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EADS: "Nous envisageons plusieurs acquisitions aux USA"

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L’Amérique du Nord ne représente que 15 % du chiffre d’affaires du consortium européen. S’y développer, dans le segment de la défense et de la sécurité, fait partie des priorités stratégiques esquissées par ses dirigeants.

EADS: Nous envisageons plusieurs acquisitions aux USA
Louis Gallois veut qu'EADS tonifie sa présence sur le marché américain.
© REUTERS

«Il faut développer notre présence aux Etats-Unis», n’a pas manqué de rappeler Louis Gallois, président exécutif d’EADS. Des propos tenus dans le cadre de la participation du consortium européen à l’appel d’offres lancé par le Pentagone pour la première tranche initiale du renouvellement de sa flotte de ravitailleurs. Un contrat d'une quarantaine de milliards de dollars que lorgnent EADS et Boeing.

En vertu d’un plan stratégique esquissé par le géant européen de l’aéronautique et de la défense, «Vision 2020», l’aviation civile (Airbus) ne doit plus avoir la priorité absolue en raison de l’instabilité des cycles des transports aériens. La défense se profile comme un relais de croissance plus fiable. Autre aspect mis en exergue dans ce rapport: une implantation accrue en Amérique du Nord, région garantissant au consortium européen à peine 15 % de ses ventes, comme le relève un collaborateur de Louis Gallois.

Hélicoptères et sécurité aéroportuaire

Certes, EADS a fourni des appareils à tous les grands transporteurs aériens américains, mais apparemment il en est encore à ses balbutiements quant aux contrats militaires dans cet immense pays. Le début de l’offensive remonte à 2006. Eurocopter a fourni 300 hélicoptères légers à l’US Army. Côté acquisitions et non plus commandes, autre contrat, plus récent, signé sur les terres de l’Oncle Sam:  «Nous avons acheté une boîte spécialisée dans la sécurité des aéroports, Plant-CML.»

Ce collaborateur d’EADS garantit à l'Usinenouvelle.com que le groupe se prépare à «plusieurs acquisitions ces prochains mois» destinées à renforcer sa présence aux USA. Et revenant sur l’appel d’offre du Pentagone pour les ravitailleurs, il fait observer: «Les 179 appareils à livrer dont on parle actuellement ne sont que la première tranche d’un renouvellement bien plus important puisqu’à long terme c’est en principe un marché de plus de 400 avions ravitailleurs et de mission (Awacs, etc) qui s’ouvre...»

Parmi les raisons de l’obstination d’EADS à vouloir percer sur le marché américain, une donnée monétaire. Très exposé aux oscillations des taux de change entre le billet vert et l’euro, le groupe européen a tout intérêt à dévier une partie de sa production vers la zone dollar.

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