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L'Usine de l'Energie

EDF imagine une trentaine d'EPR en France d'ici à 2050

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Afin de renouveler le parc nucléaire français qui arrivera en fin de vie dans les prochaines décennies, EDF envisage de construire 30 à 40 EPR à l’horizon 2050. Pour y parvenir, EDF devra toutefois trouver des partenaires industriels et financiers.


Jean-Bernard Levy , PDG d'EDF - Crédits : Stephane LAVOUE / PASCO 

Vendredi 22 octobre, à l’occasion  d'un déjeuner avec quelques journalistes, le PDG d EDF Jean-Bernard Lévy a présenté son plan d’entreprise Cap 2030. Parmi les grands chantiers à mener dans cette période, l'électricien se penche sur celui du renouvellement du parc nucléaire français qui arrivera en fin de vie d'ci  20 à 30 ans. Entre temps il aura été prolongé juqu'à 50 ou 60 ans grâce au grand carénage.

"A partir de 2028-2030, nous installerons en France des EPR NM par paquet de deux", explique le PDG d’EDF.  "En 2050-2055, nous n'aurons plus de réacteurs de la génération actuelle. Ils seront remplacés par 30 à 40 EPR NM (Nouveau Modèle) en activité", décrit-il.

L’EPR NM est une version optimisée de l’EPR actuel, dont la constructibilité doit être améliorée. 200 ingénieurs d’Areva et EDF travaillent en commun sur ce sujet depuis plus d’une année. Pour y parvenir il faut qu'"à l’horizon 2020, soit établi un design détaillé du réacteur et qu’il soit validé par l’autorité de sûreté nucléaire", assure Jean-Bernard Lévy.

Impossible sans partenaires

Ces 30 à 40 réacteurs s’inscrivent dans le cadre du plafonnement à 63,3 GW de la puissance nucléaire installée en France, instauré par la loi de transition énergétique. Mais pour EDF, cette puissance est à la fois vue "comme un plafond et un plancher" au regard des besoins croissants du pays en électricité, en particulier en matière de mobilité et dans les foyers.

Le reste de la demande sera assuré par le développement des énergies renouvelables, pour lesquels EDF veut doubler sa capacité en 2030 en passant de 28 GW à plus de 50 GW.

La construction de ces nouveaux EPR ne demandera pas la création de nouveaux sites nucléaires en France. Les 19 centrales françaises ont la place pour accueillir ce projet, assure-t-on chez EDF. De toute manière, on peut considérer que de telles autorisations de création sont désormais impossibles à avoir.

Dans ce plan de nouvelle flotte EPR, le principal obstacle reste financier, admet l'électricien. "EDF n’a aujourd’hui pas les moyens de construire un nouveau parc de 60 GW", explique le PDG. "Il faudra recourir à des partenaires". Jean-Bernard Lévy évoque alors Engie qui jusqu’au début des années 2010 avait montré un certain allant pour pénétrer le marché nucléaire français en participant par exemple au projet d’EPR de Penly (Seine-Maritime), aujourd’hui abandonné.

Ludovic Dupin

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9 commentaires

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28/10/2015 - 13h47 -

Pour relever le défi qu'est la transition énergétique nous ne pouvons pas nous passer des sources d'électricité bas carbone (tel que le Nucléaire) !!

J'envisage très mal la France et le Monde sans Nucléaire.

L'Allemagne a choisis de sortir du Nucléaire, maintenant elle le paye très cher !! Et l'Allemagne ne produisait que 20% de son électricité avec le Nucléaire. En France nous en sommes à 80% !!

A l'échelle mondiale, le GIEC a étudié près de 1000 scenarii pour contenir le réchauffement climatique à 2°C d'ici 2050. Seul 8 scenarii y arrivent !! Et TOUS intègrent l'Atome.

La France ne peut économiquement pas se débarrasser de l'Industrie Nucléaire qui est à l’échelle mondiale la plus reconnue.
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27/10/2015 - 04h32 -

C'est une très mauvaise nouvelle. Alors que les ENR ont atteint un degré de maturité, de performance et de sécurité extrêmement importants pouvant surclasser et de loin le nucléaire.
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26/10/2015 - 16h00 -

À lire cet article, on a l'impression que M. LEVY se moque du monde :
1 - La date de livraison de l'EPR de Flamanville en construction est constamment reporté et son coût à été multiplié par 3 ;
2 - L'ADEME vient de prouver qu'à 2050, on pouvait se passer d'énergie fossile et de nucléaire à un prix moindre que si on continuait avec le nucléaire.

Mais cela n'empêche pas M. LEVY de rêver à la construction d'une trentaine de centrales. En espérant que les anciennes ne nous auront pas pétées dans la figure avant.

Reste donc plus qu'à entamer le démantèlement de l'ensemble du parc et à développer nos énergies renouvelables.
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26/10/2015 - 11h27 -

Evidemment ! A se demander pourquoi à l'approche des longs courriers produits en masse, on a pas pensé à demander à Air France d'équiper toute sa flotte de concordes, ou encore à l'arrivée d'Internet, obligé chaque foyer à s'équiper et conserver l'usage du minitel. Voilà comment protéger le made in France !
On croit rêver. Mais j'ose espérer que quelques grands pensants auront la justesse d'esprit d'anticiper que les grandes installations de production d'électricité de masse, non agiles, "propres" tant que pas d'accident (et n'ayant donc à à s'assurer complément !) et pas démantelées (sous réserve qu'on sache que faire des déchets...), n'auront petit à petit plus leur place dans le mix énergétique de demain...
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24/10/2015 - 23h47 -

Plus c'est gros, plus ça passe !
Reste plus qu'à laisser tirer au sort par le hasard le nom de la première province française qui sera rayée de la carte et aura l'honneur de ruiner pour 200 ans la France et ses ubuesques nucléocrates.
On se pince. Après Tchernobile et Koukoushima, comment osent-ils programmer ainsi sans sourciller le suicide de notre beau pays? Ont-ils des enfants? On finit par se le demander...
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23/10/2015 - 18h42 -

Le nucléaire est la pire solution pour fournir de l'énergie :
- Danger avéré et conséquences extrêmes en cas de catastrophe.
- Coût exorbitant qui de surcroît ne tient pas compte du démantèlement futur ni des assurances...
- Problème toujours non résolu du devenir des déchets.
Nos voisins abandonnent tous progressivement les centrales nucléaires pour leur transition énergétique.
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23/10/2015 - 18h20 -

La date de 2050 est décidément fatidique dans le domaine énergétique !
L’ADEME propose elle pour la même date 100% de l’électricité issue des énergies renouvelables.

Ceci mis à part, Monsieur Lévy pense-t-il sérieusement que la France pourrait construire 30 à 40 EPR en 30 ans, quand il faut 10 ans pour un construire un ? Il est vrai que nous sommes en période de COP 21, mais cela n’excuse pas cette projection futuriste totalement échevelée. Bon, c’est la fonction qui veut ce comportement, certainement.
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23/10/2015 - 16h34 -

Edf devrait d'abord réussir à achever un EPR avant de commencer à imaginer quoique ce soit. Sans oublier de réduire les coûts de construction de l'EPR qui sont pour l'instant astronomique. Mais ce n'est pas grave, le contribuable est là pour payer les pots cassés.
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23/10/2015 - 16h13 -

Au prix de l'essai comment peuvent-ils encore imaginer ça ? Ah oui les pertes seront absorbées par de l'argent public donc on peut y aller...
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