EDF confirme ses premières analyses de l'accident de Fukushima

Le groupe, qui vient de rendre 7 000 pages d'études sur la sûreté de ses centrales à l'Autorité de sureté nucléaire (ASN), décline les premières mesures pour accroître la sûreté de son parc nucléaire. La principale leçon tirée de Fukushima a été notamment l'impossibilité de réactiver le refroidissement des réacteurs.

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EDF confirme ses premières analyses de l'accident de Fukushima

Cinq mois après la catastrophe de Fukushima, EDF a remis 7 000 pages d'analyses sur la sûreté de ses centrales à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans le cadre des stress tests français et européens. Pour l'heure, le principal retour d'expérience de Fukushima reste l'incapacité des Japonais à brancher des générateurs de secours sur leur centrale inondée par la vague géante du tsunami.

EDF propose plusieurs solutions pour éviter un tel chaos. Chacun des 58 réacteurs français recevra un générateur diesel "d'ultime secours", censé être plus résistant aux séismes et aux inondations. Les bassins d'eau existants seront raccordés directement aux générateurs de vapeurs et aux piscines de combustible usagé afin de servir de refroidissement en cas de perte de la source froide. Enfin, les filtres à césium seront mieux protégés.

Diminuer la sous-traitance

La plus grande innovation reste la création d'une force d'action rapide pour intervenir sur un site accidenté. EDF parle de véritable "commando du GIGN". Cette équipe sera capable, en 24 heures, de déployer le matériel nécessaire à la reprise de contrôle d'une centrale.

En sus de ces mesures, EDF a annoncé sa volonté de diminuer son recours à la sous-traitance. Désormais, l'électricien souhaite se limiter à trois échelons de sous-traitants. En juin, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques avait dénoncé un trop important appel à la sous-traitance qu'il jugeait délétère pour la sûreté.

EDF ne chiffre pas ces investissements mais ils se compteront en milliards d'euros. Un investissement significatif alors que le groupe devra dépenser environ 30 milliards d'euros dans les années à venir pour porter la durée de vie de ses réacteurs de 30 à 40 ans.
L'ASN va maintenant étudier la validité de ces propositions d'ici fin 2011, avant de rendre un avis et de transmettre ses conclusions à l'échelon européen.

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