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L'Usine de l'Energie

E. Leclerc et Carrefour jouent les bons princes dans la crise de la hausse des prix du carburant

Simon Chodorge , , ,

Publié le

La grande distribution surfe sur le mouvement de contestation contre la hausse des prix du carburant. Le 5 novembre, les enseignes d'hypermarchés E.Leclerc et Carrefour ont annoncé qu'elles allaient vendre le diesel et l'essence à prix coûtant durant certaines semaines du mois de novembre. Un coup de communication rêvé pour ces défenseurs auto-proclamés du pouvoir d'achat.

E. Leclerc et Carrefour jouent les bons princes dans la crise de la hausse des prix du carburant
La grande distribution surfe sur le mouvement de contestation contre la hausse des prix du carburant.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

La grande distribution veut se montrer bon prince dans l’affaire de la hausse des prix du carburant. Lundi 5 novembre, le PDG d’E.Leclerc a annoncé la vente à prix coûtant des carburants dans ses stations-service jusqu’au 30 novembre. Carrefour a répliqué le même jour en annonçant une offre similaire.

Initialement prévue du 2 au 4 novembre, l’offre commerciale d’E.Leclerc est donc prolongée sur l’ensemble du mois dans son réseau de 684 stations-service. Dans un communiqué, Michel-Édouard Leclerc justifie cette mesure par le “contexte d'augmentation drastique des prix des carburants” et par “son combat en faveur du pouvoir d'achat des Français.”

De la même manière, le groupe Carrefour a annoncé des “jours carburants” du 5 au 17 novembre. Le distributeur vendra également le carburant à prix coûtant dans les stations-services intégrées aux hypermarchés Carrefour.

Un mouvement de contestation chez les automobilistes

Les distributeurs se font ainsi l’écho d’un mouvement de contestation parmi les automobilistes contre la hausse des prix de l’essence et du diesel. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont appelé à bloquer les routes le 17 novembre. L’augmentation fait également réagir le secteur BTP. Fin septembre, les industriels de la construction s’opposaient également à la fin de l’avantage gazole.

E. Leclerc, deuxième opérateur pétrolier en France, fait même référence à la libéralisation des prix du carburant dans les années 1970 et 1980 pour expliquer son initiative : “La distribution de carburant était alors un monopole délivré par l'État aux compagnies pétrolières et, en l'absence de vraie concurrence, les prix des carburants étaient surévalués. Pendant près de 15 ans, E.Leclerc a intenté 467 procès, pour finalement porter l'affaire devant la Cour Européenne de justice. En 1985, cette dernière tranchait finalement en faveur de la libéralisation des prix du carburant.”

Un député LR propose un "chèque carburant"

L’opposition profite aussi du mouvement de contestation pour faire valoir ses mesures. En plein come-back politique, l’ancienne ministre de l’Environnement Ségolène Royal a dénoncé à travers l'augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) un “impôt de l’écologie punitive”. Guillaume Peltier, député Les Républicains du Loir-et-Cher, a proposé de son côté la création d’un “chèque carburant” de 100 euros par mois pour les 13 millions de Français qui n’ont pas accès aux transports en commun. Sur ces 100 euros, 40 seraient financés par l’État à l’aide d’une taxe sur les sociétés d’autoroute.

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