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Ecomouv' : l'Etat va résilier le contrat et le contester

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Publié le , mis à jour le 31/10/2014 À 07H18

Le gouvernement a officiellement annoncé la résiliation du contrat de partenariat avec Ecomouv’. C’est la fin d’une situation ubuesque. Mais une bataille juridique commence.

Ecomouv' : l'Etat va résilier le contrat et le contester
Une bataille juridique va être engagée pour mettre fin au contrat de l'écotaxe.
© Wikimedia commons

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Ecomouv’, c’est fini ! Alors qu’hier encore des employés de la société, filiale de l’Italien Autostrade, réparaient encore des portiques endommagés, ce jeudi 30 octobre Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat chargé des Transports,  annonçait officiellement au Sénat que "le gouvernement a décidé de résilier le contrat de partenariat conclu avec Ecomouv’ le 20 octobre 2011". Le feuilleton écotaxe, version péage de tronçons routiers, est clos. Le – bon – travail de la commission parlementaire et ses recommandations n’auront servi à rien, pas plus que le montage d’une écotaxe édulcorée.

La réaction du gouvernement s’explique d’une part par la situation ubuesque d’une entreprise qui continuait à travailler inutilement, juste pour honorer à la lettre son contrat et éviter ainsi d’être prise en défaut. D’autre part, le compromis signé par le gouvernement avec Ecomouv’ en mai 2014 prévoyait qu’en cas de résiliation après le 31 octobre, la pénalité pour dédit serait encore plus élevée.

Contester la validité juridique

On continuera pourtant à entendre parler d’Ecomouv’, car les juristes du ministère de l’Ecologie, dont dépend le secrétariat d’Etat aux Transports, ne sont pas restés les bras croisés. Le gouvernement se laisse la possibilité de contester la validité juridique du contrat. Alain Vidalies l’a indiqué au Sénat, et a pris soin d’enfoncer le clou par tweet posté dans la foulée : 

En clair, tout sera tenté pour ne pas payer la somme prévue en cas de résiliation, qui s’élève à plusieurs centaines de miillions d’euros.

Patrice Desmedt

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