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L'Usine Energie

EDF cède la moitié de la RTE et prévoit une année 2017 compliquée

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EDF a scellé la cession de 49,9% du capital de sa filiale RTE à la Caisse des dépôts et CNP Assurances lors d'une réunion du conseil d'administration. Le premier producteur français d'électricité a aussi annoncé s'attendre à un exercice 2017 plus difficile que cette année.

EDF cède la moitié de la RTE et prévoit une année 2017 compliquée
/Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahe
© Stephane Mahe / Reuters

Annoncée cet été, EDF a enfin scellé la cession partielle de sa filiale RTE. Le conseil d'administration réuni mercredi a signé la cession de 49,9% du capital de la filiale RTE à la Caisse des dépôts (CDC) et CNP Assurances. La valorisation définitive est fixée à 8,2 milliards d’euros pour 100 % des fonds propres de RTE. EDF bénéficiera éventuellement d’un complément de valeur pouvant atteindre 100 M€.

"Le schéma retenu prévoit l’entrée de la Caisse des Dépôts et de CNP Assurances comme actionnaires de référence de RTE aux côtés d’EDF, à travers la création d’une coentreprise détenue conjointement par EDF (50,1 %) et la Caisse des Dépôts et CNP Assurances (49,9 %)", précise le communiqué.

Dès le départ, les syndicats d’EDF se sont montrés hostiles à la cession de RTE. Dans une lettre ouverte, la CFDT estimait que "l’ouverture du capital de RTE pourrait conduire, à terme, à sa sortie du groupe EDF", qui "ouvrirait la voie à une privatisation d’EDF". Car c’est l’intégration à EDF de RTE qui empêche la privatisation d’EDF, expliquait la lettre.

L’ouverture du capital de RTE s’inscrit dans un programme de cessions d’environ 10 milliards d’euros à l’horizon 2020 prévu par EDF pour réduire son endettement et financer d’importants investissements, en particulier le grand carénage et la construction controversée à Hinkley Point, en Grande-Bretagne, de deux réacteurs EPR.

Un exercice 2017 difficile

EDF révoit pour l'année prochaine un bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) compris entre 13,7 et 14,3 milliards d'euros, après celui de 16,0 à 16,3 milliards attendu cette année. Il explique cette dégradation par la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni par rapport à 2016 et celle des volumes souscrits dans le cadre du mécanisme ARENH (accès régulé à l'électricité nucléaire historique) de revente d'une partie de sa production nucléaire à ses concurrents.

Dans un communiqué, EDF ajoute que "l'Ebitda 2018 devrait être en croissance sensible par rapport à 2017, et ce d'autant plus si les prix de gros de l'électricité sont bien orientés".

Le groupe confirme parallèlement son intention de soumettre d'ici la fin du premier trimestre 2017 à son conseil d'administration, si les conditions de marché le permettent, un projet d'augmentation de capital d'environ quatre milliards d'euros, "l'Etat actionnaire s'étant engagé à y participer à hauteur de trois milliards d'euros".

 

Avec Reuters

 

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