Du jeudi 20 juillet 2006

  • Bruxelles met fin aux avantages fiscaux des holdings au Luxembourg.
  • Une réforme du Code des marchés publicsen faveur des PME.
  • Disney se restructure et réduit ses activités dans le cinéma.
  • Pas d'avis motivé des syndicats pour la vente du

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Bruxelles met fin aux avantages fiscaux des holdings au Luxembourg.Finies les exonérations fiscales pour les holdings installés au Luxembourg ! C'est la décision prise hier par la Commission européenne mais la mesure ne sera totalement effective qu'à la fin 2010. La loi, créée en 1929, accorde des exonérations aux fournisseurs de certains services financiers. Bruxelles juge l'interdiction de ce système « indispensable pour restaurer un équilibre et une concurrence équitable sur le marché européen des services financiers ».
Les holdings, estimés au nombre de 13 000 en 2003, laisseraient place de plus en plus fréquemment au Soparfi, société de participation financières. Les Echos explique : « ces Soparfi sont soumises à l'impôt sur le revenu, pour échapper aux griefs de Bruxelles, mais continuent à bénéficier d'uns fiscalité avantageuses mise en place par le Luxembourg pour les sociétés ». D'après un avocat interrogé par le journal, l'impact de la disparition du régime des holdings, dit « H29 », sera « limité » et n'enlèvera pas l'attrait du Luxembourg. La mesure vise en premier à « supprimer dans l'Union les outils qui permettent la fraude fiscale et/ou le blanchiment d'argent.

Une réforme du Code des marchés publicsen faveur des PME.
Le ministre de l'Economie et du Premier Ministre souhaitait « réserver une part des marchés publics » au PME, voilà qui va être fait. Un décret, annoncé depuis six mois, va enfin paraître et sera applicable à partir du 1er septembre, pour notamment, ne plus imposer l'allotissement des marchés. La Tribune revient sur les 5 points phares de la réforme. Même si ce léger changement permettra de donner un coup de pouce aux PME pour accéder aux commandes publiques, rien n'est moins sûr pour la mise en place d'un quota. « Le gouvernement est conscient que la situation doit évoluer et nous l'encourageons à plaider notre cause auprès de l'OMC, dont le feu vert est nécessaire avant d'instaurer des quotas qui obligeraient les pouvoirs publics à réserver une parties des marchés aux PME » déclare Jean-François Roubaud, président de la CGPME, dans une interview au quotidien.

Disney se restructure et réduit ses activités dans le cinéma.
La souris aux grandes oreilles veut se faire plus petite à Hollywood. Afin de réduire ses pertes d'argent, Disney produira moins de films chaque année. De 18 films par an, il n'en produira plus qu'une douzaine sous les labels Disney et Touchstone, en se concentrant sur les succès comme Pirates des Caraïbes. D'ailleurs, le second volet, récemment sorti aux Etats-Unis, bat déjà des records avec 380 millions de dollars de recettes engrangés.
Le groupe américain supprimera 650 emplois dans le monde, soit 20% de ses effectifs dans la branche cinéma, pour économiser quelque 100 millions de dollars. La Tribune souligne que l'activité des studios est la moins rentable de Disney. « Sur la première moitié de l'exercice 2006 (octobre à mars), le chiffre d'affaires global à 3,8 milliards de dollars était en recul de 17% et le bénéfice net en baisse de 51% à 275 millions.

Pas d'avis motivé des syndicats pour la vente du Printemps.
A l'issue du comité central d'entreprise tenu hier, la direction et les syndicats ont dû reporter au 1er août la consultation sur la cession de la filiale de PPR. « Nous [NDLR : les syndicats] ne disposons d'aucun élément concret et chiffré concernant la politique financière, économique, commerciale et sociale des repreneurs » rapportent Les Echos. La direction assure pourtant le contraire. La vente du Printemps avait été annoncée le 20 juin, et devrait s'effectuer au profit de l'Italien Maurizio Borletti, patron des magasins La Rinascente, pour un montant de 1,075 milliard d'euros.
La Tribune relève, de cette 3e rencontre, la place confortée de l'actuelle P-DG, Laurence Danon, par les futurs propriétaires : « Nous faisons confiance au management en place. Aucune décision n'est prise pour le changer ». Selon le journal, elle aurait pourtant négocié son départ avec 2,5 millions d'euros d'indemnités.

Vers la baisse de prix des SMS en France.
Les envois de SMS coûteront-ils bientôt moins chers aux consommateurs français ? La décision de la Commission européenne le laisse présager. Selon La Tribune, l'Autorité de régulation des télépcommunications électroniques et des postes (Arcep) « peut adopter son projet de mesure finale », c'est-à-dire celui de fixer les tarifs de gros des SMS. Le prix moyen actuel du mini-message est de 4,3 centimes et pourrait baisser de 18 à 30%. Une bonne nouvelle pour les abonnés, mais pas pour les opérateurs, qui risquent d'y perdre des bénéfices. L'an dernier, en effet, plus de 12,7 milliards de textos ont été envoyés en France indique le journal. L'impact sur Bouygues Telecom, Orange et SFR reste cependant difficile à estimer. La question demeure de savoir comment les opérateurs vont-ils choisir de faire répercuter la baisse des tarifs et surtout parviendra-t-on un jour à un tarif unique pour tous ?

Carine Sai

A demain !

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