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Quotidien des Usines

Du lundi 19 juin 2006

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Publié le

Réunion de crise chez EADS Mestrallet met la pression sur le gouvernement Veolia renonce à Vinci Nissan réduit sa production L'indien UB n'a pas fait une croix sur Taittinger Pas de pénurie de produits raffinés affirment


Réunion de crise chez EADS
C'est à la une de tous vos quotidiens, une réunion au sommet a lieu aujourd'hui chez EADS pour tenter de sortir de la crise provoquée par les retards dans la fabrication de l'A380, les suspicions de délits d'initié et la chute du cours. Alors, « quelles conséquences vont tirer EADS et Airbus de la crise qu'ils viennent de connaître ? », interroge la Tribune. C'est là toute la question. Changement d'homme, de systèmes, d'organisation... « toutes les hypothèses sont sur la table », estime le quotidien.

« Avec une crédibilité sérieusement ébranlée, la direction de l'avionneur va devoir annoncer cette semaine les premières mesures pour désengorger les chaînes d'assemblage, accélérer son projet de réorganisation industrielle et repartir du bon pied dans le calendrier de l'A380 », avance d'ores et déjà les Echos. « Mais il faudra sans doute plus qu'un effet d'annonce pour voir le titre EADS reprendre son envol », poursuit le quotidien.

En effet, si les dirigeants continuent à clamer leur innocence, il faudra attendre les résultats des enquêtes de l'Autorité des marchés (AMF) et de son homologue allemande pour éclaircir cette affaire. En attendant, au sein même de l'entreprise les employés sont sceptiques quant à la défense de leurs dirigeants. « Tout le monde savait qu'on ne tiendrait pas les délais », explique l'un d'eux dans les colonnes de Libération. De quoi jeter un peu plus d'huile sur le feu.

Quoiqu'il en soit, Noël Forgeard, dont l'avenir à la tête d'EADS pourrait se révéler incertain, se veut serein. Dans une interview accordée à la Tribune, ce dernier affirme qu'EADS « peut sortir renforcé de cette crise » et nie tout délit d'initié.

En attenant, cette crise profite avant tout à Boeing puisqu'elle éclipse les problèmes du projet phare de l'avionneur américain, le B787, qui pourrait lui aussi connaître des retards de livraisons.

Mestrallet met la pression sur le gouvernement
« Gérard Mestrallet tape du poing sur la table », s'exclame la Tribune. Alors que le gouvernement se dirige vers un report de la privatisation de GDF à l'automne prochain, Gérard Mestrallet, le président de Suez adresse un avertissement à la majorité UMP : « Si le projet n'est pas engagé de façon irréversible à l'été, je me verrai obligé de me retourner vers mon conseil d'administration, sans attendre, pour lui recommander de chercher d'autres options afin de protéger l'avenir des 160 000 salariés du groupe, tout en gardant ma capacité d'initiative », a-t-il déclaré dans les colonnes du Journal du Dimanche. Un avertissement en forme de menace pour le gouvernement toujours divisé sur le sujet.

"Heureusement", « le gouvernement n'a toujours pas renoncé à mettre la fusion Suez-Gaz de France sur les rails, mais la voie est particulièrement étroite », estime les Echos. Pour sortir de l'impasse Thierry Breton envisagerait de scinder en deux le projet de loi, avance le quotidien. L'ouverture de marchés énergétiques serait examinée à l'Assemblée nationale et la privatisation au Sénat.

Mais, « Matignon ne fera rien sans l'assentiment des parlementaires », tempère le Figaro Économie. Pour trancher, une intervention de Jacques Chirac est attendue poursuit le quotidien. Dans l'attente la semaine s'annonce déterminante sur un sujet qui divise jusqu'aux syndicats. D'autant que  «s'il n'y a pas de majorité parlementaire pour voter aujourd'hui le projet de loi ouvrant la voie à ce rapprochement entre les deux groupes industriels, il n'y en aura pas davantage dans quelques mois », conclut la Tribune.

