Quotidien des Usines

Durcissement monétaire, Réforme de l'IR... Toute l'actualité du 04/11/05

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Pas de durcissement monétaire à l'horizon... La Banque centrale européenne a maintenu hier à l'issue de son conseil, son principal taux directeur inchangé à 2 %. C'est le vingt-neuvième mois consécutif, remarque La Tribune. Jean-Claude Trichet, président de la BCE a assuré que l'institut monétaire pouvait agir à tout moment, si les menaces inflationnistes se faisaient plus pressantes, mais il souhaite pour le moment consolider la reprise dans la zone euro. Du coup, la monnaie européenne est retombée à 1,1960 dollar, tandis que les marchés boursiers rassurés ont accru leurs gains. Le CAC 40 s'est apprécié de 1,63 % relève Les Echos, dépassant 4.502 points. La plupart des observateurs tablent néanmoins sur une inflexion de cycle, avec un premier relèvement qui pourrait intervenir avant la fin de l'année. La banque laisse la porte ouverte à une possible hausse, remarque le Wall Street Journal.

La réforme de l'IR, temps fort du prochain débat parlementaire. Bien que Gilles Carrez, rapporteur général du budget, estime dans un entretien aux Echos, que l'on pourrait déstabiliser la réforme fiscale, avec très peu de modifications, les députés semblent prêts à en changer le profil, note La Tribune. Des dissensions apparaissent au sein de la majorité sur les effets de la réforme. Certains souhaiteraient plus de progressivité, en ne supprimant qu'une tranche au lieu de deux, d'autres voudraient relever quelque peu le taux marginal, que le gouvernement veut abaisser à 40 %. Des amendements médians devraient être adoptés, tant sur les tranches de l'impôt sur le revenu, sur la question du plafonnement des niches, que sur la notion de bouclier fiscal.

HP France propose de sauver 20 % des postes visés. Cet adoucissement éventuel du plan de restructuration, qui prévoit toujours la suppression de 1.240 emplois, serait bien sûr lié à une contrepartie, rapportent tous vos quotidiens. Les dirigeants du groupe informatique souhaitent que les salariés renoncent à l'accord d'entreprise sur les 35 heures. En cas d'annulation de ceux-ci, les employés français retomberaient sous le régime de l'accord de branche de la métallurgie, à savoir 218 jours travaillés, contre seulement 206 jours dans l'accord maison. Cette mesure, si elle était acceptée par les organisations syndicales permettrait de récupérer environ 250 postes. Les représentants du personnel ont par ailleurs annoncé la création d'un groupe de travail sur la réindustrialisation du site. Il aurait pour mission d'identifier les secteurs d'activité porteurs, dans lesquels le groupe américain pourrait investir.

Le débat sur l'EPR à l'épreuve du "secret défense". Le débat public qui doit se tenir pendant plusieurs mois, sur le nouveau réacteur nucléaire dit de troisième génération, est mal engagé relève La Tribune. La consultation devait mener un objectif clair : permettre à tous, maîtres d'ouvrages, élus, publics, associations, de s'exprimer librement sur l'opportunité et l'impact du projet, y compris sur les questions de sûreté et de sécurité. Hors les associations écologistes pourraient boycotter le débat alors que certains documents sur la vulnérabilité de l'EPR en cas d'attaque terroriste ont été classés "confidentiel défense" et ne seront donc pas accessibles. L'enjeu industriel du nouveau réacteur est pourtant énorme. Areva construit un premier EPR en Finlande et le premier exemplaire français devrait être inauguré à Flamanville en 2012. Une dizaine d'unités sont prévues par EDF à l'horizon 2020.

Automobile, Volkswagen sort du fossé. Le numéro un européen annonce un triplement de son bénéfice net au troisième trimestre, à 282 millions d'euros, contre seulement 76 millions sur la même période de l'année dernière, indique Les Echos. Le constructeur de Wolfsburg a profité de ventes en hausse et son plan d'économies, qui aura permis de réduire les coûts de plus de 3 milliards sur deux ans. Après le succès mitigé de sa nouvelle Golf, il profite du bon accueil réservé à sa nouvelle Passat, à sa Golf Plus et à sa petite Fox, ainsi que des retouches esthétiques prodiguées à sa gamme de berlines haut de gamme, Audi A3, A4 et A6. Il résiste ainsi plutôt mieux que ses concurrents, notamment français à la morosité actuelle du marché européen. Pour autant, le groupe allemand ne veut pas relâcher sa garde. Un nouveau plan d'économie est prévu, ainsi que le lancement dès cette semaine d'un programme de départ volontaire. Il est vrai que sur le marché américain, rappelle le Financial Times, le groupe pourrait encore aggraver ses pertes qui se montaient déjà l'année dernière à plus de 900 millions d'euros.

Fin de l'âge d'or de l'industrie du PC. Les fabricants de micro-ordinateurs vont avoir de plus en plus de mal à maintenir leur rentabilité, analyse Les Echos. Alors que même Dell, le numéro un mondial avec près de 17 % de part de marché et un modèle économique rentable, commence à s'essouffler, les constructeurs vont devoir faire preuve d'inventivité. Ils sont confrontés à une banalisation des produits, avec des prix tirés vers le bas et à une concurrence de plus en plus rude, alors que presque tous les moyens pour réaliser des économies ont été épuisés. Délocalisation, recours à la sous-traitance, raccourcissement des circuits logistiques, réduction des coûts, des effectifs et des stocks, les gisements d'économies potentielles restent limités. La plupart des experts prévoient une nouvelle phase de consolidation et un glissement de l'industrie des PC vers les pays asiatiques.

Les résultats de Fret SNCF se redressent. L'activité transport de fret de la compagnie nationale est toujours dans le rouge, mais l'objectif de pertes courantes est ramené à 248 millions d'euros en 2005, contre 382 millions d'euros l'année dernière. Selon Marc Véron le directeur général délégué, même si la productivité a encore insuffisamment progressé, le matériel est mieux utilisé. Le taux de remplissage des trains est en hausse de 5 points à 72 %, le taux de rotation des wagons a diminué,  tandis que le temps d'utilisation des locomotives est passé de 6 à 8 heures par jour. La ponctualité s'est également redressée, avec 90 % des convois à l'heure. Cependant, remarque Les Echos, l'avenir de cette filiale est encore incertain, alors que le problème des conflits sociaux reste entier. Il ont coûté 33 millions d'euros au premier semestre et les fédérations de cheminots ont annoncé une grève reconductible pour la deuxième quinzaine de novembre. La direction rappelle que les arrêts de travail coûtent 5 millions d'euros de chiffre d'affaires par jour.

Didier RAGU

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