Du lundi 17 juillet 2006

  • Le Liban flambe et le prix du baril de pétrole aussi.
  • Airbus veut sortir des turbulences avec son nouvel A 350.
  • Succession ouverte chez bioMérieux avec la disparition de Christophe Mérieux.
  • Casse-tête financier pour Smoby Majorette en d
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    Le Liban flambe et le prix du baril de pétrole aussi.

    Alors que les attaques israéliennes au Liban se sont gravement intensifiées les derniers jours, le prix du baril a battu, vendredi, le record historique des 75 dollars en grimpant jusqu'à 78 dollars. Les Echos voit « le baril de pétrole poussé vers les 80 dollars » tandis que La Tribune s'inquiète du rapprochement des 100 dollars qui durcirait les politiques monétaires. « Une mauvaise nouvelle pour l'économie mondiale ? » s'interroge le journal. L'analyse présentée tend à tempérer le danger. Les grandes banques centrales maintiendront leur politique de hausse des taux et les Etats-Unis réagiront bien assez tôt pour écarter le baril à 100 dollars.

    Airbus veut sortir des turbulences avec son nouvel A 350.
    Christian Streitt, le nouveau président de l'avionneur européen, va présenter aujourd'hui, au salon aéronautique de Farnborough (Angleterre), la version modifiée de l'appareil, lancée en 2005. L'avion, censé concurrencé le Boeing 787, peut prendre à son bord 250 à 300 passagers. Il remplacera l'A330 et l'A340, trop gourmand en kérosène. « Airbus n'avait pas d'autre choix que de lancer un programme entièrement nouveau et non un dérivé des deux modèles existants comme initialement envisagé » commente Les Echos. Le projet coûtera au constructeur près de 8 milliards d'euros, soit le double du budget de départ !
    Airbus a déjà obtenu un engagement de 14 clients, prêts à acquérir 182 appareils, dont le nouveau nom n'est pas encore défini. A350-800, A350-900, A350-1000 ou tout simplement A370 ? La Tribune rappelle que l'ancien coprésident, Noël Forgeard, avait déjà évoqué en juin qu'Airbus « s'orientait vers un nouveau modèle de famille d'avions ».
    Pour de premières livraisons prévues en 2012, le lancement industriel devrait intervenir dans les prochains mois. Entre le retard de l'A380 à gérer et la mise en place de la nouvelle équipe d'Airbus et d'EADS, Christian Streitt a fort à faire.
    A lire également dans La Tribune, l'interview de Dominique Perben, ministre des Transports, qui revient sur la récente crise traversée par EADS et les relations entre l'Etat et le groupe aéronautique.

    Succession ouverte chez bioMérieux avec la disparition de Christophe Mérieux.
    Le choc fut grand vendredi à l'annonce de la mort de l'héritier désigné du célèbre laboratoire lyonnais.
    A 39 ans, Christophe Mérieux a succombé à une attaque cardiaque dans la piscine de la propriété familiale. Médecin de formation et vice-président de la branche R&D de bioMérieux, il devait prendre la tête de la l'entreprise familiale dans deux ans. Son père, Alain, vient tout juste d'annoncer la semaine dernière la nomination de Stéphane Bancel, appelé à prendre la direction générale du groupe dès janvier 2007.
    « Que va-t-il se passer maintenant ? » demande Les Echos. L'entreprise centenaire va-t-elle demeurer dans le giron familial. Reste aujourd'hui à Alain Mérieux, qui avait déjà perdu un de ses trois enfants en juillet 1996, dans l'accident d'avion de la TWA, son fils cadet âgé de 30 ans. Alexandre, qui a travaillé dans une des filiales américains après une formation aux Etats-Unis dans une école de management, a rejoint il y a quelques mois, le siège de bioMérieux à Marcy-l'Etoile près de Lyon.

    Casse-tête financier pour Smoby Majorette en déficit.
    Le leader français du jouet voit rouge, notamment à cause des difficultés de Berchet qu'il a racheté l'an dernier. Sur son exercice 2005-2006, le groupe affiche une perte nette de 25,7 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 349 millions. « Il est envisageable de réaliser des cessions d'actifs peu stratégiques, des conversions d'obligations en actions ou même une augmentation de capital » déclare dans Les Echos, Jean-Christophe Breuil, président du directoire de Smoby-Majorette. Pour renouer avec l'équilibre, le fabricant de jouets va supprimer deux de ses six usines. Il se séparera de deux sites implantés dans le Jura, où travaillent 1 300 personnes. Jean-Christophe Breuil assure toutefois qu'il n'y aura pas de perte d'emplois. « Berchet sera désormais exploitée en location-gérance pour fusionner à terme avec Smoby » précise La Tribune. Jusqu'à la fin de l'année, le groupe se lance dans une « réflexion marketing » pour proposer dès Noël 2007, des produits plus marqués en entrée et en haut de gamme.

    Renault-Nissan et GM vont étudier leur alliance en 90 jours.
    Après leur rencontre de vendredi soir à Detroit, les trois constructeurs ont annoncé qu'ils se donnaient moins de trois mois pour examiner leur éventuelle association. Pour Le Figaro, « Carlos Ghosn a gagné la première manche. Il a poussé son homologue américain à accepter l'étude d'un dossier d'alliance ». Kirk Kervorian, le patron de General Motors rêve que Renault-Nissan prenne une participation de 20% dans le constructeur américain, et surtout, que leur cours de Bourse tire largement à la hausse. « Nous ne faisons pas une offre sur General Motors et nous ne voulons pas en faire une, pour la bonne et simple raison que nous n'essayons pas d'acquérir quoi que ce soit » assure Carlos Ghosn. Le dirigeant de Renault-Nissan insiste même qu'il n'a aucunement l'intention de diriger une troisième société. Les rapports entre les trois constructeurs automobiles ont donc l'air bien clairs et sains ! Dans ce contexte, « Toyota envisagerait une alliance avec GM ». La Tribune revient sur une déclaration parue dans Business Week samedi. Le Japonais craint, en effet, une alliance qui ferait naître un géant qui mangerait 24% du marché mondial.

    A demain !
    Carine SAI

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