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L'Usine de l'Energie

EDF n’investira pas dans le nucléaire en Inde

Aurélie Barbaux ,

Publié le

Dans le domaine du nucléaire, EDF n’interviendra plus comme ingénieriste et investisseur que dans les pays où il le fait déjà, a expliqué Jean-Bernard Levy dans un entretien accordé à L'Usine Nouvelle. 

EDF n’investira pas dans le nucléaire en Inde © Stéphane Jayet

L’avenir nucléaire d’EDF est décidément difficile à tracer. Nouveau chef de file de la filière nucléaire française, depuis le rachat fin décembre 2017 de la filière Nuclear Power (NP) d’Areva rebaptisée Framatome, c’est maintenant à EDF d’assurer l’avenir commercial des réacteurs de troisième génération EPR et de son successeur, l’EPR optimisé.

Or, sur les six EPR en construction, en Chine, Royaume-Uni, en Finlande et en France, aucun n’est encore entré en activité. Et six ce n’est pas assez pour en faire une série qui ferait baisser les coûts. Un EPR optimisé, aussi sûr mais plus souple, serait déjà à l'étude, mais pour le vendre il lui faut une vitrine. Il "devra d'abord être commandé et construit sur notre territoire avant d'être exporté", a expliqué le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy dans une interview accordée au Figaro. Cela ne sera pas pour tout de suite. Interrogé à ce sujet lors des vœux à la presse, Nicolas Hulot a expliqué que "pour l'instant, ce n'est ni la priorité, ni dans les tuyaux. Pour l'instant, la priorité c'est de développer les énergies renouvelables et de baisser la part du nucléaire."

Pas de nouvel EPR en France pour l'instant

Or, l’Etat détenant 84,3% du capital d’EDF, il reste décisionnaire majoritaire quant aux gros investissements de l’entreprise. Jean-Bernard Levy le sait bien. Il sait aussi qu’il ne pourra pas facilement rejouer le coup Hinkley Point. Malgré une garantie d’achat de l’électricité produite à un coup avantageux, cet investissement de 24 milliards d’euros, en partenariat avec le chinois CGN, dans la construction et l’exploitation d’un EPR dans le Sud de l’Angleterre, n’avait été accepté qu’à l’arrachée, tant le risque financier apparait important. Un risque réel. Début juillet, suite à une revue complète de projet concernant la construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point C, EDF a dû annoncer que le projet coutera 8% de plus que prévu, soit un surcoût de 1,5 milliard de livres (environ 1,7 milliard d’euros), et qu’il y a un risque de retard de 15 mois sur la mise en service du premier réacteur. Rien d’inquiétant selon EDF, qui confirme la rentabilité du projet.

Uniquement ingénieriste en Inde

Jean-Bernard Levy entend bien reproduire ce modèle où EDF intervient non seulement en tant qu’ingénieriste mais aussi comme investisseur. C'est d'ailleurs aussi le cas en Chine, à Taishan, où EDF détient 30% du projet. Mais pas partout. "Je n’ai pas l’intention de présenter à mon conseil d’administration de nouveaux investissements dans des centrales nucléaires en dehors des pays où nous sommes déjà présents, à savoir la France, la Chine et le Royaume-Uni", a expliqué Jean-Bernard Levy à L’Usine Nouvelle. En Inde, le marché actuellement le plus prometteur pour les EPR français, EDF n’interviendra donc qu’en tant qu’ingénieriste.

Réinvestir en Chine et au Royaume-Uni

Si l’Etat français bouche le marché français à l’EPR et sa version optimisée, il ne restera donc à EDF que les marchés britannique et chinois. En commençant par Taishan. Selon Jean-Bernard Levy on pourrait y construire quatre EPR, voire six, les aménagements, maritimes notamment, ayant été prévus pour.  En revanche, EDF n’investira plus dans un certain nombre d’autres domaines de l’énergie. "Ce que nous ne faisons pas ou plus, c’est investir dans des unités charbon, ou dans des réseaux de transport et de distribution car c’est extrêmement cher. Mais nous pouvons être ingénieriste et investisseur dans l’éolien et le solaire, et dans des projets hydroélectriques et gaz", a précisé Jean-Bernard Levy. Un investissement dans le gaz est d’ailleurs sur le point d’être dévoilé.

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