Edenred en hausse de plus de 20% pour sa première séance

PARIS (Reuters) - Le titre Edenred (ex-Accor Services) signe la plus forte hausse du CAC 40 et s'échange plus de 20% au-dessus de son prix de référence vendredi à la Bourse de Paris, les investisseurs achetant une valorisation attractive et les bonnes perspectives du groupe.

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A 10h55, l'action du groupe de services prépayés, issu de la scission d'Accor en deux entités, grimpe de 23,03% à 14,025 euros soit légèrement au-dessus de la fourchette de 11 à 14 euros avancée par le président d'Accor mardi lors de son assemblée générale.

Euronext avait annoncé jeudi que le prix de référence technique d'Edenred pour l'ouverture du marché vendredi était de 11,40 euros.

"Edenred bénéficie d'un effet d'aubaine. Les fondamentaux du business sont forts et ils ont fixé le prix au bas de la fourchette et en dessous du marché gris", commente Guillaume Rascoussier, analyste chez Oddo Securities.

Selon des traders, les titres Edenred se traitaient jeudi sur le marché gris aux alentours de 12 euros.

"Cette valorisation conduit à une capitalisation implicite d'environ 2,6 milliards d'euros et place Edenred à un PE 17,7 pour 2010 et 14,3 pour 2011, largement en ligne avec Visa", écrit Matthias Desmarais, analyste chez Exane BNP Paribas.

"Fondamentalement, nous restons positifs sur son business model et sa capacité à atteindre ses objectifs", ajoute-t-il.

Le titre profite également d'un aspect technique du fait de sa présence au CAC 40 mais il en sera retiré dès lundi.

"Les fonds indiciels sont obligés d'intégrer Edenred dans leurs portefeuilles dans la mesure où la valeur est dans le CAC 40", indique un trader parisien.

"La pression vendeuse reviendra lundi quand elle en sera retirée, à moins d'une entrée surprise d'un gros acteur dans le capital", prévient-il.

L'ACTION ACCOR EN REPLI

En revanche, le titre Accor cède 4,9% à 23,465 euros, soit la plus forte baisse du CAC 40.

"Accor, pour sa part, bien que devant bénéficier à court terme d'un 'news flow' très favorable, risque probablement plus de souffrir à court terme de sa valorisation implicite plutôt élevée et des risques qui pèsent sur la croissance mondiale, qui mettent traditionnellement le secteur hôtelier sous pression", écrit Natixis dans une note de recherche.

"On avait peur d'un 'flowback' sur les actions Accor et le 'flowback' est plutôt limité", nuance de son côté Guillaume Rascoussier.

Accor s'apprête par ailleurs à céder le contrôle de la société de restauration ferroviaire Compagnie des Wagons-Lits (CWL) à Newrest Group International et pourrait annoncer un accord sur ce sujet en début de semaine prochaine, rapportent Les Echos vendredi.

Le journal écrit également que le projet d'introduction en Bourse de Groupe Lucien Barrière, "option privilégiée" de son désengagement de l'exploitant de casinos et d'hôtels de prestige, sera présenté aux analystes le 7 juillet.

Une porte-parole du groupe a indiqué qu'Accor ne faisait "aucun commentaire" à ce sujet.

Florent Le Quintrec, avec Dominique Vidalon et Raoul Sachs, édité par Benjamin Mallet

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