Du vendredi 7 juillet 2006

  • Les ventes de Renault et de PSA en berne.
  • Boeing : gros contrat en vue au Canada.
  • Eiffage fait la paix avec Sacyr.
  • Jour J pour les 35 candidats aux licences Wimax.
  • Importante victoire pour les cigarettiers américains.
  • Les résu
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    Les ventes de Renault et de PSA en berne.
    En dépit d'une légère progression du marché Ouest européen au premier semestre (+1,5 %), « les constructeurs français ont subi un sérieux coup de frein sur ce marché », rapporte la Tribune. PSA accuse une baisse globale de 2,2 % sur la période avec -2,3 %, à 672 000 voitures immatriculées, et -2 %, à 593 000 unités, respectivement pour Peugeot et Citroën. Le constructeur au losange, quant à lui, n'est guère mieux loti. Ses ventes ont plongé de 7,6 %, à 951 014 véhicules. C'est dans ce contexte morose que le conseil d'administration de General Motors (GM) se réunit aujourd'hui pour débattre de l'opportunité d'un rapprochement avec l'alliance Renault-Nissan. Pour les Echos, « le constructeur américain n'a pas vraiment d'autres choix [...]. Il devrait annoncer qu'il est prêt à étudier une alliance ». Mais, « la route risque d'être encore longue avant un accord définitif entre les deux groupes », tempère immédiatement le quotidien. « Les chiffres décevants de Renault pourraient peser dans les négociations », conclut la Tribune.

    Boeing : gros contrat en vue au Canada.
    L'affaire est « presque entendue », selon les Echos. Boeing devrait fournir au Canada 16 hélicoptères de transport moyen à lourd, ainsi que quatre avions gros porteurs de transport stratégique, pour un montant de 8,1 milliards de dollars canadiens (5,7 milliards d'euros). La rapidité des livraisons a fait emporter le choix de Boeing dans les deux cas. Une vertu qui fait sérieusement défaut à Airbus pour le moment...
    Néanmoins, les concurrents de l'avionneur américain disposent de trente jours pour faire changer d'avis Ottawa. Mais, la balle semble belle et bien dans le camp de Boeing. « En pleine crise boursière, industrielle, actionnariale, Airbus souffre », ne peut que constater la Tribune. Au mois de juin, l'américain a enregistré entre 447 et 470 commandes et livré 195 avions, quand l'européen fait état de 105 commandes fermes.
    Ottawa va lancer par ailleurs un appel d'offres, pour l'achat de 17 appareils de transport tactique de plus petite capacité, d'une valeur de 4,7 milliards de dollars canadiens. Airbus est en lice avec l'A400M au même titre que l'Hercules C130J du canadien Lookheed Martin. Une occasion de se refaire pour l'avionneur européen ?

    Eiffage fait la paix avec Sacyr.
    Le groupe espagnol Sacyr Vallehermoso, qui a pris au premier trimestre 32,10 % du capital d'Eiffage sans y être invité, semble avoir fait la paix avec sa cible. Les deux entreprises, dans un communiqué commun, ont décidé de constituer « un groupe de coordination » composé du P-DG et du directeur financier de chaque partie, rapporte la Tribune. Ce groupe « débattra des perspectives, des projets de coopération éventuels et de stratégie ; il étudiera l'activité des résultats d'Eiffage ». La prise d'influence rampante du numéro cinq espagnol de la construction au sein d'Eiffage commence donc à s'affirmer. Pour autant, estime la Tribune, « Jean-François Roverato (le P-DG d'Eiffage) est parvenu à déjouer brillamment les plans de l'espagnol ». Ainsi, Sacyr n'a toujours pas de siège au conseil d'administration d'Eiffage - Luis del Rivero, son P-DG, en réclamait quatre - et ce « groupe de coordination » n'a qu'un rôle consultatif et non décisionnel.

    Jour J pour les 35 candidats aux licences Wimax.
    C'est ce matin que l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste) va dévoiler le nom des heureux bénéficiaires des licences Wimax. 35 dossiers ont été déposés pour un total de 49 licences, soit deux licences par région métropolitaine, deux en Guyane et trois à Mayotte. Trois critères de sélection ont été retenus : la contribution au développement territoriale des services à haut débit, l'ouverture à la redevance et le montant de la redevance que le candidat est prêt à payer. « Parmi les 35 candidats se trouvent notamment le groupe Bolloré, France Télécom, l'américain Clearwire France, un consortium regroupant SFR, Canal+ et Neuf Cegetel [...] », détaille le Figaro Économie. Pour eux, « l'enjeu est important car le Wimax est l'avenir de l'Internet sans-fil, estime les Echos. Même si les équipements permettant de l'exploiter ne seront pas disponibles avant 2008... »

    Importante victoire pour les cigarettiers américains.
    « L'industrie du tabac américaine a remporté hier en justice, une victoire majeure », estime le Wall Street Journal. En effet, la cour suprême de l'État de Floride a confirmé que l'amende de 145 milliards de dollars infligée aux groupes de tabac américain - la plus grosse amende jamais requise - était « excessive et non justifiée ». Déposée en 1994 par Howard Engle, un pédiatre, et cinq autres plaignants principaux, cette « class-action » connu sous le nom de « cas Engle » était la menace principale planant sur le secteur. La décision du tribunal devrait libérer des millions de dollars mis de côté par l'industrie du tabac dans l'éventualité où l'amende aurait été requise. À l'annonce du verdict, les actions des grands groupes sont immédiatement parties à la hausse. Altria notamment, la maison mère de Philip Morris a pris 5,4 %, à 77,30 dollars, sur le New York Stock Exchange.

    Les résultats des bleus redonnent-ils des couleurs à l'économie ?
    « On est en finale !», hurlaient encore sous ma fenêtre, la nuit dernière, quelques badauds, peinturés aux couleurs de la France. À l'heure d'aller défier l'Italie - dimanche en finale de la coupe du monde -, les bleus suscitent dans l'Hexagone « une ferveur collective qui contraste radicalement avec l'état d'esprit des derniers mois », se réjouit les Echos. Le CPE, la crise des banlieues, l'affaire Clearstream... tout cela semble bien loin aujourd'hui, dans une France redevenue Black, blanc, beur pour l'occasion.

    Loin du tumulte, vos quotidiens économiques du jour s'interrogent très sérieusement sur les retombées économiques d'une victoire des bleus. « En 1998, rappelle la Tribune, beaucoup se félicitaient d'un impact positif sur l'économie française. La confiance des consommateurs touchait un plus haut historique en août 1998 et le PIB terminait l'année sur une croissance de 3,3 %. » Effet coupe du monde ou simple coïncidence ? Les avis divergent. Bercy estime que le surplus de croissance sera de 0,1 point au maximum pour le vainqueur, quand certains économistes, cités par la Tribune, montent jusqu'à 0,7 point. Les Echos, en revanche, sont catégoriques : « Les résultats des bleus redonnent des couleurs aux français, pas à l'économie. » Dommage !

    Bon week-end et bon match !
    Bertrand Beauté

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