EDF et GDF Suez s'affrontent dans l'éolien en mer

par Benjamin Mallet

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PARIS (Reuters) - EDF Energies nouvelles a annoncé vendredi qu'il serait candidat aux deux lots prévus dans le cadre du deuxième appel d'offres lancé par la France pour des éoliennes en mer.

Cet appel d'offres porte sur quelque 200 éoliennes au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée) pour une capacité totale de 1.000 mégawatts (MW) - équivalant à la puissance d'un réacteur nucléaire - répartie entre les deux lots.

EDF EN sera à la tête d'un consortium - en partenariat avec l'allemand WDP offshore - qui proposera la turbine Haliade 150 développée par Alstom, d'une puissance de 6 mégawatts.

L'autre consortium candidat, emmené par GDF Suez en partenariat avec le portugais EDP Renewables et le français Neoen Marine, organise pour sa part une conférence de presse sur le sujet à la mi-journée, juste avant l'heure limite de remise des offres à la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Selon la presse, il devrait proposer une nouvelle turbine de 8 MW développée par Areva.

La CRE aura quatre mois pour instruire les dossiers des candidats et fournir son analyse des offres au gouvernement, qui désignera ensuite les vainqueurs.

La construction des éoliennes et leur mise en service progressive devrait intervenir entre 2021 et 2023.

Les investissements générés par le deuxième appel d'offres français pour des éoliennes en mer s'élèveront à environ 3,5 milliards d'euros et favoriseront la création des 10.000 emplois industriels directs attendus grâce au développement de la filière, selon des indications fournies par le gouvernement en début d'année.

DES AMBITIONS À L'EXPORT

Alstom souligne que sa turbine est la seule de cette puissance à être installée en mer et estime que les nouvelles capacités prévues dans le nouvel appel d'offres pourraient favoriser ses ambitions à l'export vers le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Europe du Nord.

Le groupe a déjà lancé ou programmé la construction de quatre usines - deux à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et deux à Cherbourg (Manche) - destinées à la fabrication des différents composants clés des éoliennes qui devraient créer à terme 5.000 emplois dont 1.000 directs.

Au printemps 2012, le consortium mené par EDF et Alstom avait été le grand gagnant du premier appel d'offres lancé par l'Etat pour une capacité totale de 2.000 MW, remportant trois champs d'éoliennes sur les cinq mis aux enchères, un quatrième ayant été attribué à l'espagnol Iberdrola et Areva.

Le site du Tréport n'avait en revanche pas été attribué, l'unique candidature déposée par GDF Suez et son partenaire Siemens n'ayant pas été retenue en raison d'un prix jugé trop élevé.

Le cahier des charges du nouvel appel d'offres, qui reprend en grande partie celui du premier, implique cependant une plus grande sélectivité en matière de prix.

Les projets seront au final sélectionnés selon trois critères : la qualité du projet industriel et social (40% de la note finale), le prix d'achat de l'électricité proposé (40% également) et le respect de l'environnement et des activités existantes (20%).

Edité par Dominique Rodriguez

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