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L'Usine Maroc

"Ecosystème Renault" au Maroc : le constructeur précise (un peu plus) ses intentions

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Après la cérémonie officielle de création de l'"écosystème Renault" au Maroc vendredi 8 avril à Rabat, le groupe vient de détailler certains de ses projets. Pas de promesses sur l'emploi ou les investissements mais l'objectif de parvenir à 1,8 milliard d'euros par an de sourcing au Maroc d'ici à 2023 ou encore d'atteindre 65% d'intégration locale pour ses usines.

Ecosystème Renault au Maroc : le constructeur précise (un peu plus) ses intentions © Fadel Senna/AFP

Les entreprises citées

Renault Maroc a précisé davantage ses intentions ce vendredi 11 avril dans un communiqué publié dans l'après-midi suite aux conventions signées le 8 avril avec le gouvernement marocain relatives à la mise en place d'un "Ecosystème Renault".

Elément clé "l'engagement du groupe Renault est d'atteindre un taux d'intégration de 65% qui passe par une localisation en profondeur ainsi qu'une intégration locale renforcée par les matières et les composants" expose le constructeur français dans son communiqué.

Le groupe indique la création d'un plateau d'intégration locale. Celui-ci " comprendra des ressources d'achats, ingénierie, et logistique afin d'optimiser le sourcing local et de faire du Maroc une base d'exportation industrielle solide".

Grâce à la mise en place de cet écosystème, le groupe Renault compte ainsi à l'horizon 2023, réaliser 20 milliards de dirhams (environ 1,8 milliard d'euros) de sourcing au Maroc, ce qui intègre aussi bien les achats locaux que l'export (hors véhicules).

Objectif, "doubler le nombre de fournisseurs et de nouvelles technologies afin de développer la filière automobile".

Bref, l'idylle entre le Maroc et le constructeur au losange entamée avec son investissement record à Tanger Melloussa en 2012 (1,2 milliard d'euros d'investissements à ce jour) se poursuit.

Selon Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'industrie qui a signé les conventions avec Bernard Cambier, directeur des opérations de la région Afrique-Moyen-Orient chez Renault, cet "Ecosystème Renault" devraient s'accompagner de 900 millions d'euros d'investissements industriels au sein du groupe et de ses fournisseurs et de 50 000 emplois attendus au sein de la filière. 

Mais ces chiffres n'ont pas été repris par Renault dans son communiqué du 11 avril.

La mise en lumière de cette filière autour de Renault s'intègre dans la stratégie impulsée en 2014 par le ministre de l'Industrie de créer des clusters ou "écosystèmes" dans quelques grandes filières industrielles comme l'automobile, l'aéronautique ou les engrais.

La filière automobile marocaine compte plus de 160 usines ou 90 000 salariés et va encore se développer avec la mise en service d'une usine à Kénitra d'ici à 2019 par PSA qui, de son coté, incite aussi ses fournisseurs jusqu'en Chine, à opter pour le Maroc.

Avant la signature à Rabat du vendredi 8 avril , le groupe Renault, avait accueilli au sein de l'usine Renault-Nissan de Tanger 250 fournisseurs internationaux pour leur présenter le nouvel écosystème qui s'appuiera sur les "très forts atouts du Maroc" des installations industrielles récentes, des infrastructures de très bon niveau tant portuaires qu'autoroutières et une main d'oeuvre de grande qualité et bien formée".

Déjà 288 053 véhicules produits en 2015, soit une hausse de 26%

En matière de chiffres, en 2015, Renault rappelle une production de 288 053 véhicules (+26%), dont 229 025 pour l'usine de Tanger inaugurée en février 2012.

Le volume des exportations lui, en hausse de 26% représente 95% de la production 2015. Quant à l'effectif employé au Maroc, il s'élève à 9 653 contre 8 000 en 2014 précise le groupe.

Pour rappel sur la zone Europe du sud Méditerranée, le groupe compte des usines dans de nombreux pays : Espagne, Portugal, Slovénie, Turquie, Roumanie ou Algérie qui sont de facto en concurrence interne avec celle du Maroc pour les productions à venir.

L'usine de Tanger qui doit atteindre à terme une production de plus de 340 000 unités, voire plus, est une des plus importantes du groupe.

Au Maroc, outre Tanger, le constructeur contrôle aussi à 80% l'usine historique Somaca de Casablanca (environ 55 000 véhicules par an).

Selon Renault, "le Maroc est un des pays qui ont le plus progressé dans le domaine de la fabrication industrielle, et l’un des enjeux de l’Ecosystème Renault sera de poursuivre les progrès dans ce domaine".

N.D.

 

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