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EADS : Gallois confiant sur l’équilibre franco-allemand, offensif sur les ravitailleurs US

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EADS : Gallois confiant sur l’équilibre franco-allemand, offensif sur les ravitailleurs US © DR

Le patron du groupe européen d’aéronautique et de défense hausse le ton dans la bataille des ravitailleurs de l’US Air Force. A la suite de déclarations similaires de son partenaire américain Northrop Grumman, Louis Gallois accuse le Pentagone de favoriser son grand rival, en lui ayant fourni le prix de l’appareil européen. « Bien sûr, c'est pratique pour Boeing d'avoir le prix de notre ravitailleur », alors qu’EADS ne connaît pas celui du géant de Seattle et que les deux avions sont « globalement les mêmes ». Des propos tenus le 20 octobre lors d’une conférence à Washington. L’appel d’offres portant sur une première série de 179 ravitailleurs, soit 35 milliards de dollars, a été relancé le 24 septembre par le Pentagone.

EADS vient d’ailleurs de nommer l’ancien patron de la NASA (2001-2005), Sean O'Keefe, à la tête de sa filiale North America. Ce dernier prendra la responsabilité de CEO au 1er novembre et siègera au comité exécutif d’EADS à partir du 1er janvier 2010. L’actuel PDG d’EADS North America, Ralph Crosby, conserve les fonctions de président du comité de direction et supervisera l’appel d’offres des ravitailleurs américains.

Par ailleurs, Louis Gallois a déclaré au quotidien Financial Times Deutschland s’attendre à ce que l’équilibre franco-allemand soit maintenu au sein de l’actionnariat d’EADS. « Il y a plusieurs solutions, mais je crois qu'il est dans l'intérêt de chacun de maintenir l'équilibre entre la France et l'Allemagne dans la structure du capital ». Daimler, qui détient une option pour céder un tiers de ses actions, possède 22,5 % du capital du groupe européen, à égalité avec le consortium réunissant le groupe Lagardère et l’Etat français. Le patron d’EADS plaide également pour une simplification des structures du groupe, avec notamment un siège unique (au lieu de Paris et Munich), et l’adoption du statut de société européenne, mais pas pour tout de suite.
 

 




 

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