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L'Usine Agro

Du rififi dans le monde du jambon

Adeline Haverland , ,

Publié le

Sur fond de polémique avec la Fédération des industries charcutières, traiteurs et transformatrices (FICT), Fleury Michon confirme son projet de monter en gamme et annonce la conversation de toute sa gamme à un taux de sel réduit. L'ETI française soutient également le Nutri-score.

Du rififi dans le monde du jambon
Usine de Fleury Michon

Fleury Michon, le leader français de la production de jambon, persiste et signe. Quelques semaines après avoir annoncé son retrait de la FICT, l’interprofession de la charcuterie française, le groupe vendéen a réaffirmé, jeudi 27 septembre, sa volonté de faire cavalier seul. Une décision motivée par la montée en gamme souhaitée par le groupe. 

Lutter contre la diminution des ventes

Au cœur de la polémique : Fleury Michon reproche à la filière de ne pas suffisamment soutenir la montée en gamme, seule solution, selon l’industriel vendéen, pour lutter contre le déclin des ventes de charcuterie. Le secteur affiche, en effet, des ventes en recul de 4% en moyenne par an. "On est très volontariste, très engagé dans la montée en gamme mais on se sent aujourd'hui freiné dans ces ambitions-là par une interprofession qui se doit de satisfaire tout le monde et du coup freine les plus ardents", déplorait Nicolas Ouziel, directeur général du développement et représentant, jusqu'ici, de l’entreprise auprès du syndicat.

Preuve de son engagement, Fleury Michon vient d'annoncer la conversion de toute sa gamme à un taux de sel réduit. "D'ici à 2020, tous les produits auront un taux de sel inférieur de 25% par rapport à la moyenne des produits de charcuterie", affirme le groupe. Une annonce qui intervient au lendemain de la publication du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur l'alimentation industrielle qui recommande la mise en place d'une limite de sel dans les ingrédients. 

En faveur du Nutriscore

Autre pierre d’achoppement entre l'entreprise et sa fédération : le Nutri-score. Si le système est soutenu par le leader de la charcuterie, il n’a pas les faveurs de la fédération qui le juge "incomplet". "Les membres de la FICT considèrent que le Nutri-score ne donne pas une information suffisamment complète au consommateur" se défend Bernard Vallat, président de la FICT. La fédération reproche notamment au Nutri-score de mettre sur le même plan la charcuterie et les autres aliments tels que les légumes et les fibres sans prendre en compte "les apports, pourtant essentiels, de nos produits eux-mêmes (qualité des protéines animales, vitamines, minéraux…) et des autres aliments" précise le président. 

Bernard Vallat craint également que l'attitude de Fleury Michon ne fasse peser un poids supplémentaire sur les autres acteurs de la filière, déjà impactés par des cours du porc très bas: "Fleury Michon fait prendre un gros risque à l’ensemble de la filière : celui de contribuer à la discréditer" explique le dirigeant. 

Des résultats nets en progression

Le coup de poing sur la table de Fleury Michon intervient alors que le groupe affiche un résultat net en forte amélioration à 6,3 millions d'euros au 1er trimestre 2018. Des bons chiffres portés par la stratégie de concentration menée par le groupe dont le nombre de référence de jambon est passé de 90 à 70. "Le consommateur ne veut pas d'un jambon reconstitué, mais d'un jambon simple, de qualité, sans OGM, sans antibiotique, sans additif, pauvre en nitrites. Il est perdu face à l'hyper-segmentation", expliquaient les dirigeants de l'entreprise lors de la présentation des résultats.

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