Du lundi 20 mars 2006

  • CPE : Villepin rejette l'ultimatum
  • Suez et GDF s'expliquent à Bruxelles
  • Pas de loi « anti-Mittal » au Luxembourg
  • Schering prépare sa défense
  • Laurence Parisot vend son entreprise
  • GM rehausse ses pertes de 2 milliards de dollars
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    CPE : Villepin rejette l'ultimatum
    Tous vos quotidiens s'interrogent aujourd'hui sur le conflit qui oppose gouvernement, syndicalistes et jeunes. Samedi, 500 000 à 1,5 million de personnes, selon les décomptes de la police et des organisateurs, ont défilé dans toute la France, banderoles à la main. « Et maintenant ? », s'interroge la Tribune, « le bras de fer sur le contrat première embauche est en train de tourner à l'impasse », constate les Échos. D'un côté les manifestants affichent leur détermination d'aller jusqu'au bout pour obtenir le « retrait » du texte et ont laissé jusqu'à ce soir au gouvernement pour « bouger », faute de quoi ils retourneront dans la rue. De l'autre, le Premier ministre a exclu hier un retrait pur et simple tout en multipliant les appels au dialogue. « Parier sur le délitement et maintenir le CPE est irresponsable », juge Libération, qui, prenant le parti des foules, affirme qu'une « réforme incomprise par le plus grand nombre est toujours mauvaise ». Pourtant, « le CPE sera efficace », affirme Bernard Accoyer, Président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, dans une interview accordée aux Échos. Un avis partagé par 70 % des patrons de PMI-PME qui attendent que le gouvernement maintienne le CPE, selon un sondage de la Tribune. Mais, pas de quoi ébranler les manifestants, dont la fronde contre le gouvernement démontre, « s'il le fallait encore, l'immense difficulté qu'a la France à se réformer », conclut le Parisien économie.

    Suez et GDF s'expliquent à Bruxelles
    Gérard Mestrallet et Jean-François Cirelli, les Présidents de Suez et de Gaz de France, ont rendez-vous aujourd'hui, à Bruxelles, avec Neelie Kroes, la commissaire européenne à la Concurrence. Les deux dirigeants vont défendre la fusion des deux sociétés ; opération qui ne devrait pas se faire sans concession pour préserver un semblant de concurrence, notamment sur le marché belge. En effet, le nouvel ensemble contrôlerait outre-Quiévrain plus de 76 % des ventes et 85 % de la production d'électricité, ainsi que 77 % du marché gazier, calcule les Échos. C'est pourquoi, il faut « que d'autres concurrents rentrent sur le marché et que des activités soient vendues tant dans le gaz que dans l'électricité », affirme Guy Verhofstadt, le Premier ministre belge, dans les colonnes des Échos.
    Outre, la concurrence, la Commission européenne devra également se pencher sur le cas Enel, qui n'a pas renoncé à son OPA sur Suez et dont les dirigeants seront reçus demain par Neelie Kroes. Le groupe italien a accusé le gouvernement français d'être intervenu pour bloquer ses ambitions rappelle le Financial Times. Quoiqu'il en soit, « jusqu'ici je n'ai eu aucune notification officielle dans ce dossier ni de la part des français ni de qui que ce soit d'autres », précise la commissaire dans la Tribune. Elle se contentera donc aujourd'hui et demain « d'écouter les dirigeants de Suez, de GDF et d'Enel [...] et de recueillir des informations ».

    Pas de loi « anti-Mittal » au Luxembourg
    Les députés luxembourgeois ont rejeté vendredi les propositions d'amendement qui auraient pu faire échouer l'offre hostile lancée par Mittal sur Arcelor. Pour la Tribune, l'Assemblée du Grand-Duché a fait machine arrière par crainte d'apparaître trop partiale dans l'offre de Mittal sur Arcelor. « La commission ne souhaite pas interférer dans l'OPA actuelle », affirme en écho le Président de la commission des finances, Laurent Mosar, dans les Échos. « Le soulagement est réel dans le camp Mittal Steel, précise par ailleurs le quotidien, mais le danger n'est pas complètement écarté. » En effet, la commission des finances du Luxembourg rediscutera de certains points du projet de loi sur les OPA. « Un texte à haut risque pour Mittal Steel, conclut les Échos, car susceptible d'handicaper son opération. »

