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L'Usine de l'Energie

EDF qui rit, Areva qui pleure...

Ludovic Dupin , ,

Publié le

EDF qui rit, Areva qui pleure...
Henri Proglio, le PDG d’EDF, pourrait être reconduit. Luc Oursel, le président d’Areva, est en balance.

« L es intérêts d’EDF sont ceux de ses actionnaires, donc de l’État, donc de la France. »
Henri Proglio, PDG d’EDF

Mi-octobre, quand les débats sur la transition énergétique seront achevés à l’Assemblée nationale, la commission des nominations désignera le successeur d’Henri Proglio à la présidence d’EDF. Plusieurs noms circulent : Thierry Breton, Jean-Pierre Clamadieu, Guillaume Pepy, Laurence Parisot… et Henri Proglio. « Les intérêts d’EDF sont ceux de ses actionnaires, donc de l’État, donc de la France », déclarait, le 18 septembre, le PDG devant les parlementaires. Si c’est le cas, les intérêts de la France sont bien servis, car l’électricien se porte bien. EDF affiche de bons résultats financiers, alors que les énergéticiens sont à la peine. L’électricien a bouclé l’année 2013 avec un chiffre d’affaires de 75,6 milliards d’euros (+ 2,9 %), et un résultat net de 3,5 milliards (+ 7,4 %). Et le PDG ne rate pas une occasion de rappeler que son groupe a versé 2 milliards d’impôts l’an passé. EDF vit aussi dans la paix sociale, « même si Henri Proglio se comporte parfois en seigneur d’une forteresse assiégée », confie un haut responsable ministériel.

Autre réussite : EDF s’est désengagé de marchés internationaux hasardeux, comme l’Allemagne et les États-Unis. Enfin, la loi de transition énergétique lui donne le beau rôle. EDF sera à la barre pour respecter les plans de programmation pluriannuels prévus. Principale difficulté du groupe : le faible taux de disponibilité du parc nucléaire qui peine à dépasser les 80 %.

La succession se passera bien chez EDF… En revanche, chez Areva, la situation est plus délicate. D’ici à la fin de l’année, l’État doit acter la réorganisation du groupe. Il est dirigé par un président du directoire, Luc Oursel, et un président du conseil de surveillance, Pierre Blayau. À terme seront nommés un président et un directeur général. Le premier poste reviendrait à Pierre Blayau, le second, peut-être à Luc Oursel. Mais rien n’est moins sûr

Cette mutation intervient alors que le groupe a du mal à sortir de ses difficultés financières malgré un vaste plan d’économies. Menacé d’une dégradation de sa note par Standard & Poor’s, Areva a annoncé, le 7 octobre, la diminution de ses investissements de 200 millions d’euros sur la période 2015-2016 – ils passeront sous le milliard – et la cession de 450 millions d’actifs non stratégiques. Sans compter, le chantier de l’EPR finlandais, qui le force à passer des provisions massives (3,9 milliards). Adossé à son puissant actionnaire, l’État, Areva n’est pas menacé, mais la nouvelle direction devra faire le dos rond en attendant la reprise.

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