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Quotidien des Usines

du mercredi 29 mars 2006

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Publié le

CPE, Matignon englué dans la crise. Nouveau tour de table en perspective pour Thales. Vinci rachète enfin ASF. Les bulles de Taittinger très convoitées. Apple, un trentenaire toujours en forme. Vivendi devrait aboutir en Polog


CPE, Matignon englué dans la crise.
Le rejet du "contrat première embauche" a sans doute mobilisé hier plus de 2 millions de personnes dans les rues, avec 30 % environ de gréviste parmi les fonctionnaires et une bonne participation du privé dans certaines régions. La crise sociale, initiée il y a quelques semaines par les étudiants se double maintenant d'une crise politique analysent tous vos quotidiens. Alors que le Premier ministre semble vouloir camper sur ses positions, la liste de ses partisans s'amenuise dans sa propre majorité. La solidarité s'effrite à l'UMP, le groupe présidé par Bernard Accoyer à l'Assemblée nationale se rangerait derrière Nicolas Sarkozy qui prône de retarder la promulgation de la loi, afin de relancer des discussions sur son aménagement avec les partenaires sociaux. De leur côté, les organisations syndicales, qui ont été un peu réticentes à se mobiliser au début de la crise, en appellent directement à l'autorité du Chef de l'Etat. Si ni Matignon, ni l'Elysée ne bougent, une porte de sortie peu glorieuse pourrait s'ouvrir, avec une décision négative du Conseil constitutionnel. Pour sa part, le Medef s'inquiète des conséquences de cette crise, qui fait également la une du Wall Street Journal et du Financial Times d'aujourd'hui, sur l'économie et sur l'image du pays, tandis que le moral des industriel est en légère baisse en mars.

Nouveau tour de table en perspective pour Thales.
La consolidation du secteur de l'électronique de défense et de satellites en Europe, est plus que jamais à l'ordre du jour. L'annonce de la fusion entre le français Alcatel et l'américain Lucent devrait accélérer le rapprochement avec Thales. Selon les Echos, le schéma aurait pour but d'apporter les activités sensibles d'Alcatel, spatial et sécurité, en échange d'une montée au capital de Thales. Le consortium EADS tenterait de se joindre au mouvement en apportant les activités satellites de sa filiale Astrium. Le principe de ce montage aurait été accepté par les gouvernements, lors du dernier sommet franco-allemand de la mi-mars, rapporte La Tribune. EADS prendrait 20 % de Thales en lui apportant sa filiale, Alcatel monterait également à 20 %, en contrepartie de l'apport de ses activités satellite. L'italien Finmeccanica aurait aussi une place dans le montage. La participation de l'Etat serait diluée autour de 21 à 25 % suivant les valorisations retenues, alors qu'elle dépasse actuellement 31 %.

Vinci rachète enfin ASF.
Le groupe de construction et de travaux publics réalise une augmentation de capital, en levant plus de 2,5 milliards d'euros sur les marchés, indique Les Echos. Cette opération va servir à financer une partie de sa croissance externe. Après la procédure d'appel d'offre sur la privatisation des concessions autoroutières, l'Etat avait attribué les 50,3 % qu'il possédait dans ASF à Vinci. Ce dernier en détenait déjà environ 23 %. L'acquisition de la moitié du capital des Autoroutes du sud de la France est une opération à 60 milliards d'euros environ, le décret publié au mois de mars au Journal officiel autorisant le transfert, fixant le prix à 51 euros l'action. L'horizon est maintenant plus dégagé pour le groupe dirigé par Antoine Zacharias, qui voit son endettement se réduire et passer de 18,3 à 16 milliards d'euros. Il possède maintenant une flexibilité financière qui pourra lui servir dans d'autres opérations. Vinci s'est notamment dit intéressé par Amec Spie.

Les bulles de Taittinger très convoitées.
La cession de la branche champagnes et vins par le nouveau propriétaire Starwood est normalement toujours prévue avant l'été prochain. Les banques mandatées, JP Morgan et Rothchild, semblent avoir ratisser large en contactant des repreneurs potentiels, remarque Les Echos. En plus des acheteurs déjà déclarés comme l'homme d'affaires belge Albert Frère et le Crédit Agricole du Nord-Est associé à la famille, de nombreux groupes de vins et spiritueux se déclarent intéressés, ainsi que de nombreux fonds. Sont cités LVMH, Pernod-Ricard, Roederer, Vranken-Pommery, ainsi que le groupe de vins Castel et un ou deux groupes américains. Des fonds se bousculeraient également, CVC, Butler Capital, Apax, Bain Capital, Barclay Equity et bien d'autres. Les enchères devraient donc être élevées, notent les banquiers. Le groupe est évalué à 450 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de plus de 95 millions. Le nombre de candidat devrait bien sûr se réduire au moment du dépôt des offres au mois de mai. Certains sont d'ailleurs plus intéressés par des informations sur le groupe, que par une acquisition potentielle.

Apple, un trentenaire toujours en forme.
La Tribune consacre une enquête en deux parties à la saga du MacIntosh et à son inventeur de génie, Steve Jobs. A coups d'inventions technologiques et d'innovation marketing, l'enfant terrible de l'informatique, cofondateur il y a trente ans de la firme à la célèbre pomme, a révolutionné le monde l'informatique et du divertissement. En quittant l'entreprise, puis en reprenant le pouvoir après douze ans d'absences, en ayant entre temps créer NeXT et en développant Pixar, une filiale informatique de la société Lucasfilm, il a sans doute sauvé Apple de la faillite. Il a révolutionné le monde de l'informatique en créant l'iMac en 1998, une machine design tout en rondeurs, aux couleurs criantes, en rupture avec le conformisme ambiant, mais préfigurant déjà l'avènement d'internet et vendus à plus de 9 millions d'exemplaires. Steve Jobs, toujours visionnaire a de nouveau innové, avec iTunes, discothèque virtuelle destinée au grand public, puis avec iPods, baladeurs MP3, dont il s'est vendu une centaine d'exemplaires par minutes en 2005. L'année dernière Apple a vendu 4,7 millions de Mac, un record historique, à presque14 milliards de dollars, le chiffre d'affaires est en hausse de plus de 68 %, tandis que les profits ont bondi à 1,23 milliard, en augmentation de 384 %.

Vivendi devrait aboutir en Pologne.
Après sept années de conflits, le groupe dirigé par Jean-Bernard Lévy serait en passe de trouver un accord avec le polonais Elektrim, annonce Les Echos. Selon le quotidien économique, les négociations seraient proches du dénouement, d'un jour à l'autre. Vivendi négocierait le rachat des 49 % détenus par Elektrim dans le holding Elektrim Telekom (ET). Ce dernier possède une participation de 51 % dans PTC, le premier opérateur de téléphone mobile en pologne. Le groupe de Télécoms et de communication pourrait alors consolider PTC, une entreprise très profitable, dans ces comptes. Cette opération devrait lui coûter bien moins chère que sa valorisation réelle, entre 1 et 1,2 milliard d'euros, car ET devrait rembourser des avances consenties par Vivendi, à l'époque de Jean-Marie Messier. Le groupe avait investit au total près de 2 milliards d'euros en Pologne, qui ont depuis été dépréciés en partie dans ses comptes. La résolution de cette affaire mettrait fin à une bonne douzaine de procédures judiciaires, intentées par les deux protagonistes depuis sept ans.


Didier RAGU

A demain avec Bertrand !

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