Eboulement mortel dans le laboratoire de déchets nucléaires de Bure

Un éboulement dans le laboratoire souterrain de Bure a provoqué un mort et un blessé. Ce site est en activité depuis 2000 et c’est le premier évènement du genre.

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Le laboratoire de Bure - Crédits Pascal Guittet

Le mardi 26 janvier, un éboulement a eu lieu dans le laboratoire souterrain de Bure dans la Meuse. Les secours sur place font état d’un mort, un prestataire d'Eiffage, et d’un blessé. On ignore encore les raisons de l’accident.

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Ce laboratoire souterrain, situé à 500 mètres de profondeur dans une couche d’argile, est un lieu d’expérimentation pour préparer Cigéo, le site d’enfouissement des déchets hautement radioactifs produits par le parc nucléaire français. Il est géré par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

Tests de forages

Sur ce site, sont testés une multitude de paramètres comme la vitesse de migration de traceurs radioactifs dans le sol, des emballages pour contenir les déchets ou encore des techniques de forage et de consolidation des galeries. Le laboratoire a été inauguré en 2000 et aucun effondrement de galeries n’était jamais survenu. C'est cependant le deuxième décès, le premier étant lié à des opérations industrielles.

Cette tragique actualité survient alors que le programme d’enfouissement des déchets nucléaires est au cœur d’une polémique. Dans un dernier rapport, l’Andra a annoncé un doublement du coût de Cigéo à plus de 30 milliards d’euros. De leur côté, les industriels producteurs de déchets avancent un coût de 20 milliards d’euros. Le ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’Energie a tranché à 25 milliards d’euros.

Ludovic Dupin

Diaporama : Le laboratoire souterrain de stockage de déchets radioactifs de Bure - A voir ici

2 Commentaires

Eboulement mortel dans le laboratoire de déchets nucléaires de Bure

verdarié
01/02/2016 14h:59

Peut on vraiment trancher en matière de risques ? Dire que ce sera 25 milliards pour les risques que nous connaissons...Oui ! Mais il restera ceux qu'on préfère ne pas voir, ceux qu'on découvre et ceux qui sont imprévisibles.

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administré clairvoyant
02/02/2016 15h:56

Verdarié, il s'agit malheureusement d'une décision politique et non technique d'un Etat qui doit arbitrer entre d'une part l'impératif d'une Agence nationale de gestion des déchets de faire le travail dans des conditions de maîtrise des risques optimales, et d'autre part l'intérêt financier d'entreprises publiques (détenues à plus de 51%) productrices de déchets de minimiser les sommes à provisionner. Autrement dit l'Etat est en conflit d'intérêt d'où l'absurdité de sa position en tant qu'arbitre.

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