Du mercredi 5 juillet 2006

  • GM examinera vendredi un projet d'alliance.
  • L'Unedic souhaite augmenter ses recours au privé.
  • Medef, anniversaire de la présidence Parisot.
  • Lourdes peines pour les ex-dirigeants de l'Afer.
  • Agence de l'innovation; deux nouveaux proj
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    GM examinera vendredi un projet d'alliance.

    Le constructeur américain va réunir son conseil d'administration à la fin de la semaine, rapportent vos quotidiens. Selon un porte-parole, il devrait être question entre autres, d'une éventuelle alliance avec le constructeur franco-japonais Renault-Nissan. Selon la presse de Detroit, Rick Wagoner et Carlos Ghosn, les deux patrons auraient convenu de se rencontrer le 14 juillet. C'est l'homme d'affaires américain Kirk Kerkorian, qui possède près de 10 % du capital du groupe de Detroit, qui avait amorcé le projet, en écrivant au PDG de GM. Il proposerait une prise de participation de 20 % dans General Motors à parité entre Renault et Nissan, pour une mise d'environ 3 milliards de dollars. Les investisseurs s'interrogent sur le réel intérêt du groupe au losange et son allié japonais dans cette alliance, de même que l'Etat français, actionnaire de Renault, qui a estimé qu'il fallait s'engager avec un maximum de prudence, remarquent le Financial Times et le Wall Street Journal. Il est vrai que l'ex-Régie est engagée dans un plan de relance, alors que le marché européen patine et que le géant américain, en lourdes pertes, est mal en point sur son marché domestique, comme à l'exportation, où il est e passe de se voir ravir la place de numéro un mondial par le constructeur nippon Toyota.

    L'Unedic souhaite augmenter ses recours au privé.
    Les partenaires sociaux se retrouvent à partir de cet après-midi pour le conseil d'administration de l'organisme pour négocier la revalorisation des allocations chômage et une éventuelle baisse des cotisations en cas de retour à l'équilibre financier sur l'exercice 2006, rappelle les Echos. Les syndicats souhaitent une revalorisation autour de 3 %, correspondant à la hausse du Smic, alors qu'elle n'a été que de 1 % sur les deux dernières années, entraînant une diminution du pouvoir d'achat. Mais les discussions devraient également porter sur les expérimentations de l'Unédic en matière de reclassement des chômeurs en difficulté par des cabinets privés. Actuellement elle concerne environ 10 000 demandeurs d'emploi. L'Unédic souhaiterait multiplier ce nombre par six, soit quelques 60 000 chômeurs en difficulté confiés au privé. Le projet qui sera soumis aux partenaires sociaux propose une aide personnalisée pendant six mois, puis un suivi de trois mois en cas de retour à l'emploi, plus des mesures pour les chômeurs alternant les contrats courts et les cadres seniors.

    Medef, anniversaire de la présidence Parisot.
    La présidente de l'Ifop fête aujourd'hui sa première année à la tête de l'instance patronale lors d'un déjeuner à Montpellier. Il n'est pour le moment par question de faire un bilan, qui sera tiré dans quatre ans a-t-elle prévenu, mais de rappeler l'action de douze derniers mois, l'ouverture du patronat à la société civile, la défense des PME et le souci du terrain. La première femme à diriger le syndicat patronal, qui ne faisait pas l'unanimité, loin s'en faut il y a un an, semble avoir rallié une bonne partie de ses détracteurs par son langage directe et ses méthodes inhabituelles, soulignent la Tribune et les Echos. La présidente a pour le moment réussi le difficile équilibre pour la représentation à la fois des industriels et des banquiers, des poids lourds du CAC 40 et des petites entreprises de moins de vingt salariés. Elle s'est quelquefois démarquée de ses pairs et du gouvernement comme sur le sujet du CPE et a surpris par ses prises de positions très vives sur les rémunérations excessives de certains dirigeants. Elle a seulement rétabli un vrai dialogue avec les syndicats, sans vraiment engager de négociation. Elle profitera de l'université d'été de son organisation fin août pour fixer la feuille de route de son mandat, avant le coup d'envoi de la campagne présidentielle.

