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L'Usine de l'Energie

E.ON détaille son plan de cessions d'actifs

Publié le

Le numéro 1 allemand de l'énergie précise le plan de cessions de son réseau de transmission d'électricité haute-tension et de 4 800 mégawatts de capacités de production. Fin février, E.ON annonçait qu'il passerait un accord avec la Commission Européenne comprenant la vente de capacités de transport et de production en contrepartie de l'abandon de deux enquêtes à son encontre pour pratiques anticoncurrentielles. Le géant allemand est notamment soupçonné d'avoir limité volontairement sa production pour faire grimper les prix et de s'être entendu avec GDF pour se partager le marché du gaz.

Estimé à près de 2 milliards d'euros, le réseau allemand haute-tension, qui s'étend sur 10 000 km de la frontière danoise à la frontière autrichienne, sera vendu à un groupe qui ne possède pas d'intérêts dans la production ou la fourniture d'énergie. La société d'investissement australienne Macquarie a déjà montré des dignes d'intérêts. Tout comme l'assureur bavarois Allianz - une solution nationale qui serait plus appréciée par le gouvernement d'Angela Merkel. D'autres candidats potentiels devraient se faire connaître dans les prochains mois.

Sur les 4 800 MW de capacités de production d'électricité (qui représentent un peu moins d'un cinquième du potentiel allemand d'E.ON), 1 500 MW seront cédés sous forme de droits d'approvisionnement que le groupe E.ON possède dans des participations minoritaires de trois centrales nucléaires (Gundremmingen, Krümmel et Unterweser). Ses participations dans les centrales au lignite de Lippendorf et Buschhaus seront vendues pour l'équivalent de 600 MW. 1 700 MW dans six centrales au charbon : Rostock, Mehrum, Veltheim, Bexbach (droits minoritaires), Farge et Zolling (toutes deux propriétés exclusives d'E.ON). En revanche, le géant allemand de l'énergie n'a pas l'intention de céder de nouvelles capacités de production dans le gaz, autres que celles vendues l'an passé au fournisseur norvégien Stratkraft. Enfin, à la rubrique énergies renouvelables, 350 MW seront cédés dans l'électricité hydraulique, en plus des actifs hydroélectriques récupérés par Stratkraft.

La Commission Européenne va étudier les conséquences de ce plan sur la concurrence dans le secteur énergétique, avant de rendre sa décision fin 2008. En cas de feu vert, E.ON disposera de six mois (renouvelables) pour finaliser ses ventes de capacité de production et de deux ans pour céder son réseau de transport d'électricité haute-tension.

Matthieu Maury


Un premier trimestre à moitié plein pour E.ON

Au premier trimestre 2008, le géant allemand de l'énergie enregistre un chiffre d'affaires en hausse de 8 % (sur un an) à 22,8 milliards d'euros. Son bénéfice d'exploitation (Ebit) ajusté demeure stable à 3,3 milliards. En revanche, son bénéfice net ajusté recule de 7 % à 1,8 milliard d'euros. E.ON explique cette diminution par l'impact de ses investissements, qui ont progressé de 72 % pour atteindre 2 milliards d'euros au premier trimestre. Il maintient toutefois son objectif de croissance comprise entre 5 et 10 % de son Ebit ajusté pour 2008.

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