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L'Usine Maroc

EDF lance une offre solaire "off grid" en Afrique de l'Ouest

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PARIS (Reuters) - EDF et la start-up californienne Off Grid Electric vont commercialiser des kits individuels de production d'énergie solaire en Côte d'Ivoire. Puis dans d'autres pays africains.  Peu présent en Afrique, le groupe français conduit notamment un projet éolien au Maroc. Et vise le nucléaire sud-africain.

EDF lance une offre solaire off grid en Afrique de l'Ouest
Boutique de vente de l'offre Edf.off-grid

EDF et Off Grid Electric ont annoncé mercredi 9 novembre la création d'une société commune, détenue à parité, Avec elle ils veulent vendre des kits individuels de production d'électricité solaire en Côte d'Ivoire. Et comptent étendre leur partenariat à d'autres pays d'Afrique de l'Ouest avec pour objectif d'alimenter 3 millions de personnes en électricité à l'horizon 2020, dont 1,5 million en Côte d'Ivoire.

Les kits vendus par Zeci, leur coentreprise, comprennent des panneaux solaires couplés à des batteries, mais aussi des appareils basse consommation tels que des téléviseurs, des radios ou des ampoules.

Les offres de Zeci, payables par téléphone portable et qui ciblent les foyers ruraux et périurbains, proposent aux clients de payer entre 5 000 et 15 000 francs CFA par mois (entre 7,60 et 22,90 euros environ), selon les options, pour devenir propriétaires des équipements au bout de trois ans.

EDF, qui n'a pas communiqué le montant de son investissement dans Zeci, estime avoir déjà alimenté plus de 500.000 personnes en électricité en Afrique depuis 2001 grâce à des systèmes solaires décentralisés.

L'électricien public français souhaite désormais "passer d'une dimension artisanale à une dimension industrielle", a indiqué Valérie Levkov, responsable de la zone Afrique et Moyen Orient du groupe, lors d'une rencontre avec la presse.

"La Côte d'Ivoire est la première pierre de notre édifice", a-t-elle ajouté, sans préciser quels seraient les prochains pays ciblés.

La société Off Grid Electric, dont SolarCity est le premier actionnaire et qui compte aussi des fonds d'investissements d'EDF et de Total à son tour de table, est pour sa part déjà présente en Tanzanie et au Rwanda.

EDF SE TIENT PRÊT POUR LE NUCLÉAIRE EN AFRIQUE DU SUD

Présenté à l'heure de la COP22, le développement d'EDF sur le continent africain s'inscrit dans le cadre du plan "Cap 2030" de son PDG, Jean-Bernard Lévy, visant notamment à faire passer de 5% à 15% la part de l'activité du groupe sur des marchés en croissance.

"Environ 640 millions d'Africains n'ont pas accès à l'électricité et beaucoup ont accès à une électricité peu fiable, très chère ou intermittente, donc on a globalement un vrai marché de centaines de millions de personnes qui attendent des offres abordables, disponibles et propres", a dit Valérie Levkov.

Simone Rossi, directeur exécutif d'EDF en charge de la direction internationale, a en outre indiqué que le groupe était "prêt" à participer à un appel d'offres pour des centrales nucléaires en Afrique du Sud", attendu de longue date, dont il a toutefois admis ne pas pouvoir préciser le calendrier et la taille.

EDF a implanté une filiale à Johannesburg en 2007 en vue de préparer la relance du programme nucléaire sud-africain, le plan directeur énergie du pays promulgué en mai 2011 prévoyant la mise en service de 9,6 gigawatts (GW) d'énergie électronucléaire d'ici 2030, mais les appels d'offres tardent à se matérialiser.

Au Maroc, le groupe français prépare actuellement avec Mitsui un projet éolien de 15MW à Taza dans le nord-est du royaume mais qui a pris énormement de retard pour des questions administratives. Edf est aussi présent ou souhaite se développer sur le marché éolien en Afrique du Sud, dans l'hydroélectricité au Cameroun ou encore dans la distribution d'électricité au Ghana.

Le patron de la direction internationale EDF, prié de dire si l'élection de Donald Trump pouvait inciter le groupe à modifier sa stratégie aux Etats-Unis, a en outre répondu par la négative. "D'une façon générale, dans tous les pays où nous sommes présents (...), les gouvernements changent mais les fondamentaux restent", a-t-il dit, rappelant qu'EDF souhaitait en particulier se développer aux Etats-Unis dans les renouvelables et les services énergétiques.

(Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot) avec UM

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