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L'Usine de l'Energie

EDF envisage de céder 6,5 milliards d'euros d'actifs pour financer les EPR anglais

Astrid Gouzik , , , ,

Publié le

Selon les informations de nos confrères des Echos, l'électricien français aurait inscrit à son budget 2016 près de 6,5 milliards d'euros de cession d'actifs. Il pourrait notamment céder 50% du capital de RTE.


Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF

En octobre dernier, Jean-Bernard Levy, le PDG d'EDF, détaillait son plan industriel nommé "Cap 2030".  Ses trois priorités : remettre le service client au cœur de l’entreprise, accroître les énergies renouvelables et internationaliser EDF. Et en termes de finances, ce plan contient aussi un objectif de flux de trésorerie positif en 2018.

Serait-ce dans cette optique qu'EDF envisagerait de céder environ 6,5 milliards d'euros d'actifs en 2016 ? Selon les Echos, il s'agirait notamment de financer la construction des deux réacteurs EPR à Hinkley Point en Angleterre. Ce serait la nouvelle philosophie d'EDF pour tenir les objectifs de "Cap 2030" : "financer les nouveaux projets par des actifs existants, en réallouant le capital pour ne plus accroître l’endettement (37,5 milliards d’euros mi-2015) et tenir l’engagement de faire entrer plus d’argent dans le groupe qu’il n’en sortira à partir de 2018", écrit le quotidien économique.

Une partie du parc nucléaire britannique

Parmi les actifs qu'il serait prêt à céder figure la moitié du capital de RTE, la filiale d'EDF gestionnaire du réseau haute tension. Ce projet n'est pas vraiment une nouveauté, il traîne dans les cartons d'EDF depuis plusieurs années. Mais l'ancienne direction semblait hésitante. Jean-Bernard Lévy serait, lui, plus ouvert à la possibilité de se séparer de 50% de RTE.

EDF envisagerait aussi de vendre une part de son parc nucléaire britannique. Cela permettrait de financer le projet d’Hinkley Point. "Le capital des 8 centrales (15 réacteurs) exploitées par EDF Energy est déjà ouvert : le britannique Centrica en détient 20 %. Mais EDF pourrait, selon cette réflexion, céder jusqu’à 29 % de ses actifs, ce qui lui permettrait d’en conserver le contrôle (à 51 %)", détaille Les Echos.

Le 21 décembre dernier, EDF a cédé sa place au sein du CAC 40. Une sortie qui se profilait déjà depuis plusieurs semaines. Dans une note, la Société Générale expliquait que la situation boursière du groupe EDF "s'est détériorée" faisant de lui "un candidat sérieux pour l'élimination".

Astrid Gouzik

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