Du nucléaire à l'automobile, une semaine d'industrie

Une semaine chargée pour l'industrie nucléaire ! Après les rumeurs sur Areva, c'est le discours de Nicolas Sarkozy à la centrale du Tricastin qui clôture la semaine. Entre-temps, les grands acteurs de la filière automobile ont rencontré Eric Besson.

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Du nucléaire à l'automobile, une semaine d'industrie

Fait marquant
Dès lundi 21 novembre, les médias commencent à bruisser de rumeurs sur la santé d’Areva. Le géant français du nucléaire pourrait supprimer entre 2 700 et 2 900 postes. Cela ferait en fait partie du plan stratégique que doit dévoiler Areva en décembre.

En France, 1 000 postes seraient dans le viseur. Aussitôt, le gouvernement s’insurge et dément ! Dès le lendemain, branle-bas de combat. Eric Besson et François Baroin reçoivent Luc Oursel.

La conclusion est sans appel : le gouvernement n’acceptera aucune suppression de postes, ni d’emplois en France. D’autre part, François Baroin affirme que les informations divulguées par l’AFP sont erronées.

Pas de démenti en revanche sur l’Allemagne. 1 300 postes pourraient être supprimés outre-Rhin. Dans la mesure où le pays a décidé de se passer de l’énergie nucléaire suite au drame de Fukushima, l’information est-elle plausible? Réponse le 12 décembre…

Lundi 21 novembre
Une semaine à peine après l’annonce des 5 000 suppressions de postes, la direction de PSA dévoile son nouvel organigramme. A compter de la fin décembre, les directions commerciales et économiques de deux marques, Peugeot et Citroën, vont être unifiées. L’objectif du groupe est de mutualiser les activités pour suivre la montée en gamme des produits PSA.

Par conséquent, une direction du commerce Europe bimarque est créée, avec à sa tête Jean-Philippe Imparato. Une direction des opérations internationales pour le reste du monde est confiée à Yves Moulin. Ce nouvel organigramme de la marque sera effectif dès le 1er janvier 2012.

La direction affirme que moins d’une centaine de postes devrait être supprimée suite à ces changements. Ils viendront allonger la liste des 5 000 suppressions annoncées la semaine précédente.

Mardi 22 novembre
La SNCF dévoile son plan neige. Et pour ne pas réitérer le fiasco du voyage Strasbourg (Bas-Rhin) - Port-Bou (Pyrénées-Orientales) qui avait mis plus de 24 heures pour effectuer la liaison, elle décide d’investir 90 millions d’euros pour faire fondre la neige. En collaboration avec le Réseau ferré de France (RFF), 40 millions seront alloués au matériel, 28 millions aux infrastructures et 22 millions à l'information et la prise en charge des voyageurs.

Mais la SNCF a beau mettre la main au portefeuille, les retards subsisteront en cas d’enneigement. En effet, la sécurité impose de réduire la vitesse entre 160 et 230 km/h pour les TGV.

Mercredi 23 novembre
Eric Besson rencontre les acteurs de la filière automobile et de la sous-traitance. Il affirme vouloir instaurer un pacte automobile de seconde génération. Il demande alors à Philippe Varin, président du directoire de PSA, Carlos Tavares, directeur général aux opérations de Renault ou encore Guy Maugis, président de Bosch France "d’imaginer l’industrie automobile française de 2020".

Le ministre de l’Industrie a également mis l’accent sur l’importance du made in France. Cela devrait permettre la montée en gamme des produits automobiles.

Jeudi 24 novembre
ErDF, la filiale d’EDF exploitant le réseau électrique, est mise en cause dans un rapport publié par la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). Elle publie un livre blanc sur le mode de gestion pour les services publics locaux de l’électricité dans lequelle elle reproche à ErDF de ne pas avoir assez investi dans le réseau électrique ces dernières années.

Argument irréfutable à l’appui, selon la FNCCR : la qualité de la distribution d’électricité s’est dégradée, avec une progression du temps de coupure moyen par abonné et par an qui atteint 119 minutes en 2010.

Une nouvelle raison pour ErDF et les collectivités de se disputer la gestion du réseau électrique…

Vendredi 25 novembre
En visite dans le Vaucluse et la Drôme, Nicolas Sarkozy entre en campagne, le dossier "nucléaire" sous le bras. Pas vraiment de révolution dans son discours, le président de la République a réaffirmé son soutien à la filière nucléaire. Il a également mis en garde : "augmenter le prix de l'énergie que paient les usines, c'est prendre le risque d'un mouvement massif de délocalisation, c’est une folie !"

L’occasion était trop belle, il en a également profité pour égratigner l’accord entre le PS et EELV. "Pourquoi proposer l’arrêt de 24 réacteurs ? si le nucléaire est vraiment dangereux, pourquoi ne pas tous les arrêter ?".

Puis d’aborder la question des émissions de CO2. "La production d’électricité française est faible émettrice de CO2", a-t-il expliqué au Tricastin. Une information confirmée le même jour par l’Agence européenne pour l’environnement. Les émissions des centrales électriques (grosses consommatrices de charbon) représentent la plus grande part des coûts des dommages, soit entre 66 et 112 milliards d’euros. Et la France semble quelque peu ménagée grâce au nucléaire.

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