Dynamique

Comme toujours en telle période, il y aura des gagnants et des perdants.

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Dynamique
Que l'on aimerait se laisser bercer quelques jours encore par les souvenirs des belles images des J.O. Celle d'un Usain Bolt faisant valser les records sur le tartan du «nid d'oiseau ». Celle de l'homme poisson Michael Phelps. Celle d'une organisation sans faille pour des Jeux quasi (trop ?) parfaits. Las, il faut résister à la tentation.

Renvoyons donc la Chine à ses dragons intérieurs : crise écologique, inégalités croissantes nées de sa formidable expansion, liberté d'expression...

Renvoyons aussi la trêve olympique au néant d'où elle n'est jamais sortie : les tragédies afghane, irakienne, algérienne ou géorgienne. Oui, reprenons nos esprits. Et écoutons Ben Bernanke, le patron de la banque centrale américaine.

Selon lui, la période se caractérise par «l'un des environnements économiques et de politique monétaire les plus difficiles jamais vus». Lâchée le 22 août lors d'un symposium de la Fed dans le cadre enchanteur du Wyoming, la sentence est glaçante comme une pluie d'hiver. Le FMI vient, lui, de réviser à la baisse ses prévisions de croissance mondiale avec +3,9%pour cette année, contre 4,1% auparavant. Et pour l'an prochain +3,7% (contre +3,9%). Alors que faire ? En économie, les diagnostics sont assez faciles à établir, les remèdes beaucoup moins, surtout pour les gouvernements. Pour le nôtre, la marge de manoeuvre se résume à peu de chose. Des réformes de structure ont été lancées -timidement pour certains, brutalement pour d'autres -, le pays n'a guère la capacité d'en absorber de nouvelles. On peut croiser les doigts pour qu'elles produisent des effets. Pour le reste, oublions l'arme budgétaire, les caisses sont vides.

Et pour les entreprises ? Les chiffres sont des moyennes, c'est-à-dire des caricatures. Une croissance molle cache des contradictions. C'est, bien sûr, une industrie automobile cacochyme, un secteur de la construction qui pâtit de ses excès en Espagne, une finance à la panse trop longtemps gonflée. Mais c'est toujours aussi une forte dynamique dans l'énergie, les infrastructures, l'environnement, la santé ou la high-tech. Et des marchés à prendre à l'export, ralentissement ou pas. Comme toujours en telle période, il y aura des gagnants et des perdants. Comme souvent, l'innovation - managériale, technologique, ou marketing- sera la clé. «Yes, we can! », lance Barack Obama.

Pierre-Olivier Rouaud,
rédacteur en chef délégué
«L'Usine Nouvelle»

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