[Economie circulaire] La fédération de la plasturgie et des composites réclame des outils à la hauteur des enjeux

A quelques mois de la publication de la feuille de route économie circulaire, les plasturgistes ont rappelé, mardi 19 décembre, par la voix de leur fédération, leur volonté de faire de l’utilisation de la matière recyclée une de leurs priorités.

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[Economie circulaire] La fédération de la plasturgie et des composites réclame des outils à la hauteur des enjeux
Sébastien Petithuguenin, Vice-président Environnement de la Fédération de la Plasturgie et des Composites avec à sa gauche, Jean Martin, Délégué Général, et Florence Poivey, Présidente de la Fédération, a présenté, mardi 19 décembre, les engagements de la filière en faveur de l'économie circulaire.

Avec 20 % de plastiques issus du recyclage en France, les plasturgistes ont encore du chemin à faire pour atteindre les 100 % attendus en 2025. Pour Sébastien PetitHuguenin, vice-président environnement de la fédération de la plasturgie, "les acteurs de la filière ne pourront pas atteindre seuls ce résultat. Nous pourrons au mieux nous engager sur un volume de 40 %" a t-il indiqué, avant de préciser : "La mise en place de moyens économiques sera la condition sine qua non pour atteindre des objectifs plus ambitieux". En attendant, la fédération a confié à IPC, le centre technique industriel de la plasturgie ainsi qu'à d'autres partenaires, le soin de définir des objectifs d’introduction de matière recyclée filière par filière. "Nous les formaliserons ensuite dans le cadre d'un engagement pour la croissance verte qui dessinera une feuille de route et nous permettra de suivre notre progression."

Valoriser la tonne de CO2

"La clé de la transition de notre industrie vers le 100 % recyclage passe par la création d’outils incitant à utiliser davantage de matière recyclée dans les plastiques et permettant la transformation de l’outil industriel", a précisé Florence Poivey, présidente de la fédération. Parmi les mesures attendues par la profession en mars prochain, l’attribution d’une valeur financière incitative -entre 40 et 50 euros la tonne de Co2- aux certificats d’économie carbone et d’énergie liés à l’incorporation des matières plastiques recyclées. "Chaque tonne de plastique recyclé produite économise 3,5 tonnes d’émission de carbone", a rappelé Sébastien Petithuguenin qui assure qu’un soutien d'environ 150 euros/tonne produira "un effet incitatif massif".

Augmenter la TGAP

La mise en place de mécanismes de financement est aussi attendue comme la hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), ou la taxation des produits non soumis à la REP et qui n’ont pas de filière de recyclage. "L’augmentation de la TGAP doit porter sur les tonnes qui vont en décharge et à l’incinération, et pas uniquement sur celles qui vont en enfouissement", a appelé de ses vœux celui qui est aussi directeur général de Paprec group, acteur majeur du recyclage en France. "Sinon, nous risquons de passer à côté du développement du recyclage et des combustibles solides de récupération (CSR)."

Réindustrialiser la filière

La transformation de l’outil industriel représente l’autre enjeu de la profession. Pour cela, les représentants de la fédération réclament aux pouvoirs publics la création d’un fonds d’investissement de type "grand emprunt" pour aider les plasturgistes à s’équiper en vue d’incorporer davantage de matières premières issues du recyclage. "Nous ne devons pas perdre de temps. Sinon, la transition n’aura pas lieu au cours de ce mandat", a prévenu Sébastien PetitHuguenin qui souhaite également que cette transition soit une opportunité pour les entreprises françaises de se mettre au niveau de leurs concurrentes italiennes notamment.

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