    Schering prépare sa défense
    Merck KgaA déposera officiellement son offre sur Schering en avril. Celle-ci « pourrait être relevée par rapport aux 77 euros par action envisagés initialement, croit savoir la Tribune, car Schering cotait encore à 82,54 euros vendredi ». Mais, la société pharmaceutique allemande se bat pour rester indépendante. Hubertus Erlen, son P-DG, affirme au Financial Times que le comité de direction reste opposé à l'offre. « Nous restons optimistes. Nous pouvons montrer à nos actionnaires que nous générerons de la valeur seul, précise-t-il dans les colonnes du quotidien saumon. Il y a de nombreuses mesures que nous pouvons prendre et que nous prendrons pour montrer dans les détails comment atteindre ce but. » Quoiqu'il en soit, « nous ne ferons rien qui puisse hypothéquer nos futurs succès », conclut le P-DG.

    Laurence Parisot vend son entreprise
    La Présidente du Medef, Laurence Parisot, vend l'entreprise familiale de menuiserie Optimum, quatre ans après l'avoir héritée de son père, rapporte les Échos. La transaction remonte à début mars. Elle est motivée par des « raisons personnelles » et son montant reste confidentiel. Depuis quelques mois, Optimum connaît des turbulences. Malgré la progression de 10 % de son chiffre d'affaires en 2005 (45 millions d'euros), son résultat net, déficitaire de 200 000 euros en 2004, se serait encore dégradé l'an passé. Pour les Échos, « cette cession est plus que symbolique ». En effet, en se portant candidate à la succession d'Ernest Antoine Seillière, Laurence Parisot avait mis en avant sa double étiquette : « un pied dans les services avec l'Ifop, un pied dans l'industrie avec Optimum ». Désormais, amputée de son membre industriel, la Présidente pourrait bien se trouver bancale au moment même où les tensions s'exacerbent entre les fédérations de services et de l'industrie au Medef.

    GM rehausse ses pertes de 2 milliards de dollars
    En janvier, General Motors (GM) avait confessé une perte nette de 8,6 milliards de dollars (7 milliards d'euros), au titre de l'année 2005. Un chiffre colossal pour le constructeur d'automobiles américain dont les parts de marché ne cessent de s'effriter aux États-Unis. Mais, comme si ce n'était suffisant, GM a été obligé de réviser en hausse de deux milliards de dollars ses pertes annuelles, qui atteignent finalement la bagatelle de 10,6 milliards de dollars. « Le constructeur avait mal compté, ironise la Tribune, le coût de sa restructuration en Amérique du Nord dépassent de 31 % le montant dévoilé en début d'année à 1,7 milliard de dollars. » Et, « les soucis ne s'arrêtent pas là, rajoute les Échos. Le constructeur automobile a également reconnu une accumulation d'irrégularités comptables, depuis 2000 ». Ces mauvaises nouvelles en rafale ont été fraîchement accueillies du côté de Wall Street où le titre, qui a déjà perdu la moitié de sa valeur l'an dernier, a encore cédé 4,9 %, vendredi.

    Test d'évacuation pour l'A380
    Le géant d'Airbus, l'A380, passera dimanche 26 mars, un test capital pour son futur : l'évacuation de 873 personnes en moins de 90 secondes. L'examen, qui sera réalisé dans un hangar de l'usine d'Airbus à Hambourg, sera observé par les officiels de l'European Aviation Safety Agency qui décerne les certifications pour le transport de passagers. Des membres de l'Administration fédérale de l'aviation américaine seront également présents. Ces tests sont critiques, affirme le Wall Street Journal, car ils détermineront le nombre légal de passagers autorisés à voler à bord de l'A380. Toutefois, les résultas ne seront pas connu avant plusieurs jours, le temps d'analyser les vidéos de l'évacuation, précise un porte-parole d'Airbus au Wall Street. Par ailleurs, l'exercice pourra être répété une semaine plus tard si besoin est. Une scénario qu'Airbus préfèrerait éviter.

    À demain,
    Bertrand BEAUTÉ



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