Du mercredi 26 juillet 2006

  • Suez-GDF place au plan B.
  • Les actionnaires d'Arcelor s'offrent à Mittal.
  • Valeo à la chasse aux acquisitions.
  • BP encaisse et va changer de patron.
  • Production record de BHP Billiton.
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    Suez-GDF place au plan B

    Pour tenter de désamorcer l'explosif dossier de la fusion Suez-GDF - particulièrement la privatisation du gazier - avant la trêve estivale, le groupe UMP tente de trouver un plan alternatif, affirme les Echos. La droite joue à la gauche ironise Libération, qui souligne que l'UMP pousse sur ce sujet et sur d'autres - stock-options et class actions - le gouvernement à adopter des mesures interventionnistes. Le rapporteur UMP de la commission des Affaires économiques, Jean-Claude Lenoir, devrait proposer un plan B ne comportant que la fusion des activités non régulées de GDF avec Suez, soit ce qui concerne l'approvisionnement. Cette opération permettrait de ne pas remettre en cause la loi de 2004, que Sarkozy avait fait voter lors de son séjour à Bercy, qui stipule que l'Etat doit conserver au moins 70 % du capital du gazier. Le secrétaire confédéral de la CGT en charge de l'industrie, Jean-Christophe Le Duigou, interrogé par les Echos, confirme son hostilité au plan de fusion et annonce une consultation du personnel de GDF à la rentrée. Pour la CGT, « il faut mettre Suez à l'abri des convoitises par un renforcement de l'actionnariat public » et constituer un grand pôle énergétique français par la fusion d'EDF et GDF.

    Les actionnaires d'Arcelor s'offrent à Mittal
    Plus de 80 % des porteurs d'Arcelor auraient apporté leurs actions à l'offre de Mittal. « Tout est bien qui finit bien » se réjouit l'éditorial de la Tribune qui se gausse des fâcheux qui avançaient des arguments spécieux pour ajourner l'inévitable. L'actionnaire a eu le dernier mot et a largement profité de la bataille organisée par les dirigeant d'Arcelor qui a obligé la firme anglo-néerlandaise à nettement réévaluer son offre initiale. Reste à réaliser dans les faits la fusion des deux groupes, une tâche difficile estime le quotidien, surtout après cinq mois d'âpres batailles boursières. Pour 2006, le géant de l'acier devrait réaliser, selon Citigroup, un chiffre d'affaires de 73 milliards d'euros et dégager un excèdent brut d'exploitation de 12,9 milliards. 10 % de la production mondiale, c'est bien, rappelle la Tribune, mais cela ne suffit pas, et le groupe devra encore grandir en Chine et en Inde. Reste la difficile question du capitaine du nouveau géant. « Le nouveau président appartiendra au staff d'Arcelor », s'est engagé Lakshmi Mittal le 27 juin. Exit donc le fils de famille, Aditya alors que Guy Dollé, 64 ans, va quitter le navire. Reste en course, selon le quotidien, les deux dirigeants luxembourgeois, Roland Junk et Michel Wurth, venus d'Arbed, l'espagnol Gonzalo Urquijo, récemment nommé à la direction générale et le nouveau patron de Dofasco, Jacques Chabanier, entré en 1972 chez Usinor.

    Valeo à la chasse aux acquisitions
    « Nous étudions les opportunités qui se présentent en Europe et en Amérique du Nord » affirme Thierry Morin, patron de l'équipementier français, dans la Tribune. Le groupe se dit prêt à mobiliser deux milliards d'euros pour participer à la consolidation du secteur. Confronté à la forte hausse du coût des matières premières, Valeo peine à répercuter ces augmentations, en raison notamment de la faiblesse des géants malades, Visteon et Delphi, obligés de vendre à perte. L'équipementier affiche toutefois un bilan honorable, juge la Tribune, avec un chiffre d'affaires en hausse de 6,4 % au premier semestre à 5,31 milliards d'euros. Ses ventes aux constructeurs étrangers ont plus que compensé la demande atone des clients français. Le bénéfice opérationnel atteint 169 millions d'euros, sa progression de 6,3 % indique une marge de 3,2 % en ligne avec celle de l'an dernier. Le groupe a continué d'améliorer sa productivité puisque dans le même temps ses effectifs, 71 100 salariés, ne progressaient que de 0,9 %. Une performance globale, particulièrement en comparaison avec les difficultés de Faurecia, saluée par une hausse de 8,61 % de son cours de bourse.

    BP encaisse et va changer de patron
    « Ce doit être irritant d'annoncer un profit trimestriel de plus de 6 milliards de dollars et que le seul commentaire soit, quand est-ce-que vous partez », persifle la Lex Column du Financial Times. Finalement, le directeur exécutif du groupe pétrolier, Lord John Browne, quittera ses fonctions fin 2008 après 13 années aux commandes. Le bénéfice record, 6,12 milliards de dollars, en hausse de 23 %, aura été quelque peu éclipsé par la polémique entourant le départ en retraite de son patron sur fond de conflit avec le président de BP, Peter Sutherland. Malgré une suite de catastrophes aux Etats-Unis et un recul de la production, l'envol des marges de raffinages en Amérique du Nord et la hausse des cours du brut ont tiré les résultats du pétrolier. Un niveau de profit qui sans grand mérite se contente de refléter la conjoncture, souligne les Echos. Les candidats sont nombreux mais la promotion se fera en interne, estime le quotidien saumon, ne serait-ce que parce qu'il n'existe guère sur le marché de dirigeants capable de manager une firme de cette importance. Une entreprise qui attire une livre sur six investies par les fonds de pensions britanniques et un dollar sur cinquante par les fonds de pension américains.

    Production record de BHP Billiton
    L'insatiable voracité du dragon chinois continue de tirer les résultats de BHP Billiton le premier producteur mondial de commodités, rapporte le Financial Times. Si la production pétrolière du groupe anglo-australien est en recul - en raison des cyclones du Golfe du Mexique -, sa production de métaux ferreux et non-ferreux a battu de nouveaux records. Pour le 2ème trimestre 2006, la production de minerai de fer est en hausse de 3 %, celle de cuivre de 16 % et celle de nickel de 31 %. Le mois prochain, le géant minier devrait pouvoir annoncer une progression de son bénéfice annuel de 6,5 milliards de dollars l'an dernier à plus de 10 milliards cette année, estime le Wall Street Journal. Ces annonces arrivent dans un climat de forte volatilité des cours des métaux non-ferreux. Cependant, BHP Billiton vient d'avertir que le coût de mise en service de deux sites majeurs d'extraction et de production de nickel devrait dépasser de plus de 30 % leur coût initial. Une nouvelle qui confirme l'élévation des coûts de production des non-ferreux et qui devrait relever le plancher des cours à long terme.


    Daniel KRAJKA,

    A demain avec Carine !

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