Du mardi 18 juillet 2006

  • Bercy aux petits soins pour les consommateurs.
  • Le néerlandais Philips retrouve du lustre.
  • Gaz de France doit être plus flexible.
  • Malgré le rachat de Chiron, Novartis affiche un bon 2e trimestre.
  • Vivendi raye son nom des candidats a
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    Bercy aux petits soins pour les consommateurs.

    Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances, présentera à la rentrée une batterie de mesures destinées à renforcer la protection des consommateurs. Selon Les Echos, l'avant projet comprendrait 29 articles sur des sujets comme la publicité mensongère, les renseignements téléphoniques, les problèmes avec les banques ou les contrats d'assurance, ou les services après-vente et les crédits immobiliers. Le texte contiendra également un volet sur les soldes, mais il semble que la réforme ne sera pas très ambitieuse. L'idée d'une multiplication des périodes dans l'année semble avoir été abandonnée, tandis que le schéma actuel pourrait être reconduit. Pour autant, une mesure qui fait débat, et notamment au Medef, figurera bien dans le projet, il s'agit des actions collectives, les "class actions" qui existent aux Etats-Unis et permettent à des groupes de consommateurs de saisir la justice contre les pratiques abusives de certaines entreprises. Luc Chatel, député UMP et auteur de la proposition de loi, s'en explique dans un entretien au quotidien.

    Le néerlandais Philips retrouve du lustre.
    Le groupe d'Eindhoven a publié hier des résultats conformes, voire supérieurs aux attentes pour le deuxième trimestre, rapporte Les Echos. Hors éléments exceptionnels, le résultat net progresse de 30% à un peu plus de 300 millions d'euros, tandis que le chiffre d'affaires s'est apprécié de 10% à 7,6 milliards. Les principaux secteurs sont en hausse, à l'exception de l'électronique grand public. Selon le patron Gerard Keisterlee, le recentrage du groupe sur la santé, le mode de vie et les technologies commence à porter ses fruits. Le conglomérat batave a dépensé plus de 3,5 milliards d'euros en acquisitions dans les dernières années, pour se renforcer dans le médical, les appareils domestiques et l'éclairage : des secteurs qui génèrent une meilleure profitabilité que l'électronique grand public ou les semi-conducteurs et qui sont moins cycliques. Le groupe prévoit de se séparer de cette activité dans les composants électroniques, soit en la vendant à des investisseurs, soit en l'introduisant en bourse.

    Gaz de France doit être plus flexible.
    Dans les sujets d'été qui fâchent quelque peu, tant dans les rangs de la majorité que dans ceux des organisations syndicales, la privatisation de GDF en vue d'une fusion avec Suez, tient une bonne place. Thierry Breton, ministre de l'Economie et des Finances, revient sur le sujet dans un entretien au Figaro. Il estime qu'il n'y a pas d'alternative à l'ouverture du capital de Gaz de France. L'hôte de Bercy va consacrer une partie de l'été à tenter de convaincre les parlementaires, arguant que GDF doit participer à la consolidation de son secteur, tout en gardant sa solidité financière. Il pense que seule une plus grande flexibilité dans son capital peut lui donner les moyens de se développer efficacement. Le ministre reste sur un schéma avec une participation de l'Etat fixée à 34 %, avec une action spécifique pour protéger les intérêts publics. Il aura fort à faire avec une partie de sa majorité, mais également avec l'opposition, totalement opposée au projet et qui menace de déposer des milliers d'amendements lors de la discussion à l'assemblée.

    Malgré le rachat de Chiron, Novartis affiche un bon 2e trimestre.
    Le groupe pharmaceutique a présenté hier ses résultats du deuxième trimestre. A 9,2 milliards de dollars, le suisse enregistre une hausse de 18% de son chiffre d'affaires. « Cette performance s'explique en partie par des acquisitions, mais aussi par le succès des médicaments anticancéreux Glivec et Femara ou de l'antihypertenseur Diovan, dont les ventes progressent de plus de 20 % » explique Les Echos. Pourtant, la progression du bénéfice net (+4%) a été modérée par le coût du rachat de Chiron, acquis en avril dernier. L'intégration du fabricant de vaccins américain a coûté à Novartis 262 millions de dollars au deuxième trimestre. La Tribune relève qu'il s'agit d'un « incident de parcours » mais que les ventes du groupe ont été « supérieures aux attentes ». Même si Novartis a revu à la hausse ses prévisions de vente sur 2006, son prochain défi reste de réussir le lancement de ses futurs médicaments. Le groupe a reconnu « que la baisse des prix des médicaments en Europe, au Japon et en Chine pèserait sur le résultat au second semestre » mais se montre plutôt optimiste concernant sa rentabilité 2007.

    Vivendi raye son nom des candidats au rachat de Pages Jaunes.
    Les offres pouvaient être déposées jusqu'à dix-huit heures hier mais finalement Vivendi s'est mis hors course. Le groupe de médias et de télécommunications renonce à l'acquisition de Pages Jaunes, qui appartient à 54% à France Télécom. Motif évoqué : « le niveau élevé de prix ». La valeur boursière de la société d'annuaires est aujourd'hui estimée à 6,7 milliards d'euros. « Tant qu'il fallait restructurer l'entreprise, le conseil et le directoire étaient d'accord. Mais le passage à l'étape suivante, qui consiste à élaborer une stratégie d'investissement, est plus difficile car chacun a ses idées » déclare dans La Tribune, Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi.
    L'appel de France Telecom au rachat, le 7 juin dernier, avait été entendu, puisqu'une dizaine de candidats ne cachaient pas leur intérêt pour l'opération. Pourtant, plusieurs se sont retirés et il risquerait de ne rester qu'une offre ferme. Avec 47 milliards d'euros de dette, France Telecom aurait besoin de liquidités.

    A demain !
    Didier RAGU

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