Quotidien des Usines

EDF confirme ses investissements à Fessenheim

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EDF va investir 20 millions d’euros supplémentaires dans la centrale de Fessenheim, alors que la fermeture de cette dernière est déjà annoncée.

EDF confirme ses investissements à Fessenheim © AFP/LAGAZETA

Malgré la fermeture prévue en 2017 des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Bas-Rhin), EDF a confirmé des investissements. e Lundi 18 juin, Thierry Rosso, le directeur de la centrale, affirmait, devant la Commission locale d’information et de surveillance (CLIS) de Fessenheim, qu’ "il y aura des investissements jusqu’au dernier jour. C’est le prix de la sûreté".

Il fait allusion à l’investissement de 20 millions d’euros demandé par l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) d’ici juin 2013 pour poursuivre l’exploitation du site. 15 millions d’euros seront utilisés pour épaissir le radier du réacteur n°1. Il s’agit de la dalle de béton située sous l’installation, dont l’épaisseur est actuellement d’1,5 mètre, contre 2,5 mètres à 3 mètres sur le reste du parc français.

Cette décision d’investissement n’est pas surprenante alors qu’EDF a déjà déboursé 380 millions d’euros sur les deux réacteurs pour accroître leur durée de vie de 30 à 40 ans. Par contre, elle témoigne d’une relative confiance dans l’avenir de cette centrale.

Pour certains économistes, sa fermeture prévue avant 2017 n’est pas acquise. Michel Chevalier, professeur à l'Université Paris Dauphine, rappelle que la fermeture d’une centrale, autorisée à fonctionner par l’ASN, est "une destruction de valeur". Jacques Percebois, le directeur du Centre de recherche en économie et droit (CREDEN), affirme : "Si on ferme Fessenheim, cela doit être pour des raisons politiques et non pas pour des motifs de sureté. Sinon, on décrédibilise l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la France devra fermer nombres d’autres centrales".

La fermeture de Fessenheim a été annoncée par François Hollande durant la campagne présidentielle. Elle s’inscrit dans sa volonté d’abaisser la part de la production nucléaire en France à 50 % en 2025, contre près de 75 % aujourd’hui.

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