Du mercredi 31 mai 2006

  • Mittal critique la roulette russe d'Arcelor
  • France Telecom fait sa révolution Orange
  • Vodafone dans le rouge
  • Engelhard approuve son rachat par BASF
  • Le « Vinci code » de la gouvernance
  • Aéroports de Paris se prépare au décollage
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    Mittal critique la roulette russe d'Arcelor

    Le groupe de Lakshmi Mittal va entamer une tournée des actionnaire et qualifie d'insulte aux investisseurs le rapprochement entre Arcelor et Severstal, rapporte les Echos. Dénonçant les positions positives de Thierry Breton et Jacques Chirac, Roeland Baan, patron de Mittal Europe, pointe sur les contacts au plus haut niveau entre les états russe et français. Il met également en cause la fusion avec un groupe russe peu implanté dans les produits sidérurgiques à haute valeur ajoutée. Par contre, le groupe italien Luchini, qui a cédé 60 % de son capital à Severstal, soutient pleinement la fusion euro-russe, note le quotidien. Le fils du fondateur du groupe de Brescia, Giuseppe Luchini, qui entend faire parti du noyau dur du nouvel ensemble, apprécie la complémentarité géographique des deux groupes. Face à l'inquiétude des syndicats italiens, Lucchini explique qu'ils craignaient une reprise de Severstal par Arcelor alors qu'il s'agirait plutôt du scénario inverse précise les Echos. Interviewé par le Financial Times, le PDG de Severstal, Alexeï Mordachov, a réitéré son intention de ne pas monter au-dessus des 38 % d'Arcelor prévus par l'accord entre les sidérurgistes. Il a également insisté sur le fait de connaître Guy Dollé depuis 10 ans et d'avoir régulièrement évoqué avec lui la nécessaire consolidation de la sidérurgie mondiale. De son coté la Tribune envisage le scénario d'un ménage à trois, suite à des déclarations de Mittal affirmant qu'une cohabitation avec Mordachov pourrait être « bien ».

    France Telecom fait sa révolution Orange
    Seule la téléphonie fixe conservera le label historique France Telecom, annonce la Tribune. Les marques de l'opérateur Maligne TV et Wanadoo battront dés demain pavillon Orange. Rendue possible par le développement du haut débit et du protocole internet, les offres convergentes, tant vantées en 2000, sont devenues aujourd'hui vraiment opérationnelles. Dix ans après la mort du minitel, Wanadoo cède la place à Orange, marque britannique à l'origine, rappelle la Tribune. Cette réorganisation s'inscrit dans un vaste plan de restructuration de France Telecom qui devrait lui permettre de se transformer, tant sur le plan social que commercial ou technologique. Une réduction massive d'effectifs devrait voir le nombre de salariés du groupe passer de 203.000 en 2005 à 186.000 en 2008, avec toutefois 6.000 embauches et un rajeunissement de la pyramide des âges.

    Vodafone dans le rouge
    Vodafone affiche des pertes abyssales, 32,2 milliards d'euros, titre le Figaro. Un record de pertes pour un groupe européen qui ne l'a pas empêché d'augmenter son dividende pour calmer les mécontentement des actionnaires. Afin de gagner du temps, son directeur général, Arun Sarin, a décidé de reverser 9 milliards de livres à ses actionnaires, précise le Financial Times. Suite à l'apurement des comptes (cette perte spectaculaire correspond en réalité à un nettoyage comptable, lié à des dépréciations d'actifs achetés à prix d'or durant la bulle internet, précise la Tribune), la stratégie de croissance et surtout la volonté affichée de redistribuer 60 % des bénéfices décidée par sa direction ont entrainé une légère hausse du cours de l'action. Abandonnant sa stratégie du « tout mobile », Vodafone veut réaliser 10 % de son chiffre d'affaires avec les services liés à la convergence entre téléphonie fixe et internet. Mais, note le Financial Times dans sa Lex Column, les mesures mise en place par Sarin pour améliorer les performances de l'opérateur, mettront des années pour améliorer les résultats.

    Engelhard approuve son rachat par BASF
    Le fabricant américain de catalyses recommande finalement aux actionnaires, après cinq mois de bataille boursière, d'apporter leurs titres au groupe allemand. La proposition de BASF, valorisant sa cible à 39 dollars par action, soit 5 milliards de dollars, a été jugée équitable, rapporte le Financial Times. Cette opération permettra à BASF de minorer sa dépendance aux revenus cyclique de l'industrie chimique juge le quotidien. Il aura fallu une augmentation de 2 dollars sur l'offre initiale de 37 dollars pour emporter la décision. Le quartier général de la division catalyse de BASF devrait être transféré à Iselin dans le New Jersey, sur les terres d'Engelhard. Ce rachat est le plus important effectué par le groupe allemand lors de ses 140 ans d'histoire, souligne les Echos.

    Le « Vinci code » de la gouvernance
    Une étude récente concluait qu'en Europe, si les dirigeants allemands d'entreprises étaient des démocrates et les Britanniques des méritocrates, les Français étaient des autocrates, rappelle le Financial Times. Une conclusion qui n'a rien de superficiel si l'on considère les difficultés qu'ont les grands patrons à céder les rênes de leurs entreprises et à désigner leurs successeurs. Dans le sillage d'Alcatel et de Saint-Gobain, c'est au tour de groupe de B-TP et de concession Vinci de connaître une guerre de succession dont le « dauphin » Xavier Huillard pourrait être la prochaine victime. Une guerre privée qui inquiète les investisseurs puisqu'elle pourrait impliquer un rapprochement entre Vinci et le promoteur immobilier Nexity. Une opération aventureuse, juge le quotidien saumon, car le marché est en haut de cycle. Cette nouvelle guerre des chefs, selon l'expression des Echos, illustre les difficultés entrainées par le maintien dans les lieux des anciens patrons, soi-disant pour assurer une transition sans histoire, conclut le FT.

    Aéroports de Paris se prépare au décollage
    L'action ADP devrait être introduite en Bourse dans une fourchette comprise entre 42 et 48,5 euros pour les institutionnels et entre 41 et 47,5 euros pour les particuliers, annonce le Figaro. Une opération qui valorise le gestionnaire des aéroports de Roissy et Orly entre 3,6 et 4,1 milliards d'euros, calcule le quotidien. Cette opération qui se décompose en une augmentation de capital et une cession de titre par l'Etat permettra de lever un montant maximum de 1,217 milliard d'euros. Si la clause d'extension est garantie, l'Etat devrait retirer environ 800 millions d'euros de l'opération.


    Daniel Krajka,
    A demain avec Bertand !

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