alors même que ces défauts avaient déjà été repérés en usine", indiquent-ils sur Twitter. Le 4 juillet, EDF avait déjà reconnu le report du démarrage de l'EPR, notamment en raison des soudures défectueuses constatées. L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) avait alors fait savoir qu'elle attendait encore des éléments d'EDF sur les réparations.

Quand sera donc ouvert Flamanville? Si EDF misait encore il y a quelques semaines sur un report de quelques mois, selon Libération, l'ouverture pourrait être repoussée à fin 2019, voire 2020. Le projet est déjà parti pour cumuler huit ans de retard.

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2 commentaires

Nom profil

06/08/2018 - 14h52 -

Quand arrêtera on le mensonge d’une nouvelle tranche construite en France avec les règles françaises en cinq ans? Le temps pour une tête de série comparable est de 12 ans (Chooz B1, 1984-1996) et pour la série 8 ans (Civaix-1, 1991-1999). L’EPR a été commencé en 2007, plus 12: 2019. À vouloir réaliser l’impossible, on accumule les défauts et on discrédite les milliers de femmes et hommes qui se sont investis. Pour un politique on annonce cinq ans et par la suite, on ne parvient pas à se défaire du mensonge.
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25/07/2018 - 22h23 -

On peut s'en payer de l'énergie renouvelable pour 0,4 milliard d'euros, c'est quand on arrête la gabegie du nucléaire?
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29/11/2018 - 10h05 -

400 millions d'euros de renouvelables électriques, qui ne sont d'ailleurs pas renouvelables puisqu'elles ne peuvent fonctionner sans le soutien de nucléaire en France, du charbon en Allemagne, c'est s'il s'agit d'éolien terrestre, environ 200 éoliennes de 2 MW, 180 mètres de haut avec pales, occupant 40 km2 dans nos paysages.Tout cela pour produire environ 800 GWh d'une électricité intermittente, donc inutilisable sans soutien du nucléaire et en réalité bien plus coûteuse que le nucléaire ( voir l'expérience allemande: un doublement du coût de l'électricité pour fermer la moitié du nucléaire)
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