EDF et GE Energy construisent ensemble une centrale à gaz en France

L'électricien français et l'équipementier américain ont annoncé un partenariat, ce jeudi 8 décembre, dans les turbines à gaz. La première pierre de cette alliance est marquée par la construction d'une centrale à cycle combiné gaz sur le site de Bouchain (Nord).

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EDF et GE Energy construisent ensemble une centrale à gaz en France

Ce mercredi 8 décembre, à Belfort (Territoire de Belfort), EDF et GE ont annoncé la construction en commun d'une centrale à cycle combiné gaz, un co-investissement de 400 millions d'euros. "C'est la première fois que nous signons un tel partenariat avec l'un de nos grands clients", a précisé Clara Gaymard, présidente de GE France.

Construite à Bouchain (Nord), cette centrale sera mise en service en 2015. Ce chantier, qui mobilisera 300 personnes, est situé sur le site de la centrale à charbon d'EDF. Cette dernière date de 1970 et affiche une puissance de 250 MW. Sa mise à l'arrêt est programmée dans quatre ans. Le site présente l'intérêt d'être proche du réseau de distribution de gaz et d'être à proximité du terminal méthanier de Dunkerque.

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La nouvelle centrale à cycle combiné affichera une puissance de 510 MW. Elle s'appuie sur la dernière née des turbines à gaz de GE : la FlexEfficiency 50. Selon le fabricant américain, seul constructeur de turbines à gaz de grande puissance en France, la centrale pourra atteindre sa pleine puissance en moins d'une demi-heure. Son rendement dépasse 61 % (contre 40 % en moyenne pour des centrales thermiques). Et elle émettra 10 % de CO2 de moins qu'une centrale à cycle combiné gaz classique. "La centrale de Bouchain sera la plus innovante d'Europe", a assuré Henri Proglio, le Pdg d'EDF.

La construction de centrales thermiques est un enjeu important en France et en Europe selon Henri Proglio : "Elles garantissent l'équilibre du système électrique lors des fortes consommations mais aussi en réponse à l'intermittence des énergies renouvelables." La centrale de Bouchain sera assez flexible pour démarrer lors des creux de production éolienne et s'arrêter lorsque le vent souffle. Une flexibilité que les centrales nucléaires n'offrent pas. Bouchain n'est pas le seul projet de cycle combiné gaz d'EDF. L'électricien vient d'inaugurer une centrale de 430 MW à Blénod-lés-Pont-A-Mousson (Meurthe-et-Moselle) et il doit en mettre en service deux autres, l'an prochain, à Martigues (Bouche-du-Rhône) pour 930 MW.

Pas de remplacement des centrales nucléaires

Le partenariat d'EDF et de GE dans les turbines à gaz va bien au-delà la France. "Bouchain deviendra une vitrine internationale du savoir-faire d'EDF et de GE", prévoient les deux partenaires. EDF a la volonté de développer son mix énergétique et de conquérir des marchés à l'international. Le groupe souhaite disposer d'un parc de 200GW en 2020 (contre 150 GW aujourd'hui), dont 25 % dans le thermique à flamme (15 % aujourd'hui). Ceci implique de construire 17 GW de thermique dans les années à venir, dont la moitié hors de France.

En début de semaine, EDF a annoncé la construction d'une centrale à charbon de 900 MW en Pologne pour 1,8 milliard d'euros. "Nous avons la volonté de proposer à chaque pays le meilleur mix énergétique. Il nous faut la meilleure expertise dans toute les technologies", précise Henri Proglio. Aujourd'hui le thermique représente deux tiers de la production d'électricité dans le monde et l'Agence internationale de l'Energie juge que nous entrons dans un "âge d'or du gaz".

Le groupe dément en revanche que ce renforcement dans le gaz, à travers le partenariat avec GE, n'anticipe la baisse du nucléaire en France, lié à l'accord passé entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts. Henri Proglio se refuse à commenter un programme politique mais il affirme que ces centrales n'ont pas vocation à remplacer des réacteurs nucléaires car elles n'assurent pas la même fonction.

Pour GE, l'enjeu est de profiter du crédit d'EDF qui est "le plus grand opérateur au monde avec la meilleure expertise" juge Ricardo Cordoba, président de GE Energy. L'équipementier affirme que la turbine FlexEfficiency 50 mobilise une centaine d'ouvriers sur le site de Belfort, des emplois pérennisés sur le sol français par le partenariat avec l'électricien français. Le groupe ajoute que tout gain de contrat à l'international donnera du travail à son site français de Belfort, qui est le centre d'expertise mondiale du groupe pour les turbines à gaz. En ce sens la première pierre du centre d’essai de la future turbine à gaz de GE Energy a été posée ce 8 décembre à Belfort, par Henri Proglio. Le projet nécessite un investissement d’environ 13 millions d’euros. Le bâtiment d’une surface de 1 760 m² et de 24 mètres de hauteur sera livré en 2013.

A Belfort, Ludovic Dupin


Représentation de la centrale à gaz de GE Energy

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