Veolia renonce à Vinci
« Nouvel échec cuisant pour Henri Proglio, le P-DG de Veolia Environnement », s'exclame la Tribune. En effet, cinq mois après sa tentative avortée de s'emparer de Suez avec l'italien Enel, Veolia renonce à Vinci, trois jours seulement après avoir manifesté son intérêt. Cet abandon est la conséquence de l'hostilité du management du groupe de BTP et de concession, empêchant une opération amicale, et surtout de « l'accueil glacial des marchés », selon l'expression des Echos. En effet, dès le début de l'opération, Xavier Huillard, directeur de Vinci, s'est opposé à cette tentative de prise de contrôle de son groupe, soutenu par son nouveau président Yves-Thibault de Silguy. Par ailleurs, la réaction très négative des marchés -en cinq jours, le titre a perdu 14,7 %, à 36,82 euros-, a fini par faire vaciller la conviction d'Henri Proglio. Pour Vinci, c'est une petite victoire après le départ mouvementé d'Antoine Zacharias. Mais, l'avenir du groupe n'est pas sans risque. « Un autre groupe, français ou étranger, pourrait être tenté de s'introduire dans la brèche ouverte par Veolia », conclut le Figaro Économie.

Nissan réduit sa production
« Nissan traverse une mauvaise passe », rappelle la Tribune. En effet, le partenaire de Renault affiche depuis plusieurs mois des résultats en berne sur son marché intérieur (-20,4 % en mai et -17,7 % sur cinq mois). Conséquence : le constructeur a annoncé vendredi une diminution de sa production dans deux de ses usines au Japon. Selon le quotidien Nihon Keizai, les volumes de fabrication de l'usine d'Oppama ont été ainsi réduits de 10 %. Déjà en avril, le groupe avait annoncé une diminution de 21 % de sa production mondiale à 210 175 véhicules, et de 10 % sur le quadrimestre. Ces chiffres sont d'autant plus inquiétant pour le constructeur que, dans le même temps, ses concurrents nippons, Toyota et Honda, se portent plutôt bien. Si la situation de Nissan est mauvaise au Japon, elle ne se révèle guerre meilleure sur le marché de l'Oncle Sam. Ses volumes y ont également plongé de 20 % en avril, avec six jours de chômage technique entre avril et juillet afin de réduire les stocks. Ces mauvais résultats sont le fruit d'une gamme où il manque cruellement de mini-véhicules, pour le marché japonais, et où aux Etats-Unis, les investissements massifs réalisés par Carlos Ghosn dans le secteur des gros 4x4, se heurtent de pleins fouets à la hausse des carburants.

L'indien UB n'a pas fait une croix sur Taittinger
La vente de Taittinger n'est pas encore réglée. En effet, révèle la Tribune, après avoir renoncé à s'emparer des Champagnes Taittinger, « à cause notamment de l'émotion provoquée par ses manifestations d'intérêt », l'indien United Breweries aurait posé sur la table 15 millions d'euros pour acquérir le vin Saumur Bouvet-Ladubay, dans le giron de Taittinger depuis 1974. Cette maison de la vallée de la Loire a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires en hausse de 2 % à 12,3 millions d'euros et vendu plus de 3 millions de bouteilles. L'arrivée d'un investisseur étranger pourrait lui permettre de se développer davantage en doublement ses ventes d'ici cinq ans, en s'ouvrant les marchés asiatiques et anglais. Pour UB, numéro trois mondial des spiritueux, cette acquisition serait l'occasion  d'entrée sur le marché des vins de haute qualité. Reste que, du côté du vendeur, l'américain Starwood Capital, qui lors de la vente du Champagne Taittinger au Crédit Agricole Nord-Est avait conservé une option pour vendre cet actif séparément, on affirme que rien est fait.

Pas de pénurie de produits raffinés affirment les pétroliers
Les patrons de l'industrie pétrolière affirment qu'il n'y a pas à craindre un manque de capacités de raffinage, rapporte le Financial Times. Pourtant, le cours du brut se maintient autour des 70 dollars le baril alors que les réserves sont au plus haut depuis 20 ans, indiquant qu'il n'y a pas de pénurie. Pour les analystes interrogés par le quotidien saumon ce haut niveau de prix reflète les tensions existants sur le marché des produits raffinés. Selon Merrill Lynch, en particulier, les raffineries ne seront pas capables de traiter le brut supplémentaire nécessaire pour répondre à la demande au cours des 18 prochains mois. Au contraire, pour les géants du secteur, ExxonMobil, BP et Royal Dutch Shell il n'y a pas de pénurie de capacité de raffinage. Ils craignent même à terme un excès de capacité et se contentent d'augmenter les capacités de raffineries existantes plutôt que d'investir dans de nouveaux projets.

A demain !
Bertrand BEAUTÉ

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