    Lourdes peines pour les ex-dirigeants de l'Afer.
    Après des années de bras de fer judiciaire, un certain nombre d'adhérents de l'Association française d'épargne retraite (AFER) a remporté une première bataille contre Gérard Athias et André Le Saux, les anciens patrons de l'association, relèvent vos quotidiens. Les deux fondateurs ont été convaincus d'abus de confiance par le tribunal correctionnel de Paris et condamnés à deux ans de prison avec sursis, sanction exemplaires, estime le Figaro, qu'ils ont décidé de contester en appel. Les deux septuagénaires, pourtant longtemps considérés comme les inventeurs de l'assurance-vie moderne, sont accusés d'avoir détourné 128 millions d'euros entre 1987 et 1997, en percevant des commissions occultes de la part de l'assureur partenaire de l'Afer, Abeille Vie, devenu depuis Aviva. Le tribunal a également ordonné la confiscation de ces sommes, indûment perçues par les mandataires de l'association, estimant qu'elles avaient été détournées au préjudice de ses adhérents, à qui elles devaient revenir dans leur intégralité. Au moment du délibéré, les deux protagonistes étaient absents, seulement représentés par leurs avocats.

    Agence de l'innovation; deux nouveaux projets.
    Le conseil de surveillance de l'Agence de l'innovation industrielle (AII) a porté à sept le nombre de projets retenus, en sélectionnant deux nouveaux dossiers hier, indique les Echos. Notamment le projet Nanosmart Center sur les technologies d'ingénierie des substrats pour le microélectronique, porté par la société grenobloise Soitec. C'est un projet en partenariat avec le CEA-Leti, estimé à 170 millions d'euros et qui va bénéficier d'un financement à hauteur de 80 millions en subvention et avance remboursable. Le second dossier à être retenu est celui qui porte sur le véhicule hybride diesel électrique de PSA, en partenariat avec les équipementiers Valeo et Continental Temic, le manufacturier Michelin et le spécialiste des batteries Saft. Evalué à 270 millions d'euros, le projet devrait recevoir une centaine de millions d'aide sous les mêmes formes. Ces deux programmes, ainsi que les cinq autres déjà labellisés en avril, et concernant les moteurs de recherche multimédia, la télévision mobile via satellite, la chimie verte, les économies d'énergie dans le bâtiment et les transports ferroviaires automatiques, doivent encore recevoir l'aval des autorités de la concurrence bruxelloises, ce qui pourrait prendre plus d'un an.

    L'immobilier flambe-t-il encore ?
    Vos quotidiens économiques ne semblent pas tout à fait d'accord sur ce point. Avec 13 % de hausse moyenne sur un an à Paris et une hausse de près de 10 % des transactions au premier semestre, les Echos titre logement: les prix flambent toujours. Pour autant, avec un prix de vente qui a progressé de 9,1 % sur un an dans les logements anciens à fin juin, selon la FNAIM, la Tribune estime que les prix ne flambent plus et que la décélération se confirme. Tout le monde s'accorde néanmoins pour estimer que le retournement du marché et l'effondrement des prix n'est pas pour demain. De fait, même si les prix commencent à atteindre des niveaux qui ne pourront être tenus longtemps, les constructions de logements neufs continuent d'être insuffisants en regard de la demande, malgré les augmentations récentes des taux directeurs de la BCE, les conditions et les taux de crédits, sont encore exceptionnelles. La décrue du chômage, la reprise timide de la croissance et l'octroi de prêts sur des durées de plus en plus longues continuent d'entretenir la vitalité du marché.

    Didier RAGU
    A demain, avec Bertrand !

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