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L'Usine Energie

EDF – Areva : un accord pour le rapprochement validé in extremis

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le

Un jour avant le terme du délai imparti à Areva et EDF pour trouver un compromis quant à la cession de la branche "réacteur" du géant du nucléaire, les deux groupes viennent d’annoncer la signature d’un protocole non engageant, ce jeudi 30 juillet. Le document a été approuvé par les conseils d'administration des deux entreprises.

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Crédit : Guilhem Vellut/Flickr/CC.

C’est à l’occasion de la présentation respective des résultats semestriels des deux énergéticiens français, que l’annonce de la signature d’un protocole d’accord entre EDF et Areva pour le rachat de l’activité réacteurs d’Areva NP par EDF a été officialisée. Depuis plusieurs semaines, les deux fleurons de l’industrie française, ont tenté âprement d’aboutir à un accord, en vue d’éviter le crash pour Areva. Mardi 28 juillet, grâce à nos confrères du journal Le Monde, on apprenait qu’un protocole d’accord, suivant l’arbitrage de l’Etat rendu le 3 juin dernier, venait d’être acté et qu’il serait officialisé ce jeudi 30 juillet lors de la présentation aux investisseurs des résultats d’EDF et d’Areva.

Chose faite donc puisqu’Areva confirme la séparation de ses deux activités dans un communiqué. La construction et la maintenance des réacteurs d’une part, et la fourniture et le retraitement de combustible nucléaire d’autre part. "Nous nous donnons un objectif clair à l’horizon 2017 : transformer Areva en une entreprise compétitive et recentrée sur son cœur de métier, le cycle du combustible nucléaire, où elle possède un capital industriel et humain unique au monde", annonce alors l’énergéticien.

une transaction à 2,4 millions d’euros

EDF, client principal d’Areva, reprendra, selon les termes de l’accord, la composante "réacteurs" par l’acquisition d’au moins 75% de l’entité Areva NP pour 2 milliards d’euros ainsi que d’autres actifs pour 400 millions d’euros. Le prix initial fixé à 2 milliards d’euros ayant été jugé trop bas par les dirigeants d’Areva, l’apport des nouveaux actifs est finalement venu garnir le panier de la mariée pour un total de 2,4 milliards d’euros.  

Par ailleurs, le protocole d’accord précise qu’Areva conserverait une participation stratégique dans la branche Areva NP d’au plus 25 % à laquelle seraient associés des droits de gouvernance adaptés à la qualité d’actionnaire minoritaire stratégique d’Areva.

"Conformément aux orientations fixées par l'Etat, le nouveau rapprochement entre EDF et Areva sera de nature à améliorer l'efficience de notre coopération et à accroître les chances de succès de nos grands projets nucléaires à l'international", précise EDF dans son rapport d’activité du premier semestre 2015.

Un objectif de finalisation fixé courant 2016

En dehors du rachat de la branche Areva NP par EDF et de la prise en compte des orientations fixées par François Hollande au mois de juin, d’autres éléments ont été précisés par Areva quant à la feuille de route stratégique du géant de l’atome.  Les termes du partenariat stratégique entre Areva et EDF vont devoir être définis, et une coentreprise pour la conception, la gestion de projets et la commercialisation des réacteurs neufs devrait voir le jour. Le protocole d’accord officialisé ce jour n’est donc que le préalable à de nouvelles discussions structurantes pour les deux "nouveaux amis". "L’objectif des parties est de réaliser cette opération courant 2016 après obtention des autorisations réglementaires et levée des autres conditions suspensives de l’opération", selon le communiqué d’Areva, qui annonce par ailleurs l’arrivée de Bernard Fontana à la présidence d’Areva NP.

Un plan de transformation global d’Areva

Le groupe nucléaire, lesté de son activité la plus fragile, confirme par ailleurs le maintien du cap de son "plan de performance". Notamment son objectif de réduction d’emplois de 5 000 à 6 000 pour l’ensemble du groupe, donc 3 000 à 4 000 emplois pour la France, d’ici fin 2017. Areva annonce également l’ouverture du livre II du dialogue avec les syndicats au mois d’octobre. L’entreprise entend atteindre 1 milliard d’euros de gains opérationnels par rapport à 2014 et souhaite renforcer ses accords commerciaux avec EDF sur l’uranium naturel, la conversion, l’enrichissement, ou encore le traitement-recyclage.

Aurélie M'Bida

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